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Chapitre 12 de l’Agenda 21. Gestion des écosystèmes fragiles : lutte contre la désertification et la sécheresse

2008

Les écosystèmes fragiles sont des écosystèmes importants, avec des caractéristiques et des ressources uniques en leur genre. Ils comprennent les déserts, les terres semi-arides, les montagnes, les terrains marécageux, les petites îles et certaines régions côtières. La plupart de ces écosystèmes sont d’intérêt régional, car ils débordent les frontières nationales. Le présent chapitre porte sur les questions relatives aux sols dans les déserts ainsi que dans les zones arides, semi-arides et sèches subhumides.


 12F. Encourager et promouvoir la participation populaire et l’éducation écologique, l’accent étant mis sur la lutte contre la désertification et la gestion des conséquences de la sécheresse

Principes d’action

12.55.
Les succès et les échecs enregistrés à ce jour dans les programmes et les projets montrent que les activités touchant à la lutte contre la désertification et les effets de la sécheresse ne peuvent être menées sans le soutien de la population. Il faut cependant aller au-delà de l’idéal théorique de la participation, pour tenter d’obtenir de la population une participation active véritable, fondée sur la notion de partenariat, ce qui implique un partage des responsabilités et l’intervention de toutes les parties. En ce sens, on peut dire que ce secteur représente un élément d’appui essentiel dans toutes les activités de lutte contre la désertification et les effets de la sécheresse.

Objectifs

12.56.
Les objectifs de ce domaine d’activité sont les suivants :

a) Mieux informer et éduquer le public sur les questions de désertification et de sécheresse, notamment en inscrivant l’éducation écologique au programme des écoles primaires et secondaires ;

b) Instituer et promouvoir un partenariat véritable entre les pouvoirs publics - au niveau national comme au niveau local -, les autres agents d’exécution, les organisations non gouvernementales et les utilisateurs des terres victimes de la sécheresse et de la désertification, en donnant à ces derniers des responsabilités de planification et d’exécution pour qu’ils retirent tout le bénéfice voulu des projets de développement ;

c) Veiller à ce que les différents partenaires comprennent leurs besoins, leurs objectifs et leurs points de vue respectifs, grâce notamment à la formation, l’information du grand public et le dialogue ;

d) Soutenir les collectivités locales dans leurs efforts de lutte contre la désertification et faire appel aux connaissances et à l’expérience des populations en cause, en veillant à assurer la pleine participation des femmes et des populations autochtones.

Activités

A) Activités liées à la gestion

12.57.
Les gouvernements, au niveau voulu, devraient, avec l’appui des organisations internationales et régionales compétentes :

a) Adopter des politiques et établir des structures administratives permettant une décentralisation plus poussée en ce qui concerne la prise des décisions et l’exécution de celles-ci ;

b) Etablir et utiliser des mécanismes permettant de consulter et de faire participer les utilisateurs de la terre et de mettre les communautés locales mieux en mesure d’arrêter ou d’aider à arrêter ou planifier les mesures à prendre ;

c) Définir les objectifs spécifiques des programmes/projets, en coopération avec les collectivités locales ; inscrire ces objectifs dans les plans locaux de gestion comportant des moyens de mesurer les progrès réalisés, et permettant donc de modifier la conception des projets ou les méthodes de gestion, selon qu’il conviendra ;

d) Proposer des mesures législatives, institutionnelles/ organisationnelles et financières qui assurent la participation des utilisateurs et leur donnent accès aux ressources foncières ;

e) Créer des conditions telles que les populations rurales puissent bénéficier de services tels que facilités de crédit et débouchés commerciaux, ou étendre les conditions existantes ;

f) Elaborer des programmes de formation pour élever le niveau d’éducation et de participation de la population, en particulier parmi les femmes et les groupes autochtones, grâce notamment à l’alphabétisation et à la formation technique ;

g) Mettre en place des systèmes bancaires ruraux pour faciliter l’accès au crédit des populations rurales, notamment des femmes et des groupes autochtones, ainsi que pour promouvoir l’épargne rurale ;

h) Adopter des politiques propres à stimuler les investissements privés et publics.

B) Données et information

12.58.

Les gouvernements, au niveau voulu, avec l’appui des organisations internationales et régionales compétentes, devraient :

a) Analyser, compléter et diffuser à tous les niveaux, en établissant une ventilation par sexe, des informations, des connaissances techniques sur la manière d’organiser et de promouvoir la participation populaire ;

b) Accélérer la mise au point des procédés techniques, en privilégiant les technologies appropriées et intermédiaires ;

c) Diffuser les résultats de la recherche appliquée sur les questions concernant le sol et l’eau, les espèces appropriées, les techniques agricoles et les connaissances techniques.

C) Coopération et coordination internationales et régionales

12.59.
Les gouvernements, au niveau voulu, avec l’appui des organisations internationales et régionales compétentes, devraient :

a) Elaborer des programmes d’appui aux organisations régionales, telles que le CILSS, l’IGADD, la SADCC et l’Union du Maghreb arabe, et d’autres organisations intergouvernementales, en Afrique et ailleurs, en vue de renforcer les programmes de vulgarisation et d’intensifier la participation des organisations non gouvernementales et des populations rurales ;

b) Mettre en place des mécanismes de nature à faciliter la coopération technologique et à la promouvoir dans le cadre de toute assistance extérieure et de toutes les activités relevant des projets d’assistance technique du secteur public ou privé ;

c) Promouvoir la collaboration entre les différents acteurs dans le cadre des programmes concernant l’environnement et le développement ;

d) Encourager la mise en place de structures organisationnelles représentatives pour favoriser et entretenir la coopération interorganisations.

Moyens d’exécution

A) Financement et évaluation des coûts

12.60.
Le secrétariat de la Conférence a estimé que le montant total des dépenses afférentes à la mise en oeuvre des activités relevant du présent domaine pour la période 1993-2000 se chiffrerait en moyenne à environ 1 milliard de dollars par an, y compris un montant d’environ 500 millions de dollars qui serait financé par la communauté internationale sous forme de dons ou à des conditions concessionnelles. Il ne s’agit que d’estimations approximatives données à titre indicatif, qui n’ont pas été examinées par les gouvernements. Les dépenses effectives et les conditions financières, y compris les conditions non concessionnelles, dépendront notamment des stratégies et programmes spécifiques que les gouvernements décideront de mettre en oeuvre.

B) Moyens scientifiques et techniques

12.61.
Les gouvernements, au niveau voulu, devraient, avec l’appui des organisations internationales et régionales compétentes, promouvoir la mise au point de techniques indigènes et le transfert de technologie.

C) Mise en valeur des ressources humaines

12.62.
Les gouvernements, au niveau voulu, devraient, avec l’appui des organisations internationales et régionales compétentes :

a) Fournir un appui aux institutions qui participent à l’éducation publique, y compris les médias, écoles et groupements communautaires locaux ;

b) Elever le niveau de l’éducation publique.

D) Renforcement des capacités

12.63.
Les gouvernements, au niveau voulu, devraient, avec l’appui des organisations internationales et régionales compétentes, encourager les membres des organisations rurales locales ainsi que former et nommer un plus grand nombre d’agents de vulgarisation travaillant à l’échelon local.


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