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L’effondrement d’un pont de glace met la banquise de l’Antarctique en péril

Communiqué des Nations unies, 9 avril 2009

Jeudi 9 avril 2009


Un pont de glace qui faisait le lien entre la banquise de Wilkins et deux îles de l’Antarctique s’est effondré, illustrant ainsi que les changements climatiques ont un impact palpable dans la région, selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).

Une photo satellite prise par l’Agence spatiale européenne (ASE) montre que la bande de 40 km qui soutenait la banquise est fragmentée. La fissure a une largeur de 500 mètres.

La banquise de Wilkins, qui a la même superficie que la Jamaïque, ne cesse de se rétrécir depuis les années 1990. C’est l’une des banquises de l’Antarctique qui a commencé à se fissurer au cours des dernières décennies. Elle fait partie de la péninsule de l’Antarctique qui a connu des augmentations de température drastiques - jusqu’ à 3 degrés, selon Elaine Baker qui travaille pour le PNUE.

Christian Lambrechts, qui travaille au PNUE également, dans la division d’évaluation et de prévention, a lancé un signal d’alarme. "Bien que l’effondrement de la banquise Wilkins n’aura pas de conséquence directe sur l’augmentation du niveau de la mer, il aura un impact indirect. Le délabrement va réduire la stabilité des glaciers".

"L’effondrement de la banquise va entraîner une nouvelle expansion de la surface des mers et absorber davantage de radiations solaires et accélérer le réchauffement", a-t-il ajouté.

Une recherche menée en mars 2009 par l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) pour l’Année Polaire Internationale (API), affirme que, contrairement aux croyances, le réchauffement de l’Antarctique est à une étape très avancée. Les chercheurs ont découvert que la fonte de glace s’accélérait et que cela pourrait affecter la circulation de l’océan.

En effet, la perte de la banquise de Wilkins, dont la hauteur était de 20 mètres et la largeur de 100 km en 1950, va permettre aux océans de gagner davantage de terrain.

Un rapport du PNUE et du service mondial de contrôle des glaciers publié en 2008, montre que la fonte et le rétrécissement des glaciers ont doublé pendant les années 2004-2005 et 2005-2006. Ces études qui mesurent l’épaisseur des glaciers montrent qu’il y a eu une perte moyenne d’environ 1,5 mètre en 2006, et d’environ 50 centimètres en 2005.

Le réchauffement des régions polaires s’accélère

Communiqué des Nations unies, 25 février 2009

L’Antarctique connaît un réchauffement bien plus généralisé qu’on ne le croyait, et il s’avère aujourd’hui que le rythme de disparition de la glace s’accélère au Groenland, selon un rapport du Conseil international pour la science (CIUS) et de l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

Le rapport intitulé « État de la recherche polaire » constate que le déclin de la neige et de la glace dans les régions polaires a des répercussions sur les moyens de subsistance des populations de l’Arctique, sur la flore et la faune locales ainsi que sur la circulation océanique et atmosphérique et le niveau de la mer.

L’Année polaire international (API) 2007-2008 a donné un coup de fouet à la recherche polaire à une époque où l’environnement planétaire se transforme à un rythme sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Il apparaît désormais clairement que les calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique perdent de leur masse, entraînant une hausse du niveau de la mer.

« L’Année polaire internationale a stimulé le développement et le renforcement des réseaux de surveillance communautaires dans toutes les régions du Nord », a déclaré le directeur du Bureau international du programme de l’API, David Carlson. « Ces réseaux facilitent la circulation de l’information entre les différentes communautés et entre celles-ci et le monde scientifique ».

Les enseignements de la campagne polaire sont l’aboutissement de plus de160 projets scientifiques officiels mis sur pied par des chercheurs d’une bonne soixantaine de pays. Lancée en mars 2007, l’API couvre une période de deux ans qui s’achèvera en mars 2009, le but étant de recueillir des données d’observation sur plusieurs saisons successives dans les deux régions polaires. Cette initiative conjointe de l’OMM et du CIUS, qui a bénéficié d’un financement international s’élevant à quelque 1,2 milliard de dollars pour toute la période, a servi de cadre aux efforts déployés pour renforcer la surveillance de l’Arctique et de l’Antarctique et tacher d’en élucider les mystères.

 

A consulter sur le site d’Adéquations :
- Rubrique Changements climatiques

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