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Chapitre 12 de l’Agenda 21. Gestion des écosystèmes fragiles : lutte contre la désertification et la sécheresse

2008

Les écosystèmes fragiles sont des écosystèmes importants, avec des caractéristiques et des ressources uniques en leur genre. Ils comprennent les déserts, les terres semi-arides, les montagnes, les terrains marécageux, les petites îles et certaines régions côtières. La plupart de ces écosystèmes sont d’intérêt régional, car ils débordent les frontières nationales. Le présent chapitre porte sur les questions relatives aux sols dans les déserts ainsi que dans les zones arides, semi-arides et sèches subhumides.


 12D. Elaborer des programmes de lutte contre la désertification et les intégrer aux programmes nationaux de développement et la planification écologique nationale

Principes d’action

12.35.
Dans un certain nombre de pays en développement touchés par la désertification, c’est essentiellement sur les ressources naturelles disponibles que peut s’appuyer le processus de développement. L’interaction entre les systèmes sociaux et les terres rend le problème beaucoup plus complexe, d’où la nécessité d’avoir une vision globale de la planification et de la gestion des terres. Les plans de lutte contre la désertification et la sécheresse devraient porter aussi sur les aspects relatifs à la gestion de l’environnement et du développement et s’inscrire ainsi dans la démarche qui consiste à intégrer les plans de développement national et les plans nationaux d’action sur l’environnement.

Objectifs

12.36.
Les objectifs de ce programme sont les suivants :

a) Renforcer les capacités institutionnelles nationales pour élaborer des programmes appropriés de lutte contre la désertification et assurer leur mise en oeuvre efficace en les intégrant à la planification écologique nationale ;

b) Elaborer, et intégrer aux plans nationaux de développement, des schémas stratégiques de planification axés sur la mise en valeur, la protection et la gestion des ressources naturelles dans les zones arides, notamment des plans nationaux de lutte contre la désertification et des plans d’action écologique dans les pays les plus prédisposés à la désertification ;

c) Engager un processus de longue durée axé sur la mise en oeuvre et le contrôle de stratégies liées à la gestion des ressources naturelles ;

d) Renforcer la coopération régionale et internationale pour la lutte contre la désertification, notamment par l’adoption d’instruments juridiques et autres.

Activités

A) Activités liées à la gestion

12.37.
Les gouvernements, au niveau voulu, devraient, avec l’appui des organisations internationales et régionales compétentes :

a) Créer ou renforcer les instances nationales et locales de lutte contre la désertification au sein des organismes centraux et locaux d’exécution ainsi que des commissions/associations locales d’exploitants de la terre dans toutes les communautés rurales touchées, dans le but d’organiser la coopération opérationnelle entre toutes les parties concernées, depuis la base (les cultivateurs et les pasteurs) jusqu’aux échelons supérieurs des pouvoirs publics ;

b) Elaborer des plans nationaux d’action contre la désertification et, au besoin, en faire des parties intégrantes des plans nationaux de développement et des plans nationaux d’action sur l’environnement ;

c) Mettre en oeuvre des politiques visant à une meilleure utilisation des terres, à une gestion rationnelle des terres appartenant au domaine public, à une amélioration des perspectives de revenu des petits cultivateurs et des pasteurs, à la mobilisation des femmes et à l’encouragement de l’investissement privé pour la mise en valeur des terres arides ;

d) Veiller à ce que les interventions des ministères et institutions qui mettent en oeuvre les programmes de lutte contre la désertification soient coordonnées aux plans national et local.

B) Données et information

12.38.
Les gouvernements, au niveau voulu, devraient, avec l’appui des organisations internationales et régionales compétentes, promouvoir l’échange d’informations et la coopération entre les pays touchés en ce qui concerne l’élaboration de plans et de programmes nationaux, notamment par la création de réseaux.

C) Coopération et coordination internationales et régionales

12.39.
Les organisations internationales, institutions financières multilatérales, organisations non gouvernementales et organismes bilatéraux compétents devraient renforcer leur coopération en vue d’aider à établir, et intégrer aux stratégies de planification nationales, des programmes de lutte contre la désertification, à mettre en place des mécanismes nationaux de coordination et d’observation systématique et à mettre en réseaux ces plans et mécanismes à l’échelle régionale et mondiale.

12.40.
L’Assemblée générale devrait être priée, à sa quarante- septième session, de créer sous son égide un comité intergouvernemental de négociation pour l’élaboration d’une convention internationale sur la lutte contre la désertification, dans les pays gravement touchés par la sécheresse et/ou la désertification, en particulier en Afrique, en vue de mettre au point cette convention d’ici à juin 1994.

Moyens d’exécution

A) Financement et évaluation des coûts

12.41.
Le secrétariat de la Conférence a estimé que le montant total des dépenses afférentes à la mise en oeuvre des activités relevant du présent domaine pour la période 1993-2000 se chiffrerait en moyenne à environ 180 millions de dollars par an, y compris un montant d’environ 90 millions de dollars qui serait financé par la communauté internationale sous forme de dons ou à des conditions concessionnelles. Il ne s’agit que d’estimations approximatives données à titre indicatif, qui n’ont pas été examinées par les gouvernements. Les dépenses effectives et les conditions financières, y compris les conditions non concessionnelles, dépendront notamment des stratégies et programmes spécifiques que les gouvernements décideront de mettre en oeuvre.

B) Moyens scientifiques et techniques

12.42.
Les gouvernements, au niveau voulu, devraient, avec l’appui des organisations internationales et régionales compétentes :

a) Elaborer et faire adopter des techniques agricoles et pastorales adaptées, améliorées et viables, qui soient socialement et écologiquement acceptables et économiquement possibles ;

b) Entreprendre une étude des modalités pratiques d’intégration des activités en matière d’environnement et de développement aux plans nationaux de développement.

c) Mise en valeur des ressources humaines

12.43.
Les gouvernements, au niveau voulu, devraient, avec l’appui des organisations internationales et régionales compétentes, entreprendre de vastes campagnes nationales de sensibilisation/formation à la lutte contre la désertification dans les pays touchés, par le biais des moyens nationaux de communication et de diffusion existants, des réseaux éducatifs et des services de vulgarisation nouvellement créés ou renforcés. Cette mesure permettrait à la population de s’informer sur la désertification et la sécheresse et sur les plans nationaux de lutte contre la désertification.

D) Renforcement des capacités

12.44.
Les gouvernements, au niveau voulu, devraient, avec l’appui des organisations internationales et régionales compétentes, créer et maintenir des mécanismes permettant d’assurer la coordination entre les ministères et les institutions par secteur, y compris les institutions à l’échelon local et les organisations non gouvernementales compétentes, pour intégrer les programmes de lutte contre la désertification aux plans nationaux de développement et aux plans nationaux d’action sur l’environnement.

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