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Agenda 21 chapitre 7. Promotion d’un modèle viable d’établissements humains

2008

Dans les pays industrialisés, les schémas de consommation des villes font peser de sérieuses contraintes sur l’écosystème mondial, tandis que dans les pays en développement, les établissements humains ont besoin de quantités accrues de matières premières et d’énergie et d’un développement économique plus poussé simplement pour remédier à leurs problèmes économiques et sociaux fondamentaux. Dans de nombreuses régions du monde, et en particulier dans les pays en développement, les établissements humains connaissent une détérioration qui tient principalement à la faiblesse des investissements effectués dans ce secteur par suite de la pénurie générale de ressources que connaissent ces pays...


 7E. Pour une politique viable de l’énergie et des transports au service des établissements humains

Principes d’action

7.46
La plus grande partie de l’énergie commerciale et non commerciale produite de nos jours est utilisée par les établissements humains, et une part non négligeable de celle-ci est consommée par les ménages. Les pays en développement doivent tout à la fois accroître leur production d’énergie, afin d’accélérer le développement et augmenter le niveau de vie de leur population, et endiguer les coûts de cette production ainsi que la pollution qu’elle entraîne. Dans toute action autre prise pour protéger l’environnement urbain, il faut s’attacher en priorité à utiliser plus efficacement l’énergie afin d’en réduire les effets polluants et à promouvoir l’utilisation de sources d’énergie renouvelables.

7.47
Les pays développés, qui sont les principaux consommateurs d’énergie, doivent planifier et gérer l’énergie, promouvoir les sources d’énergie nouvelles et renouvelables, et évaluer ce que coûtent, durant leur cycle de vie, les systèmes et pratiques actuels auxquels sont imputables les problèmes généralisés de qualité de l’air (ozone, particules et oxyde de carbone) que connaissent beaucoup de zones métropolitaines. Les causes en sont pour une bonne part des imperfections technologiques et la consommation croissante de carburant due à l’insuffisance du rendement énergétique, à de fortes concentrations démographiques et industrielles et à l’expansion rapide du parc automobile.

7.48
Le secteur des transports absorbe environ 30 % de la consommation d’énergie commerciale et environ 60 % de la consommation totale de combustible liquide. Dans les pays en développement, la croissance rapide du parc automobile et l’insuffisance des investissements dans la planification des transports urbains, la gestion de la circulation et l’infrastructure routière entraînent des difficultés de plus en plus sérieuses (accidents, santé, bruit, embouteillages et perte de productivité), analogues à celles que connaissent beaucoup de pays développés. Les citadins, notamment les groupes à faible revenu ou sans revenu, en subissent fortement le contrecoup.

Objectifs

7.49
Les objectifs sont d’offrir aux établissements humains des technologies à plus haut rendement énergétique et d’améliorer leur approvisionnement en énergies nouvelles ou renouvelables et d’atténuer les effets négatifs de la production et de la consommation d’énergie sur la santé et l’environnement.

Activités

7.50
Les principales activités relevant de ce domaine sont énumérées au chapitre 9 (Protection de l’atmosphère), domaine d’activité B, au sous-programme 1 (Développement de l’énergie, efficacité énergétique et consommation d’énergie) et au sous-programme 2 (Transports).

7.51
Envisagé dans une perspective globale, le développement des établissements humains devrait comporter, dans tous les pays, une politique viable de l’énergie :

a) Les pays en développement, en particulier, devraient :

- i) Formuler des programmes d’action nationaux pour promouvoir et financer le reboisement et la régénération des forêts nationales en vue de satisfaire de façon durable les besoins en énergie de la biomasse, les groupes à faible revenu en zone urbaine et des pauvres en zone rurale, notamment des femmes et des enfants ;
- ii) Formuler des programmes d’action nationaux pour promouvoir le développement intégré de technologies économes en énergie et utilisant des sources d’énergie renouvelables, notamment l’énergie solaire, hydroélectrique, éolienne et de la biomasse ;
- iii) Favoriser, par des mesures appropriées, entre autres budgétaires, et des mécanismes de transfert de technologie, une large diffusion et la commercialisation des technologies utilisant les sources d’énergie renouvelables ;
- iv) Mener des programmes d’information et de formation à l’intention des industriels et des usagers afin de promouvoir des techniques d’économie de l’énergie et des appareils à haut rendement énergétique ;

b) Les organisations internationales et les donateurs bilatéraux devraient :

- i) Aider les pays en développement à exécuter leurs programmes énergétiques nationaux afin de généraliser l’utilisation de technologies économes en énergie et utilisant des sources d’énergie renouvelables, en particulier l’énergie solaire, éolienne, hydroélectrique et de la biomasse ;
- ii) Assurer l’accès aux résultats de la recherche-développement en vue d’assurer une utilisation plus efficace de l’énergie dans les établissements humains.

7.52
Dans tous les pays, il faudrait envisager la planification et la gestion des transports urbains dans une perspective globale consistant à promouvoir des systèmes de transports urbains efficaces et écologiques. A cette fin, tous les pays devraient :

a) Intégrer la planification de l’utilisation des terres et la planification de l’infrastructure des transports afin d’encourager des modèles de développement qui réduisent la demande de transport ;

b) Adopter, selon qu’il conviendra, des programmes de transports urbains qui privilégient les véhicules à forte densité d’occupation ;

c) Encourager, selon qu’il conviendra, le recours aux modes de transport non motorisés en ménageant dans les centres urbains et les banlieues des pistes cyclables et des voies pour piétons présentant des garanties de sécurité ;

d) Accorder une attention particulière à la gestion efficace de la circulation, au bon fonctionnement des transports publics et à l’entretien de l’infrastructure des transports ;

e) Faciliter l’échange d’informations entre pays et entre représentants locaux ou de zones métropolitaines ;

f) Réévaluer les modes de consommation et de production actuels en vue de réduire la consommation d’énergie et de ressources nationales.

Moyens d’exécution

A) Financement et évaluation des coûts

7.53
Le secrétariat de la Conférence a estimé le montant des dépenses afférentes à la mise en oeuvre des activités relevant du présent domaine dans le chapitre 9 (Protection de l’atmosphère).

B) Mise en valeur des ressources humaines et renforcement des capacités

7.54
Afin d’améliorer les compétences des institutions et des personnes s’occupant d’énergie et de transport, tous les pays devraient :

a) Dispenser une formation en cours d’emploi et autre aux responsables ainsi qu’aux spécialistes de la planification, de la circulation et de la gestion dans le domaine de l’énergie et des transports ;

b) Sensibiliser le public aux incidences du transport et des habitudes de transport sur l’environnement en organisant des campagnes médiatiques et appuyer l’action menée par des organisations non gouvernementales et les initiatives locales en faveur du recours à des moyens de transport non motorisés, de la mise en commun de véhicules et de l’amélioration de la sécurité routière ;

c) Renforcer les institutions, publiques ou privées, qui dispensent, aux niveaux régional, national, et des Etats ou provinces, des cours et des stages de formation dans le domaine de la planification et de la gestion de l’énergie et des transports publics urbains.

Notes

a) Rendre chaque pays mieux à même d’atténuer rapidement et efficacement les effets des catastrophes naturelles, en veillant particulièrement à aider les pays en développement à évaluer les dégâts possibles en cas de catastrophe et à se doter, selon les besoins, de systèmes d’alerte rapide et de structures résistant aux catastrophes ;

b) Mettre au point des orientations et stratégies appropriées pour appliquer les connaissances scientifiques et techniques actuelles, en tenant compte des particularités culturelles et économiques des nations ;

c) Encourager les initiatives scientifiques et techniques de nature à parfaire les connaissances et réduire ainsi les pertes en vies humaines et en biens matériels ;

d) Diffuser des informations sur les techniques courantes et nouvelles concernant les mesures à prendre pour évaluer et prévoir les catastrophes naturelles et en atténuer les effets ;

e) Mettre au point des mesures pour évaluer, prévoir, prévenir les catastrophes naturelles et en atténuer les effets au moyen de programmes d’assistance technique et de transfert de technologie, de projets de démonstration et d’activités éducatives et formatrices conçus en fonction de catastrophes spécifiques et des sites vulnérables et évaluer l’efficacité de ces programmes.

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