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L’UNESCO désigne 22 nouvelles "réserves de biosphère" dans 17 pays

Communiqué de l’ONU, 22 mai 2009

Mardi 26 mai 2009


 L’UNESCO désigne 22 nouvelles "réserves de biosphère" dans 17 pays

Communiqué de l’ONU, 26 mai 2009

L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a désigné mardi 22 nouvelles réserves de biosphère qui viennent s’ajouter au réseau mondial qui en compte désormais 553 dans 107 pays.

La décision a été prise par le Conseil international de coordination du Programme L’Homme et la biosphère (MAB-CIC) lors de sa 21e session qui se tient du 25 au 29 mai 2009 sur l’île de Jeju (République de Corée), précise l’UNESCO dans un communiqué.

Les réserves de biosphère sont des sites reconnus qui innovent et font la démonstration de nouvelles approches de gestion intégrée de la biodiversité et des ressources terrestres, côtières et marines. Les réserves sont aussi des sites d’expérimentation et d’étude pour le développement durable.

Le Conseil international de coordination a également approuvé l’extension de quatre réserves déjà existantes : Mata Atlantica (Brésil), La Campana-Peñuelas (Chili), Carélie du nord (Finlande), et Dyfi (Royaume-Uni), désormais rebaptisé Biosffer Dyfi Biosphere.

Les nouvelles réserves sont :

Vhembe, Afrique du Sud. Réputée pour sa diversité biologique et culturelle, la réserve comprend la partie nord du Kruger National Park, le site Ramsar des Makuleke Wetlands, les Soutpansberg et le Blouberg qui sont des éléments clés de la biodiversité, le paysage culturel du Mapungube et le plateau du Makgabeng, riche en art rupestre. Les activités humaines sur le site sont surtout agricoles, avec notamment la production de fruits et légumes tropicaux, l’élevage et des réserves de chasse.

Bliesgau, Allemagne. Cette réserve applique le concept d’« entre-ville » pour relier deux paysages très contrastés : l’un, densément peuplé et urbanisé au nord avec la ville de St-Ingbert et l’autre, faiblement peuplé et rural au sud. Le site soutient actuellement des recherches approfondies sur les évolutions écologiques de ses zones urbaines, suburbaines et rurales dans le cadre du changement climatique.

Swabian Alb (Jura souabe), Allemagne. Située dans le Jura européen, cette réserve est couverte de forêts de hêtres, de pins et d’épicéas, de vastes vergers, pâturages et prairies. Proche de Stuttgart, le site couvre une surface de 84 500 ha et compte 150 000 habitants. Les programmes de développement durable pour la biosphère sont liés à l’agriculture et à la sylviculture, aux entreprises vertes et à l’écotourisme, ainsi qu’à la promotion des produits locaux et des industries artisanales. Des plans ont également été mis en place pour renforcer l’utilisation des énergies renouvelables, notamment pour les transports.

Great Sandy, Australie. Couvrant des territoires terrestres, côtiers et marins, la réserve abrite les plus grandes forêts pluviales poussant sur le sable. Elle comprend le site naturel de l’île Fraser et ses lacs dunaires d’eau douce, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1992. La communauté locale Burnett Mary Regional Group for Natural Resources Management a promu la désignation de la zone comme réserve de biosphère encourageant l’écotourisme et l’agriculture biologique de niche.

Fuerteventura, Espagne. Deuxième plus grande île de l’archipel des Canaries, elle est la plus proche de la côte d’Afrique occidentale. Le site est constitué d’un vaste ensemble d’écosystèmes comprenant aussi bien des zones désertiques ou semi-désertiques que des habitats côtiers et marins. L’île est caractérisée par une riche diversité d’espèces marines (dauphins, cachalots, tortues marines qui se reproduisent sur ses plages, etc.). La réserve de biosphère constitue également l’un des principaux observatoires géo-paléontologiques du monde. La population du site met l’accent sur le développement de pratiques d’écotourisme durable. L’île investit aussi afin d’augmenter sa capacité énergétique renouvelable, principalement grâce à l’éolien et au solaire.

Altaisky, Fédération de Russie. Cette réserve s’étend sur les parties nord-est et est de l’Altaï, le long d’immenses chaînes de montagne. Remarquable par sa biodiversité et son patrimoine culturel, elle couvre 3 532 234 ha et compte 15 000 habitants. L’aire centrale fait partie des Montagnes dorées de l’Altaï, site naturel inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. La réserve, qui coopère avec celle d’Ubsunurskaya Kotlovina et celle de Khakassky, joue un rôle clé pour le tourisme, notamment le développement de l’écotourisme. La zone, qui a le statut de réserve depuis 1932, compte parmi les espaces du monde les moins affectés par l’intervention humaine et recèle une faune et flore très riche. Plusieurs peuples autochtones vivent dans l’aire de transition de la réserve : Toubalars, Tchelkanes, Télenguites, Koumandines, Téléoutes...

Nokrek, Inde. Situé dans l’Etat de Meghalaya, ce point clé pour la biodiversité présente des écosystèmes et des paysages naturels préservés. Peuplée d’éléphants, de tigres, de léopards et de gibbons houlocks, la zone est également réputée pour ses variétés sauvages d’agrumes qui serviront peut-être de pool génétique pour la production commerciale d’agrumes.

Pachmarhi, Inde. Situé au cœur de l’Inde, dans l’état du Madhya Pradesh, ce site abrite des réserves de tigres et d’autres réserves de faune. Sa situation, à l’interface entre des forêts tropicales, humides et sèches, et des forêts de basses montagnes subtropicales, en fait un paradis pour les botanistes. Grâce à leurs traditions sociales et culturelles, les tribus locales contribuent à la préservation de la forêt tout en tirant profit des diverses ressources alimentaires, agricoles et économiques de la zone.

Similipal, Inde. Cette réserve de tigres située dans l’est de l’Inde, dans l’Etat d’Orissa, était autrefois le terrain de chasse du maharadjah du Mayurbhanj. Cet environnement tropical abonde en tigres, éléphants, panthères, cervidés et héberge de nombreuses espèces de plantes, ce qui en fait un laboratoire vivant pour les spécialistes de l’environnement. Les populations tribales de la zone vivent de l’agriculture, de la chasse et de la cueillette des produits de la forêt, mais ils ont désespérément besoin de sources de revenus complémentaires pour sortir de la pauvreté.

Giam Siak Kecil – Bukit Batu, Indonésie. Cette zone de tourbières de Sumatra se distingue par son exploitation durable du bois et deux réserves de faune qui hébergent des tigres de Sumatra, des éléphants, des tapirs et des ours à collier. Le suivi des espèces phares et l’étude approfondie de l’écologie des tourbières figurent parmi les activités de recherche menées sur place. Les résultats des premières études montrent que la faune et la flore pourraient contribuer au développement économique durable de la zone et à l’amélioration de la situation économique des habitants.

Jabal Moussa, Liban. Ce site, qui fait face à la mer Méditerranée à l’ouest, s’étend sur les hauteurs du versant occidental de la chaîne du Mont Liban située au nord du pays. Cette zone relativement étendue (6 500 ha), sauvage et préservée, est protégée par des arrêtés municipaux visant à sauvegarder son intégrité écologique, ses systèmes naturels et ses espèces. Jabal Moussa est réputée pour la vallée d’Adonis, espace historique préservé qui inclut d’anciennes terrasses agricoles et des sentiers datant de la période romaine.

Tasik Chini, Malaisie, est la première réserve de biosphère UNESCO dans ce pays. Situé au sud de la péninsule, le site est le bassin versant du lac Tasik Chini, sanctuaire de nombreuses espèces endémiques d’eau douce. Des recherches intensives et un suivi sont menés par de nombreuses institutions. Autour du lac et des rivières qui l’alimentent, l’artisanat (textiles par exemple) devrait représenter un important potentiel pour le développement de toute la région.

Lagunes de Montebello, Mexique. La réserve s’étend sur une zone hydrologique d’une riche diversité biologique. Sa situation, dans le massif central mexicain, à la frontière de la région montagneuse du Chiapas et de la plaine côtière du Golfe du Mexique, lui confère une importance particulière. Son paysage karstique et sa cinquantaine de lagons de tailles diverses en font une région d’une incroyable beauté. Le site est d’une importance cruciale pour la collecte d’eau douce et la régulation climatique. Les communautés locales sont associées à la gestion des ressources écologiques du site. Elles pratiquent diverses activités agricoles en mettant de plus en plus l’accent sur les pratiques compatibles avec la protection du site.

Ile Flores, Portugal. Cette île, qui fait partie du groupe occidental de l’archipel des Açores, constitue la partie émergée d’un mont sous-marin situé près du rift médio-atlantique. Elle est née d’une activité volcanique qui a commencé il y a moins de dix millions d’années. La réserve de biosphère comprend toute la partie émergée de l’île Flores et certaines zones marines adjacentes qui bénéficient de paysages magnifiques et d’atouts géologiques, environnementaux et culturels incontestables. De hautes falaises surplombent une grande partie de la côte parsemée d’îlots. Territoire de pêche traditionnelle, le site attire également les touristes, en particulier les adeptes de la plongée sous-marine, de la marche et de l’observation des baleines et des dauphins.

Geres / Xures est une réserve transfrontalière (Espagne et Portugal), établie sur la base de la continuité biogéographique des chaînes Galaico-Miñotas et des vallées associées que se partagent les deux pays. L’importance du site d’un point de vue écologique tient à sa richesse en écosystèmes de forêts et de tourbières, ainsi qu’au grand nombre d’espèces endémiques qui se sont développées sous les influences croisées des climats océanique et méditerranéen. Avec des communautés locales qui font partie intégrante du paysage régional, des centres de développement durable ont été installés dans la réserve de biosphère.

Mont Myohyang, République populaire démocratique de Corée. Selon la légende, ce site sacré aurait vu naître le roi Tangun, ancêtre du peuple coréen. Cette splendide zone montagneuse s’élève à près de 2 000 mètres d’altitude. Ses rochers et falaises spectaculaires offrent un habitat à 30 espèces de plantes endémiques, 16 espèces de plantes en danger dans le monde et 12 espèces animales également menacées.

Shinan Dadohae, République de Corée. Le site couvre un archipel du sud-ouest du pays. Il est constitué de zones terrestres et marines ainsi que de grandes zones intertidales qui hébergent une extraordinaire variété d’espèces et servent de lieux de repos à des oiseaux migrateurs rares. Des formes traditionnelles de pêche (la pêche à la main, par exemple) et la production de sel continuent d’y être pratiquées.

Lajat, Syrie. Situé à l’extrême sud de la Syrie, à la frontière avec la Jordanie, ce site, célèbre pour sa richesse biologique, offre quelques-uns des paysages les plus impressionnants de la région. Les dispositifs existants de pâturage en rotation, la restauration des paysages, les fouilles et la mise en valeur des ruines archéologiques de Lajat constituent autant de possibilités de développement de l’activité humaine dans le respect de la durabilité écologique.

Desnianskyi, Ukraine. Situé en Polésie orientale, le long de la rivière Desna, le site de 58 000 hectares recouvre toute une mosaïque d’écosystèmes : forêts, rivières, lacs, plaines d’inondation, marécages. Il est très important pour la recherche environnementale, notamment le suivi d’espèces rares, comme les ours et les lynxs. Les principales activités humaines sont l’agriculture, la sylviculture, la pêche et la chasse sportive. Parmi les activités relevant du développement durable, on trouve de l’agriculture biologique et de l’écotourisme le long de la Desna, ainsi que des activités éducatives développées dans le cadre du camp pour écoliers Desnianski Zori.

Delta de l’Orénoque, Venezuela. Ce site se caractérise par la remarquable biodiversité de ses écosystèmes terrestres et aquatiques, qui hébergent plus de 2 000 espèces de plantes et une faune terrestre et aquatique très variée. La diversité biologique de la réserve de biosphère est complétée par la richesse culturelle du peuple Warao. La promotion des activités de production au sein du site contribue au renforcement de la communauté Warao, à la protection de leur territoire et à l’amélioration de leurs conditions de vie.

Mui Ca Mau, Viet Nam. Située à la pointe sud du pays, cette réserve montre des systèmes de succession écologique sur des terres alluviales récentes. Elle joue également un rôle important en termes de conservation de la nature car elle se trouve à la frontière de la mangrove et des forêts de niaoulis. Elle constitue en outre une zone de reproduction et de nidification d’espèces aquatiques. Les programmes de développement durable de ce site concernent principalement l’écotourisme et le tourisme culturel qui ont pour mission de mettre en valeur le riche patrimoine de ses habitants.

Cu Lao Cham – Hoi An est un site à la fois côtier, ilien et marin de la partie centrale du Vietnam qui est célèbre pour ses espèces marines : coraux, mollusques, crustacés et algues. La réserve de biosphère inclut également Hoi An, un site culturel du patrimoine mondial qui est un ancien port illustrant la fusion des cultures européenne et vietnamienne. En mariant des atouts culturels et des avantages naturels en termes de biodiversité, Cu Lao Cham –Hoi An est bien placé pour l’écotourisme durable.

 22 mai, journée internationale de la diversité biologique

Communiqué de l’ONU, 22 mai 2009

Les espèces exotiques envahissantes (EEE) - une des plus grandes menaces à la biodiversité, à l’écologie et au bien-être économique de la société et de la planète- est le thème de cette année pour la Journée internationale de la diversité biologique (JIB).

Cette année, l’événement est celebré par un nombre record de pays, un reflet de la reconnaissance croissante de la menace à la diversité biologique et son impact sur le bien-être humain.

Dans son message de la JIB, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, M. Ban Ki-moon a déclaré : « La méthode de contrôle la plus efficace et réalisable est la prévention. Pour réussir, cette stratégie exige une collaboration entre les gouvernements, les secteurs économiques et nongouvernementaux et des organisations internationales. Un pays ne peut empêcher les invasions que si elle sait quelles espèces pourraient l’envahir, d’où elles pourraient provenir et les meilleures options de gestion pour les confronter. » Il a ajouté : « Les individus, eux aussi, ont une responsabilité. Le respect des quarantaines locales et internationales et de la réglementation douanière permettra d’éviter la propagation d’insectes nuisibles, de mauvaises herbes et de maladies. Une règle simple : laissez les organismes vivants dans leur habitat naturel et ramenez à la maison seulement des souvenirs. »

Les espèces exotiques envahissantes sont des espèces dont l’introduction et / ou la dissémination en dehors de leurs habitats naturels menacent la diversité biologique. Bien que seul un faible pourcentage d’organismes transportés à de nouveaux environnements devienne envahissant, leurs effets négatifs sur la sécurité alimentaire, les plantes, la santé animale et humaine et le développement économique peuvent être catastrophiques.

M. Achim Steiner, Sous-secrétaire général des Nations Unies et Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), a déclaré « les espèces exotiques envahissantes l’ont eu facile trop longtemps, la sensibilisation des décideurs politiques et du public et l’accélération d’une réponse sont attendues depuis longtemps. »

Le problème des espèces exotiques envahissantes continue de croître, essentiellement à cause du commerce mondial, des voyages et du transport, y compris le tourisme, à un coût énorme pour la santé humaine et animale et le bien-être socio-économique et écologique de la planète. Les pertes environnementales annuelles causées par des parasites agricoles introduits aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Australie, en Afrique du Sud, en Inde et au Brésil ont été estimées à plus de 100 billions de dollars. Selon une étude, le coût mondial peut atteindre 1.4 trillion de dollars américains, ce qui représente 5% du PIB mondial.

Un sous-produit indésirable de la mondialisation, des espèces non-indigènes nuisent aux services écosystémiques, aux moyens de subsistance et aux économies à travers le monde. Par exemple, le gouvernement de l’Afrique du Sud consacre environ 60 millions de dollars par an dans une tentative d’éradiquer des plantes, telles que les acacias, qui envahissent des terres agricoles, les systèmes fluviaux et des sites touristiques économiquement importants tels que le Cape Floral Kingdom.

En Amérique du Nord, dans de la région des Grands lacs, la moule zébrée a des répercussions sur le transport maritime, la pêche et la production d’énergie électrique. Tout au long des îles de l’océan Pacifique, des rats provenant des navires étrangers exterminent des oiseaux indigènes. Dans de nombreux pays d’Afrique, la jacinthe d’eau encombre des lacs et des rivières, au détriment de la flore aquatique locale et des communautés et industries qui en tirent un profit.

Dans son message pour la Journée internationale, M. Miguel d’Escoto Brockmann, président de l’actuelle session de l’Assemblée générale des Nations Unies, a déclaré : « Il n’est pas trop tard pour prendre des mesures individuelles et collectives, pour répondre à la perte de biodiversité en vue de répondre à nos besoins quotidiens et de maintenir nos moyens de subsistance. » Il a ajouté que la perte continue de la précieuse diversité biologique ne peut plus être considérée simplement comme un problème environnemental, mais a souligné que la biodiversité ne doit pas être considérée uniquement comme la base de la vie sur Terre, mais aussi celle de notre économie.

Le Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD), M. Luc Gnacadja, a salué les efforts déployés dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique pour accroître la sensibilisation et la compréhension de l’importance des espèces exotiques envahissantes pour la diversité biologique, l’économie mondiale et les moyens de subsistance des individus et des communautés, en précisant que : « Ceci est louable, une très importante leçon que nous avons tirée des récentes crises mondiales de la santé telles que le SRAS, la grippe aviaire, et plus récemment, la grippe porcine est la suivante : c’est seulement grâce à la diffusion rapide d’informations, la prise de conscience mondiale et la coopération que nous pouvons résoudre les problèmes associés aux espèces et agents pathogènes envahissants. »

Au Colloque de la JIB qui s’est tenu le 22 mai à l’Université des Nations Unies (UNU) à Tokyo, M. Masayoshi Yoshino, Vice-ministre de l’Environnement du Japon, a déclaré : « Les mesures contre les espèces exotiques envahissantes nécessite des approches à long terme. Par conséquent, le gouvernement doit assurer la coordination avec les diverses parties prenantes, y compris les instituts de recherche et les entreprises privées pour prendre des mesures efficaces », il a également déclaré que la dixième réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique qui se tiendra à Nagoya, Préfecture d’Aichi, au Japon en 2010, sera une excellente occasion d’informer le public de la façon dont la biodiversité est reliée à notre vie quotidienne et de renforcer notre volonté de la transmettre à la prochaine génération.

Le Secrétaire exécutif de la Convention sur la diversité biologique, M. Ahmed Djoghlaf a déclaré que : « La question des espèces exotiques envahissantes est pertinente à tous les types d’écosystème et est primordiale à la réalisation des trois objectifs de la Convention sur la diversité biologique- la conservation de la diversité biologique, son utilisation durable et le partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques. »

Il a ajouté que : « Comme nous ne sommes qu’à quelques mois de 2010, l’Année internationale de la biodiversité, et la date cible pour l’objectif de la biodiversité de 2010, l’urgence de s’attaquer aux défis liés à la perte de biodiversité et une croissance économique maintenue et durable n’est plus une option mais une nécessité incontournable. Je suis donc très heureux d’annoncer que le thème de la célébration de la Journée internationale de 2010 pour la diversité biologique, laquelle coïncidera avec la célébration de l’Année internationale de la biodiversité, est : Diversité biologique pour le développement et la réduction de la pauvreté. J’invite tous les partenaires à contribuer aux objectifs de ces célébrations. »


Quelques exemples de la façon dont les pays célèbrent la JIB cette année


- La ville de Montréal célèbrera la JIB à la Biosphère de Montréal, où il y aura une déclaration conjointe de la Ville de Montréal, du gouvernement du Québec et du gouvernement du Canada sur les espèces exotiques envahissantes et il y aura une présentation sur l’exposition de la biosphère sur les espèces exotiques envahissantes

- Le gouvernement japonais organise un colloque et une exposition sur les espèces exotiques envahissantes

- La ville de Francfort, par l’intermédiaire de son Initiative de Bio-Francfort, a contribué à la célébration en invitant toutes les parties prenantes

- En Irlande, le ministère de l’Environnement, du Patrimoine et des Gouvernements locaux (les parcs nationaux et le service de la faune et de la flore) et des ONG environnementales organisent une série d’activités au niveau national au cours de la Semaine nationale de la diversité biologique, du 17 au 24 mai

- Le Pérou a déclaré cette semaine, la semaine de la biodiversité

- En Éthiopie, l’Institut de la conservation de la biodiversité célèbre la journée grâce à un certain nombre d’événements. Il s’agit notamment d’un atelier d’une journée et de la visite des sites où les espèces envahissantes représentent une grave menace pour la biodiversité, la distribution de brochures, de livrets, d’affiches, etc. à des institutions travaillant avec les EEE, et la sensibilisation en utilisant des médias de masse tels que la télévision, la radio et les journaux

- Au Bénin, un certain nombre d’activités sont prévues, notamment un atelier pour évaluer le niveau de connaissance sur l’invasion des espèces exotiques au Bénin, une visite guidée avec la presse de l’un des sites colonisés par l’invasion d’espèces exotiques, et, la conception et la distribution d’affiches pour sensibiliser à l’invasion d’espèces exotiques et à la gestion durable de la biodiversité en général.


La Convention sur la diversité biologique (CDB)


Ouverte à la signature au Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992, la Convention sur la diversité biologique est un traité international pour la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité et le partage équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques.

Avec 191 Parties, la CDB a une participation quasi-universelle parmi les pays déterminés à préserver la vie sur Terre. La CDB vise à aborder toutes les menaces à la biodiversité et aux services écosystémiques, y compris la menace des changements climatiques, à travers des évaluations scientifiques, le développement d’outils, des incitations et des processus, le transfert de technologies et de bonnes pratiques et la participation pleine et active des parties prenantes, y compris les autochtones et les communautés locales, les jeunes, les ONG, les femmes et les milieux d’affaires.

Le siège du Secrétariat de la Convention est situé à Montréal, au Candada.

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