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Sport, développement durable, objectifs du millénaire, droits humains et paix

Dimanche 29 juillet 2012


 Contre la traite des êtres humains sur fond de Jeux olympiques

Communiqué de l’Organisation internationale du travail, 27 juillet 2012

Tandis que les foules se pressent à Londres pour les Jeux olympiques, des boîtes géantes charment le passant qui, à l’intérieur, découvre l’horreur de la traite des êtres humains. Ces installations visent à sensibiliser à un délit qui, d’après les chiffres de l’OIT, fait plus de 20 millions de victimes.

GENÈVE (OIT Info) – Les passants qui se pressent dans les rues de Londres pour les Jeux olympiques passeront peut-être devant des boîtes-cadeaux géantes aux couleurs vives promettant une vie meilleure, mais dont l’intérieur dévoile la dure réalité de la traite des êtres humains.

Ces installations d’art font partie de la campagne Gift Box en vue de sensibiliser à la traite des êtres humains, un délit qui n’épargne aucun pays du monde.

La face extérieure des boîtes arbore des couleurs vives et toutes sortes de promesses, – « Gagne plus d’argent et soutiens ta famille ». L’intérieur, noir et blanc, affiche des visages de victimes, leurs récits, et des informations sur la traite des êtres humains.

À l’heure où des milliers d’athlètes partent décrocher l’or en Angleterre, Gift Box écrit sur son site Internet : « chaque minute, chaque heure, chaque jour, des hommes, des femmes et des enfants sont contraints de parcourir le monde pour enrichir un tiers : ces victimes de la traite valent de l’or. »

« Nous nous devons de profiter de ces 30e olympiades pour alerter le monde sur l’existence de ce crime abominable ; et inciter les visiteurs qui arrivent dans la métropole pour les Jeux – et résident dans des milliers d’autres villes et métropoles – à prendre conscience de ce délit et à l’arrêter. »

Trois personnes sur 1 000 sont victimes du travail forcé

Selon l’Estimation du travail forcé dans le monde (2012) de l’OIT, près de 21 millions de personnes sont victimes de travail forcé à travers le monde, sous l’effet de la contrainte ou de la tromperie, et incapables de se libérer du piège.

La plupart des formes de la traite des êtres humains s’apparentant au travail forcé, l’Estimation saisit parfaitement l’étendue de cette traite aux fins de travail ou d’exploitation sexuelle – vue par beaucoup comme l’esclavage des temps modernes.

Il ressort de l’Estimation qu’environ 3 personnes sur 1 000 dans le monde se retrouvent, à un moment ou à un autre, victimes de travail forcé.

Si 90 pour cent des victimes sont exploitées par des particuliers et des entreprises privées, 10 pour cent sont réduites au travail forcé par l’Etat ou par des factions militaires rebelles, ou emprisonnées dans des conditions qui violent les normes fondamentales de l’OIT. Au total, l’exploitation sexuelle représente 22 pour cent des victimes et l’exploitation du travail le reste, soit 68 pour cent.

Selon Beate Andrees, qui dirige le Programme d’action spécial de l’OIT pour combattre le travail forcé, « les poursuites contre les individus qui infligent tant de souffrances à tant de personnes restent inefficaces et inadéquates. Cela doit changer. Nous devons veiller à ce que le nombre des victimes n’augmente pas en cette période de crise économique qui rend de plus en plus de personnes vulnérables à ces pratiques illicites. »

PNG La campagne Gift Box est l’œuvre commune du groupe activiste STOP THE TRAFFIK et Initiative globale pour combattre la traite des êtres humains (UN.GIFT). Cette dernière a été constituée par l’OIT et d’autres institutions spécialisées de l’ONU, ainsi que l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

 Le deuxième forum de l’ONU sur le sport, la paix et le développement, Genève, mai 2011

Communiqué de l’ONU, 10 mai 2011

La seconde édition du Forum international sur le sport, la paix et le développement s’est ouverte mardi dans les quartiers généraux de l’ONU à Genève, et se poursuivra jusqu’à mardi.

Des personnalités clés du mouvement pour le sport, le développement et la paix seront présentes, défendant l’idée que le sport est un catalyseur d’énergies permettant d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement et de développer une culture de paix.

« Il ne nous reste que quatre ans avant d’atteindre la date butoir des objectifs du Millénaire pour le développement. Le temps presse. Le sport a prouvé qu’il était un outil puissant pour atteindre ses objectifs. Aujourd’hui, nous disposons d’un ensemble de preuves, sur le terrain, montrant que le sport est un moteur du changement social », a annoncé le Conseiller spécial du Secrétaire général pour le sport au service du développement et de la paix, Wilfried Lemke lors de son discours introductif.

Les objectifs du Millénaire pour le développement visent à promouvoir le développement des pays les plus pauvres grâce à un partenariat international associant les gouvernements, le secteur privé et la société civile.

« C’est exactement ce que nous faisons dans le cadre de ce forum », a expliqué Mr. Lemke, à la tête du bureau des Nations Unies pour le sport au service du développement et de la paix basé à Genève.

« Comme dans le sport, le travail d’équipe est à l’origine du succès et nous devons continuer à travailler ensemble, au sein d’un même mouvement, afin de rendre notre monde plus équitable, plus sûr, un endroit viable sur le long terme, grâce au sport », a-t-il ajouté.

Lors du forum, des sessions sont organisées afin de réfléchir à comment intégrer le sport dans les missions de maintien de la paix de l’ONU, comment faire du sport un exemple pour résoudre des conflits, ou encore pour promouvoir une éducation physique de haut niveau accessible à tous les enfants.

Mardi, le Président du Comité olympique international Jacques Rogge, le Président de Hongrie et membre du Comité olympique international Pal Schmitt se sont également exprimés. Mercredi, le Secrétaire général Ban Ki-Moon s’exprimera à son tour devant les participants au forum.

 Les recommandations du premier Forum international sur le sport, la paix et le développement

Lausanne, les 7 et 8 mai 2009
http://multimedia.olympic.org/pdf/fr_report_1431.pdf

Les représentants du Comité International Olympique (CIO), placés sous la conduite de son président, les délégués des Nations Unies, menés par Wilfried Lemke, conseiller spécial du secrétaire général des Nations Unies pour le sport au service du développement et de la paix, les représentants des Fédérations Internationales de sport (FI), des Comités Nationaux Olympiques (CNO) du monde entier, du Comité International Paralympique (IPC), des organisations non gouvernementales (ONG) et du milieu universitaire sont convenus de :

1. souligner l’importance de ce premier Forum sur le sport, la paix et le développement, qui réunissait pour la première fois, sous les auspices du CIO, des représentants du Mouvement olympique, des Nations Unies, des ONG et du milieu universitaire afin d’évoquer et d’analyser ces thèmes qui revêtent une importance grandissante pour le développement du sport au sein de la famille olympique. Les participants ont également mis l’accent sur la contribution du sport à l’instauration de la paix et au développement, de la lutte contre la violence à l’aide humanitaire en passant par la construction sociale à long terme. Le rôle du sport dans le cadre de l’édification de la paix est toujours étroitement lié à l’action des autorités gouvernementales, dont l’importance doit être soulignée ;

2. encourager la coopération avec le Mouvement olympique et ses partenaires, partout où cela est possible, afin de multiplier les initiatives visant à utiliser les programmes sportifs et récréatifs pour surmonter les obstacles de plus en plus nombreux auxquels le monde doit faire face sur le plan de la santé, qu’il s’agisse d’obésité, de mauvaise nutrition ou de maladies ;

3. mettre l’accent sur l’engagement du Mouvement olympique à contribuer, par tous les moyens possibles, à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement des Nations Unies grâce au sport, catalyseur de paix et de développement ;

4. souligner l’engagement du Mouvement olympique à utiliser son influence afin d’obtenir le soutien des dirigeants politiques, communautaires et de la société civile dans le but de lancer des initiatives axées sur le sport et les loisirs, pour promouvoir la paix, le développement et l’intégration des programmes de sport et de loisirs dans tous les établissements scolaires, en veillant, le cas échéant, à ce que ces établissements fassent appel à la famille olympique, aux groupements communautaires, aux fédérations de sport, aux autorités gouvernementales et aux clubs locaux pour exploiter au maximum les perspectives qui s’offrent en termes d’activités sportives et physiques ;

5. réitérer le soutien du Mouvement olympique au dialogue entre les nations et les individus afin de contribuer à l’éradication des préjugés, d’encourager la compréhension mutuelle et d’oeuvrer pour la dignité de tous les peuples ;

6. donner la priorité à la défense de la cause féminine dans et par le sport, en s’efforçant d’offrir aux femmes des chances égales de s’investir dans la compétition sportive, l’administration du sport et l’entraînement, et de considérer l’égalité des chances comme un droit humain fondamental ;

7. Reconnaître que le Mouvement olympique doit oeuvrer à la promotion de la paix à travers l’activité de la Fédération Internationale pour la Trêve Olympique (FITO) et la Trêve olympique.

8. Demander au CIO, ainsi qu’au bureau du conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le sport au service du développement et de la paix, de créer un groupe de travail chargé d’examiner les moyens d’assurer, entre la famille olympique et toutes les organisations actives dans le domaine du sport, du développement et de la paix, un échange complet d’informations, de compétences et d’expériences dans le but d’identifier les meilleures pratiques internationales, et de rendre compte de ses travaux à la commission des relations internationales avant le 30 septembre 2009.

9. Recommander au CIO d’étudier en détail le contenu des interventions faites durant le Forum international sur le sport, la paix et le développement, les résultats et les conclusions qui en ont été tirés, et dans la mesure du possible, de les soumettre à l’examen du comité de rédaction du Congrès olympique de 2009 à Copenhague en préparation dudit événement.

10. Veiller, chaque fois que la famille olympique est engagée dans des programmes en faveur du développement et de la paix, à ce que les intérêts des personnes souffrant de handicap soient pleinement pris en compte, reconnus et intégrés dans les programmes correspondants.

11. Appeler les Comités Nationaux Olympiques et les Fédérations Internationales de sport à prendre les devants en matière de promotion de la paix et de la compréhension et, à cette fin, concevoir, mettre en oeuvre et soutenir des programmes tirant parti du potentiel du sport.

12. Reconnaître que ce premier Forum, qui a servi surtout à examiner la situation actuelle, doit constituer une première étape vers d’autres éditions à renouveler périodiquement, à un intervalle d’au moins deux ans.


 Le Programme des Nations unies pour l’environnement aidera à rendre plus "verts" les jeux olympiques de Sochi

Communiqué de l’ONU, 10 juin 2009

Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) a signé un accord avec les organisateurs russes des Jeux olympiques de Sochi avec de les rendre plus respectueux de l’environnement.

« Je suis sûr que l’accord signé le 5 juin garantira que la préparation des Jeux de Sochi 2014 permettra de grandes avancées pour la protection environnementale de la ville de Sochi et de la région de Krasnodar », a déclaré un responsable du PNUE pour la communication, Theodore Oben.

Sochi, qui se trouve entre les rivages de la Mer noire et les montagnes enneigées du Caucase, est renommé pour son paysage préservé. En 2008, la ville a notamment suivi la recommandation du PNUE de ne pas installer la piste de bobsleigh et de luge dans la réserve naturelle du Caucase, une des seules montagnes en Europe à ne pas être affectée par l’activité humaine.

Les organisateurs des Jeux de Sochi ont l’intention d’investir 1,75 milliard de dollars pour la conservation de l’énergie et les énergies renouvelables et pour compenser les émissions de gaz à effet de serre dues à la consommation d’électricité, aux voyages en avion et aux transports terrestres. Ils ont aussi marqué la signature de l’accord par la plantation d’arbres.

Le PNUE a déjà contribué à l’aspect environnemental des Jeux olympiques de 2008 de Beijing et a signé un accord avec les organisateurs des jeux d’hiver de Vancouver de 2010.

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