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G8 : Les engagements sur le changement climatique insuffisants, selon le secrétaire général de l’ONU

Jeudi 16 juillet 2009


 Les solutions aux changements climatiques encore trop abstraites

Communiqué de l’ONU, 15 juillet 2009

Si les participants au Sommet du G8 et à la Réunion sur les changements climatiques ont reconnu que la hausse de la température moyenne ne devait pas dépasser les 2ºC au-dessus des niveaux préindustriels, ils n’ont toujours pas fixé de mesure concrète pour y parvenir, a regretté mercredi le directeur de l’Équipe de soutien du Secrétaire général face aux changements climatiques, Janos Pasztor.

M. Pasztor s’exprimait lors d’une conférence de presse au siège de l’ONU, à New York. À 144 jours de l’ouverture de la Conférence de Copenhague sur les changements climatiques, il était venu informer les journalistes de l’évolution des pourparlers du dernier Sommet du G-8 sur les changements climatiques et de la Réunion de haut niveau à ce sujet, qui se tiendra au siège de l’ONU, le mardi 22 septembre.

Les pays qui ont participé au Sommet du G-8 et à la Réunion des grandes économies sur la sécurité énergétique et les changements climatiques, à L’Aquila, en Italie, ont, comme la communauté scientifique, reconnu que la hausse de la température moyenne dans le monde ne devait pas dépasser les 2ºC au-dessus des niveaux préindustriels. Cet objectif crucial n’avait jamais été explicitement entériné auparavant par le G-8, a fait remarquer M. Pasztor.

Ces pays ont également reconnu la nécessité d’établir un partenariat mondial afin de promouvoir les technologies à faibles émissions de carbone et respectueuses de l’environnement et de doubler, d’ici à 2015, les investissements du secteur public dans la recherche et le développement de telles technologies, a-t-il poursuivi.

Ils sont enfin tombés d’accord sur la nécessité d’accroître les ressources destinées à financer les mesures d’atténuation et d’adaptation. Sans spécifier de montants, la proposition de créer un « fonds vert » a été acceptée sur le principe.

Mais s’il a salué l’accord conclu par le G-8 pour réduire de 80% le niveau des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050, le Secrétaire général a cependant prévenu que pour être crédible, cet objectif de long terme devait être assorti d’objectifs de moyen terme et de bases concrètes.

Pour atteindre cet objectif ambitieux, les pays développés doivent montrer l’exemple en s’engageant sans ambigüité à ramener, d’ici à 2020, leurs émissions dans une fourchette de 25 à 40% en-dessous des seuils qui étaient les leurs en 1990. Le Secrétaire général, a rappelé M. Pasztor, s’est déclaré déçu de constater que les objectifs d’émission annoncés par les pays développés ne se situent pas dans cette fourchette.

Pour faire en sorte qu’« un pacte soit scellé » à Copenhague en décembre prochain, Ban Ki-moon a donc décidé de convoquer une Réunion de haut niveau sur les changements climatiques à New York, le 22 septembre, qui sera ouverte à tous les chefs d’État et de gouvernement. Cet évènement, le plus important de l’année sur la question, a pour but de forger un leadership à la veille de la rencontre de Copenhague.

À l’issue d’une séance plénière, qui sera ouverte à la presse, quatre tables rondes se tiendront le matin, et quatre autres l’après-midi, sous la coprésidence de deux chefs d’État ou de gouvernement. En revanche, la presse n’aura pas accès aux salles dans lesquelles se dérouleront les tables rondes, a précisé le directeur de l’Équipe de soutien. La séance plénière de clôture –qui est quant à elle publique– se tiendra en présence du Secrétaire général, qui fera un résumé des travaux de la journée.

Répondant à une question d’un journaliste, M. Pasztor a indiqué qu’une invitation avait été adressée au président des États-Unis, comme à tous ses homologues, mais qu’à ce jour, aucune confirmation de sa venue n’avait été reçue.

 G8 : Les engagements sur le changement climatique insuffisants, selon le secrétaire général de l’ONU

Communiqué de l’ONU, 9 juillet 2009

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a dit jeudi aux dirigeants du G8 et du Forum des principales économies réunis à L’Aquila, en Italie, que leurs engagements sur le changement climatique étaient insuffisants et qu’il fallait faire plus pour aboutir à un nouvel accord sur le climat en décembre à Copenhague.

Selon lui, ces engagements ne correspondent pas à la vérité scientifique en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, a indiqué sa porte-parole, Michèle Montas, lors du point de presse quotidien au siège des Nations Unies à New York.

« Le temps des reports et des demi-mesures est terminé », a déclaré le Secrétaire général. « Le leadership personnel de chaque chef d’Etat ou de gouvernement est nécessaire pour protéger les populations et la planète de l’un des plus graves défis auquel l’humanité ait jamais été confronté ». Il a prévenu les pays présents à L’Aquila qu’en cas d’échec cette année, ils auront gâché une opportunité historique qui pourrait ne pas se reproduire.

Ban Ki-moon a salué l’accord du G8 sur l’objectif à long terme de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 80% d’ici à 2050. Mais pour que cela soit crédible, il faut fixer des objectifs à moyen terme ambitieux et des niveaux de référence clairs, a-t-il estimé. Les pays développés doivent s’engager à réduire leurs émissions de 25 à 40% d’ici à 2020 par rapport aux niveaux de 1990. Or, les objectifs d’émissions à moyen terme annoncé par les pays développés ne correspondent pas à ceux jugés nécessaires par le Groupe intergouvernemental d’experts sur le changement climatique.

Le Secrétaire général a par ailleurs salué la promesse du G8 de consacrer 15 milliards de dollars au cours des trois prochaines années pour faire face au problème de la sécurité alimentaire.

Il a également noté avec inquiétude le début de l’accélération de la pandémie de grippe A(H1N1) avec des systèmes sanitaires surchargés dans des pays de l’hémisphère sud. Selon lui, les dirigeants du G8 doivent s’engager à aider les pays qui sont touchés, ce qui pourrait nécessiter un engagement d’au moins 1 milliard de dollars.

Ban Ki-moon a rencontré jeudi plusieurs dirigeants participants au sommet du G8 et a discuté avec eux du changement climatique. Il a également discuté de la situation au Myanmar avec le Premier ministre britannique Gordon Brown, de la sécurité régionale en Afrique avec le Président sud-africain Jacob Zuma et de la grippe A(H1N1) et de la sécurité alimentaire avec la chancellière allemande Angela Merkel, a précisé sa porte-parole.

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