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Afrique : Le Conseil de sécurité appelle à mieux coopérer contre le trafic de drogues

Mardi 8 décembre 2009


 Afrique : Le Conseil de sécurité appelle à mieux coopérer contre le trafic de drogues

Communiqué de l’ONU, 8 décembre 2009

Le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé mardi la communauté internationale et les organismes des Nations Unies à intensifier la coopération avec les organisations régionales et sous-régionales dans la lutte contre le trafic de drogues en Afrique.

Dans une déclaration de la présidence du Conseil, assurée ce mois-ci par le Burkina Faso, le Conseil « invite le Secrétaire général à envisager d’institutionnaliser la question du trafic de drogues et d’en faire un facteur des stratégies de prévention des conflits, d’analyse des conflits, d’évaluation et de planification des missions intégrées et d’appui à la consolidation de la paix. »

Le Conseil « souligne à quel point il importe de mieux coordonner les activités de l’Organisation des Nations Unies, y compris la coopération avec INTERPOL ».

Lors d’une séance publique du Conseil sur la question, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a rappelé que ces dernières années, le trafic international de la drogue était devenu « une menace majeure pour la paix et la sécurité internationales » ; il a cité la situation en Colombie, en Afghanistan ou au Myanmar. Il a souligné que le trafic compromettait les efforts de consolidation de la paix en Afghanistan, en Haïti, en Guinée-Bissau ou en Sierra Leone.

Le caractère transnational de la menace signifie qu’aucun pays ne peut la combattre seul, a déclaré M. Ban, qui a estimé que la lutte contre ce fléau nécessiterait une volonté politique constante et des ressources importantes. Le Secrétaire général a prôné une démarche internationale globale fondée sur la responsabilité partagée des États. Ceux-ci doivent échanger leurs informations, mener des opérations conjointes, se prêter une assistance mutuelle et mettre en place de nouvelles capacités. Et si les Nations Unies fournissent un cadre d’action, notamment par le biais de conventions internationales, il faut que tous les États deviennent parties à ces instruments, a-t-il noté.

Pour sa part, Antonio Maria Costa, directeur exécutif de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), a constaté que si, dans le passé, l’Afrique avait souffert de diverses tragédies, elle avait été longtemps épargnée par le trafic de drogues et ses conséquences délétères. Il n’en va plus de même aujourd’hui : le continent est « attaqué sur plusieurs fronts » et est confronté non seulement au trafic proprement dit mais également à la production et à la consommation de la drogue, a-t-il observé.

Le directeur exécutif de l’ONUDC a insisté sur l’importance d’améliorer l’échange d’informations entre États, car le phénomène est d’abord transnational. Et, selon lui, « le seul moyen de démanteler les réseaux de trafiquants à ce niveau est de mettre en place des plates-formes d’échange, du type de ce que l’ONUDC a établi en Asie centrale, en Asie de l’Ouest et dans les pays du Golfe ».

 ONUDC : La production clandestine de drogues serait répandue en Guinée

Communiqué de l’ONU, 5 août 2009

L’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) s’est déclaré mercredi préoccupé par la diffusion des installations clandestines de fabrication de drogues en Guinée.

Telles sont les conclusions d’une mission sur le terrain menée par Interpol, l’ONUDC et le représentant spécial du Secrétaire général pour l’Afrique de l’Ouest, a rapporté la porte-parole du Secrétaire général, Michèle Montas, lors de son point de presse quotidien, au siège de l’ONU, à New York.

Parmi les preuves recueillies – qui sont parmi les plus fiables récoltées en Afrique de l’Ouest jusqu’à présent – se trouvent des outils utilisés pour la fabrication d’antibiotiques de contrefaçon, des substances nécessaires à la fabrication de l’ecstasy et des solvants utilisés pour produire de la cocaïne et de l’héroïne.

Dans son Rapport mondial sur les drogues 2009 publié le 24 juin dernier, l’ONUDC estimait que la production et la consommation de drogues de synthèse risquaient d’augmenter dans les pays en développement.

Concernant les drogues de synthèse – amphétamines, méthamphétamine et ecstasy, la consommation s’est stabilisée dans les pays développés. En revanche, dans les pays en développement, on craint une augmentation probable de la production et de la consommation, même si les données sont limitées, concluait le rapport.

 ONUDC : La consommation de drogues de synthèse risque d’augmenter dans les pays en développement

Communiqué de l’ONU, 24 juin 2009

Tandis que les marchés mondiaux de la cocaïne, des opiacés et du cannabis sont stables ou en régression, la production et la consommation de drogues de synthèse risquent d’augmenter dans les pays en développement, indique le Rapport mondial sur les drogues 2009, lancé mercredi par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC).

De façon générale, expliquent les auteurs du rapport, la culture de l’opium en Afghanistan, qui représente 93 % des cultures mondiales d’opium, a accusé un recul de 19 % en 2008. La Colombie, qui produit la moitié de la cocaïne dans le monde, a vu sa culture baisser de 18 % et sa production accuser une régression vertigineuse de 28 % par rapport à 2007.

“Les efforts menés à l’échelle internationale portent leurs fruits”, a déclaré le directeur exécutif de l’ONUDC, Antonio Maria Costa, au cours du lancement de ce rapport. En Afrique de l’Ouest, la diminution des saisies semble refléter des flux de cocaïne moins importants après cinq années de croissance rapide.

Cependant, la violence et l’instabilité politique liées à la drogue continuent, en particulier en Guinée-Bissau. « Tant qu’il y aura une demande de drogues, les pays faibles seront toujours la cible des trafiquants. Si l’Europe veut réellement aider l’Afrique, elle devrait réduire son appétit pour la cocaïne », a-t-il ajouté.

Concernant les drogues de synthèse – amphétamines, méthamphétamine et “ecstasy”, la consommation s’est stabilisée dans les pays développés. En revanche, dans les pays en développement, on craint une augmentation probable de la production et de la consommation, même si les données sont limitées. La consommation de Captagon (amphétamine) est montée en flèche au Proche et au Moyen- Orient.

« Ce qui autrefois était une industrie artisanale est devenu une activité économique importante », indique le rapport établi pour la Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues (le 26 juin), qui précise, en outre, que « certains pays de l’Union européenne sont les principaux fournisseurs d’“ecstasy” ».

- Le site de l’UNODC (United Nations Office on Drugs and Crime) : http://www.unodc.org/
- Rapport mondial sur les drogues 2009 : télécharger le Résumé analytique en français (pdf 24 pages, 1,2 Mo).

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