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Changement climatique, acidification des océans et biodiversité marine

Mardi 15 décembre 2009


 Changement climatique : les océans de plus en plus acides

Communiqué de l’ONU, 15 décembre 2009

Les mers et les océans sont de plus en plus acides en raison de l’absorption accrue du gaz carbonique de l’atmosphère, ce qui ne manquera pas d’avoir des conséquences pour la vie marine, selon une étude du Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique (CDB) qui a été rendue publique lundi.

Selon celle-ci, les mers absorbent environ le quart du dioxyde de carbone (CO2) émis dans l’atmosphère par la combustion de combustibles fossiles, la déforestation et d’autres activités humaines. Et sans cette absorption, le niveau de CO2 dans l’atmosphère serait considérablement plus élevé que son niveau actuel, pourtant sans précédent.

Ce phénomène a entraîné des changements dans l’équilibre chimique des océans qui sont devenus plus acides. Et l’on prévoit que d’ici 2050, cette acidité pourrait encore s’accroître de 150%. L’étude souligne qu’une telle augmentation est cent fois plus rapide que celles survenues en matière d’acidité dans l’environnement marin depuis 20 millions d’années. Cela laisse peu de temps aux organismes marins pour s’adapter.

« L’acidification océanique est irréversible à l’échelle d’au moins plusieurs dizaines de milliers d’années ; des dégâts substantiels aux écosystèmes océaniques ne peuvent être évités que par des réductions urgentes des émissions mondiales de CO2. L’attention doit être portée sur la prise en compte de cette question critique au débat mondial sur le changement climatique de Copenhague », a estimé Ahmed Djoghlaf, Secrétaire exécutif de la Convention.

Si l’on ignore quelles seront les conséquences de cette acidification sur la vie marine, les premières recherches laissent prévoir des effets variables et complexes susceptibles d’affecter les espèces de différentes manières. Si certaines d’entre elles pourraient en tirer parti, on sait déjà que dans les milieux plus acides, les communautés biologiques sont moins variées. On sait aussi que les coraux vont se trouver confrontés à des eaux plus corrosives.

Lancée au Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1002, la Convention sur la diversité biologique est un traité international en faveur de la conservation et pour un usage durable de la biodiversité, ainsi que pour un partage équitable des bénéfices résultant de l’exploitation des ressources.

 PNUE : Les écosystèmes marins qui capturent le carbone sont en train de disparaître

Communiqué de l’ONU, 14 octobre 2009

Les écosystèmes marins qui permettent de réduire de les émissions de carbone sur la terre sont en train de disparaître, prévient mercredi le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), qui préconise un fonds pour la préservation de ce « carbone bleu ».

Un nouveau rapport du PNUE affirme que « l’arrêt de ces destructions et la réhabilitation de ces écosystèmes marins pourrait contribuer à compenser jusqu’à 7% des émissions provenant des énergies fossiles, à un coût représentant une fraction des technologies destinées à capturer et stocker le carbone au niveau des centrales électriques », selon un communiqué.

Ces écosystèmes comprennent les mangroves, les marécages salins, les coraux et les plantes marines ainsi que les planctons et bactéries qui les habitent.

Il s’agirait des zones de capture du carbone les plus concentrées sur la planète. Ainsi alors qu’elles ne représentent que 0,05% de la biomasse des plantes sur les terres émergées, elles seraient capables de stocker une quantité comparable de carbone.

« Il faut agir d’urgence », selon Christian Nellemann, éditeur du rapport. « Depuis les années 1940, plus de 30% des mangroves, 25% des marécages salins et plus de 30% des prairies d’herbes marines [phanérogames] ont disparu. Nous perdons ces écosystèmes essentiels à une vitesse bien plus grande que les forêts tropicales – et elles pourraient avoir totalement disparu dans vingt ans seulement si rien n’est fait », a-t-il déclaré.

Patricio Bernal, de l’UNESCO, explique que l’océan a déjà absorbé 82% de l’énergie supplémentaire émise sur la planète à cause du réchauffement planétaire. « Mais tous les jours nous rejetons 25 millions de tonnes de carbone de plus dans les océans, qui deviennent plus acides et posent une grave menace aux organismes qui ont une structure calcaire ».

Le rapport propose de créer un fonds pour sauvegarder le « carbone bleu » et lutter ainsi contre les changements climatiques.

- Présentation plus complète du rapport Blue Carbon sur le site du PNUE
- Le rapport Blue Carbon en ligne (en anglais)
- A lire aussi : The Natural Fix ? - The Role of Ecosystems in Climate Mitigation, un rapport du PNUE, juin 2009 (en anglais, pdf 68 pages, 8,4 Mo)

 

A consulter sur le site d’Adéquations :
- Rubrique Changements climatiques
- Rubrique Mers, océans, littoraux

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