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Dimanche 26 mai 2019

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Introduction

Développement durable et solidarité internationale

2008

Introduction d’Yveline Nicolas, Adéquations, au livre pédagogique "Développement durable et solidarité internationale".


On reproche parfois aux documents de vulgarisation du développement durable leur aspect « catalogue » à la fois de problèmes catastrophiques et de bonnes intentions théoriques pour les résoudre... Au moins ce caractère foisonnant témoigne-t-il de la capacité de l’approche DD à susciter le débat, voire la critique. Le développement durable s’élabore en direct, au sein de contradictions, d’intérêts divergents ou convergents d’acteurs publics et privés, d’incertitudes scientifiques...

Son succès tient au fait que le développement durable s’interprète de multiples façons selon les positionnements et les objectifs des acteurs, mais aussi qu’il peut proposer à la fois des perspectives politiques et un ensemble de principes qu’il est possible de traduire dans des méthodologies concrètes.

Introduisant des notions qualitatives et éthiques, les démarches de DD bousculent certaines catégories, comme la confusion persistante entre croissance économique et développement, la mesure des richesses par le PIB qui peut augmenter alors même que le capital naturel, social, démocratique, culturel diminue. Les notions d’ « empreinte » et de « dette » écologiques questionnent le « mal développement » du Nord. Depuis les années 70, les capacités biologiques de la planète sont dépassées par le système industriel de production et de consommation et le changement climatique en cours fragilise les pays les plus défavorisés, particulièrement dans la zone intertropicale. La meilleure façon d’être solidaire du « Sud » ne serait-elle pas alors de repenser le développement du Nord, ainsi, en diminuant la consommation d’objets polluants au profit de la culture et de services qui recréent du lien social ? Les Suds n’ont-t-ils pas des « avantages comparatifs » pour faire la transition vers leurs propres modes de développements durables ?

Le format de ce livret ne permettant pas des différenciations précises, nous utilisons en raccourci les termes Nord et Sud, tout en sachant que le Sud est aussi dans le Nord et le Nord dans le Sud et que les équilibres économiques, sociaux, écologiques de la planète sont de plus en plus déterminés par plusieurs pays « émergents ». En somme, indépendamment de la géographie, « Nord » tend à renvoyer au pays, à la région, à la personne qui est riche, en capacité de faire des choix et d’influer sur le mode de développement mondial et « Sud » à ceux qui sont pauvres, sans pouvoir politique et à la marge d’un actuel processus de mondialisation.

Quoiqu’il en soit, la protection des équilibres et des ressources naturelles n’a de sens que dans le cadre d’un objectif d’équité entre pays riches et pauvres. De la même façon, la solidarité et la coopération gouvernementales ou menée par des organisations de la société civile, doivent désormais intégrer l’horizon des risques, l’adaptation aux catastrophes climatiques et la crise prochaine des énergies fossiles.

Complémentaires, les démarches de « l’éducation au développement et à la solidarité internationale » et celles de « l’éducation relatives à l’environnement » sont cruciales pour sensibiliser aux nouveaux enjeux et favoriser des changements de comportements collectifs et individuels.

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