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Changement climatique : le GIEC estime que l’enquête indépendante renforcera ses travaux

Communiqué de l’ONU, 30 août 2010

Lundi 30 août 2010

Les procédures du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) sont conformes aux standards scientifiques, même si une réforme de sa structure doit être menée pour améliorer l’indépendance et l’impact de ses travaux, a estimé lundi le Conseil interacadémique (CIA).


Composé d’experts indépendants, il avait été sollicité en mars dernier par le Secréataire général de l’ONU, Ban Ki-moon, et le Président du GIEC, Rajendra Pachauri, pour évaluer les procédures suivies par le GIEC dans la production de ses rapports, après la découverte de certaines informations erronées dans le rapport 2007, révélées par la presse à la veille du Sommet de Copenhague sur le changement climatique fin 2009.

« Le GIEC a besoin d’une direction forte et continue », a souligné dans un communiqué le chef des rédacteurs du rapport du Conseil inter académique, Harold T. Shapiro. Parmi les principales recommandations, le CIA préconise un renforcement du comité exécutif du GIEC, avec la présence notamment de personnes externes à la structure ou même à la communauté scientifique du changement climatique.

Après avoir été accusé de catastrophisme et de sensationnalisme, notamment pour avoir surestimé la vitesse de la fonte des glaciers de l’Himalaya, le GIEC a reçu l’appui du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, qui a réitéré son soutien « aux conclusions du 4e rapport d’évaluation du GIEC de 2007 ».

« Compte tenue de la gravité du changement climatique, il est vital que le monde puisse bénéficier de la meilleure évaluation possible de la situation, grâce au GIEC qui travaille avec le plus haut niveau de professionnalisme, d’objectivité, de réactivité et de transparence », a indiqué le porte-parole de Ban Ki-moon, lors d’une conférence de presse au siège de l’ONU à New York.

« J’attends de lire les recommandations du rapport et j’exhorte les 194 Etats Membres du GIEC à étudier les recommandations du Conseil interacadémique avec attention et de prendre les mesures adéquates aussi vite que possible », a-t-il souligné.

Le Conseil interacadémique a examiné pendant quatre mois les procédures et la manière dont les rapports sont produits. L’évaluation a également porté sur les mécanismes institutionnels notamment sur les procédures du panel et sur la communication au grand public de ces recherches.

Le Conseil recommande au Groupe de définir une stratégie de communication pour renforcer la transparence de ses travaux. De cette manière, indiquent les experts, le Groupe sera en mesure de mieux répondre aux crises.

« Le GIEC sera renforcé par l’évaluation du Conseil Interacadémique et par d’autres de ce genre cette année », a pour sa part déclaré le président du GIEC, Rajendra Pachauri.

Six autres missions d’évaluations indépendantes ont examiné les aspects scientifiques des productions du GIEC. Toutes ont conclu que le travail du Groupe a été mené de manière adéquate, a indiqué lundi le GIEC par communiqué de presse.

« Dans un consensus écrasant, la communauté scientifique reconnait que le changement climatique est réel. Les gaz à effet de serre ont nettement augmenté et sont une conséquence de l’activité humaine », a encore souligné Rajendra Pachauri.

« C’est seulement en engageant l’énergie et l’expertise des scientifiques et celle de représentants des gouvernements que les hauts standards seront maintenus et que les recherches qui font autorité continueront d’être produites », concluent les experts dans leur rapport, qui sera présenté à la 32e session du GIEC à Busan, en Corée du Sud, du 11 au 14 octobre.

- Le communiqué complet du Conseil Inter-Académique
- Lire en ligne ou télécharger le rapport du CIA (en anglais uniquement)



La menace posée par le changement climatique est bien réelle, selon le secrétaire général de l’ONU

Communiqué de l’ONU, 10 mars 2010

La menace posée par le changement climatique est bien réelle et les principales conclusions du 4ème rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) restent valables malgré un certain nombre d’erreurs qui ont suscité une polémique, a déclaré mercredi le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.

M. Ban a décidé, en tandem avec le Président du GIEC, Rajendra Pachauri, de demander à un comité indépendant d’experts d’évaluer les procédures suivies par le GIEC dans la production de ses rapports afin de répondre aux récentes critiques visant ce panel.

« Cet examen sera mené par l’InterAcademy Council (IAC), une organisation scientifique internationale. Il sera mené de manière complètement indépendante des Nations Unies », a indiqué le Secrétaire général lors d’un point de presse au siège de l’ONU à New York, à l’issue d’un entretien avec M. Pachauri.

Le GIEC a été accusé de catastrophisme et de sensationnalisme, après notamment avoir reconnu avoir considérablement surestimé la vitesse à laquelle les glaciers de l’Himalaya disparaissent.

« Que les choses soient claires : la menace posée par le changement climatique est réelle. Rien de ce qui a été prétendu ou révélé dans les médias récemment ne met en cause le consensus scientifique de base sur le changement climatique. Cela ne diminue pas non plus l’importance du travail du GIEC », a affirmé M. Ban.

« De manière regrettable, il y a eu un très petit nombre d’erreurs dans le 4ème rapport d’examen (publié en 2007). Mais il faut se souvenir qu’il s’agit d’une synthèse 3.000 pages réalisée à partir de données scientifiques complexes », a-t-il ajouté. « Je n’ai pas vu de preuves crédibles qui remettent en cause les principales conclusions de ce rapport. »

Selon le Secrétaire général, « il faut être clair sur ce que nous savons et aussi sur les incertitudes ». « Nous devons communiquer de manière transparente et débattre de manière intelligente. Trop de choses sont en jeu », a-t-il estimé.

 

A consulter sur le site d’Adéquations :
- Nos articles consacrés aux changements climatiques

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