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La famine s’étend à trois nouvelles régions en Somalie, annonce l’ONU

Mercredi 3 août 2011


 La famine s’étend à trois nouvelles régions en Somalie, annonce l’ONU

Communiqué de l’ONU, 3 août 2011

L’ONU a déclaré mercredi l’état de famine dans trois régions supplémentaires de la Somalie, portant à cinq le nombre de régions confrontées à cette catastrophe humanitaire.

Le Coordonnateur humanitaire de l’ONU en Somalie, Mark Bowden, a déclaré mercredi que le Corridor d’Afgooye, la capitale du pays, Mogadiscio, et la région du Moyen Shabelle, étaient en état de famine. Le 20 juillet dernier, les régions de Bakool et du Bas Shabelle avaient été déclarées dans un état de famine.

M. Bowden a estimé que cela confirme les inquiétudes de l’ONU exprimées récemment sur l’aggravation de la situation en Somalie et la nécessité urgente d’étendre les actions, a souligné mercredi le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, lors d’un point presse au siège de l’ONU à New York.

« Les dernières informations confirment également la gravité des problèmes auxquels les déplacés internes sont confrontés à Mogadiscio et qui ont besoin d’une réponse immédiate et concertée », a-t-il expliqué.

Selon le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), il y avait déjà plus de 370.000 déplacés internes à Mogadiscio, avant le récent déplacement causé par la sécheresse et la famine, qui a poussé environ 100.000 personnes désespérées dans une ville ravagée par la guerre.

Pour le seul mois de juin, plus de 27.000 personnes sont devenues des déplacés à Mogadiscio après avoir fui les régions environnantes – principalement Bay, Bakool et le Bas Shabelle – toutes lourdement affectées par la sécheresse, a indiqué mardi le HCR.

Parallèlement, au Kenya, l’afflux de réfugiés venus de Somalie se poursuit, avec plus de 40.000 Somaliens arrivés en juillet dans le complexe des camps de réfugiés de Dadaab. C’est le nombre d’arrivants le plus important dans l’histoire de ce camp depuis 20 ans. Cette année, quelque 116.000 réfugiés somaliens ont déjà afflué à Dadaab.

La sécheresse dans quatre pays de la Corne de l’Afrique (Somalie, Kenya, Ethiopie et Djibouti) est considérée comme la pire catastrophe connue par la région depuis 60 ans. Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA), il manque 1,4 milliard de dollars pour venir en aide à 12,4 millions de personnes dans le besoin dans ces pays.

Le conflit qui ravage la Somalie aggrave la catastrophe dans ce pays puisque les groupes armés qui y sévissent empêchent parfois les travailleurs humanitaires d’apporter l’aide.

Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la Somalie, Augustine Mahiga, a appelé mercredi tous les Somaliens à travailler ensemble pour soutenir le processus de paix.

« J’appelle tous les Somaliens, à l’intérieur où en dehors de la Somalie, à travailler ensemble pour soutenir le processus de paix et à résoudre les différences au travers de dialogue et de négociations. Nous sommes dans un moment de crise mais également dans un moment d’opportunité. Il est temps pour tout le monde de se rassembler pour aider ceux qui souffrent et pour travailler vers un meilleur futur pour tous », a déclaré M. Mahiga dans une lettre adressée à tous les Somaliens.

« Malheureusement au milieu de cette crise, les combats continuent. L’insécurité dans certaines zones signifient que les travailleurs humanitaires prennent de grands risques pour acheminer l’aide », a expliqué M. Mahiga.

« La famille de l’ONU fait ce qu’elle peut pour acheminer l’aide dans le pays », a-t-il ajouté.

 L’ONU déclare l’état de famine dans deux régions de Somalie

Communiqué de l’ONU, 20 juillet 2011

Le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA) a déclaré mercredi l’état de famine dans deux régions du sud de la Somalie, les régions de Bakool et du Bas Shabelle. Près de la moitié de la population somalienne, soit 3,7 millions de personnes, sont dans le besoin d’une assistance humanitaire et 2,8 millions d’entre eux vivent dans le sud du pays, a indiqué l’agence.

« Si nous n’agissions pas, la famine va se propager aux huit régions du sud de la Somalie dans les deux mois à cause des mauvaises récoltes et des épidémies de maladies infectieuses », a déclaré le Coordinateur humanitaire des Nations Unies pour la Somalie, Mark Bowden.

« Nous n’avons toujours pas toutes les ressources en alimentation, en eau potable, abris et services de santé pour sauver des vies de centaines de milliers de Somaliens dans le besoin », a-t-il ajouté.

« Chaque jour de retard dans l’assistance signifie littéralement la mort d’enfants et de leurs familles dans les zones affectées par la famine », a-t-il prévenu.

L’agence onusienne précise que la famine est déclarée lorsque les taux de malnutrition aigüe des enfants dépassent 30%, que plus de deux personnes sur 10.000 meurent par jour et que la population n’est pas en mesure d’avoir accès à la nourriture.

Marc Bowden a tiré la sonnette d’alarme sur les taux de malnutrition qui sont aujourd’hui les plus élevés au monde, avec des pics à 50%, dans certaines zones du sud de la Somalie. Dans le sud de la région de Bakool et du Bas Shabelle, les taux de malnutrition aigüe des enfants dépassent les 30%, avec dans certaines zones plus de 6 enfants de moins de cinq ans sur 10.000 mourant chaque jour. Ces derniers mois, des dizaines de milliers de personnes sont mortes des causes liées à la malnutrition, la majorité sont des enfants.

Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) a déclaré mercredi que 11,3 millions de personnes ont besoin d’une aide alimentaire en raison de la sécheresse dans la Corne de l’Afrique. Le PAM a également érigé la situation au rang de priorité absolue nécessitant le plus haut niveau d’action, tout en soulignant ses inquiétudes quant à la possible envolée des taux de mortalité.

« Le PAM, avec le soutien de nombreux partenaires, renforce depuis six mois ses efforts afin d’agir concrètement sur les effets de cette sécheresse, » a déclaré la Directrice exécutive du PAM, Josette Sheeran.

« L’ampleur de la crise, couplée à l’incapacité de plusieurs agences humanitaires d’accéder à toutes les zones touchées, a érigé cette situation au rang de d’urgence alimentaire et nutritionnelle absolue, nécessitant une réponse humanitaire renforcée rapide », a-t-elle ajouté.

Cette annonce du PAM fait suite à la déclaration du Coordinateur humanitaire des Nations Unies pour la Somalie, selon laquelle la famine sévit dans le sud du pays, dans des zones où l’accès humanitaire a été limité.

« Le PAM se félicite de la récente annonce de ceux qui contrôlent l’accès à une grande partie du sud de la Somalie. Elle indique la possibilité d’un accès humanitaire accru à ces zones afin de venir en aide à ceux qui se trouvent dans les régions les plus touchées par la sécheresse » a déclaré Mme Sheeran.

« Le PAM est prêt à négocier avec les comités sur la sécheresse afin d’assurer des conditions de sécurité adéquates pour notre personnel pour que la nourriture et les aliments nutritionnels complémentaires atteignent les plus vulnérables – et surtout les enfants ».

Parmi les options envisagées par l’agence onusienne se trouvent le transport aérien de biscuits énergétiques et d’aliments complémentaires hautement nutritifs supplémentaires - pour les enfants vulnérables et les mères enceintes ou allaitantes - dans des endroits stratégiques dans le sud de la Somalie. Ils y seraient distribués à ceux qui souffrent de la faim par les ONG locales et internationales opérant dans les zones où les besoins en nourriture sont les plus élevés.

Le PAM prévoit de mobiliser des produits alimentaires complémentaires pour les enfants pour répondre à la crise dans la Corne de l’Afrique. Cela constituerait la plus grande opération jamais entreprise afin de livrer de tels produits, lesquels sont extrêmement efficaces pour traiter la malnutrition au cours des 1.000 premiers jours d’une vie.

« Les opérations en Somalie sont parmi les plus dangereuses au monde, et le PAM y a perdu 14 travailleurs humanitaires depuis 2008 » a ajouté Mme Sheeran. « Nous allons poursuivre agressivement nos efforts pour atténuer les risques, à travers des évaluations et une surveillance robustes. Néanmoins, je lance un appel à tous les acteurs pour qu’ils tiennent compte des risques inévitables présents dans le sud de la Somalie ».

Mme Sheeran est actuellement en Éthiopie où elle participe à des réunions de haut niveau avec les autorités gouvernementales et l’Union africaine. Elle se rendra en Somalie et au Kenya dans les prochains jours afin de visiter les zones touchées par la sécheresse, évaluer les opérations du PAM, et parler aux victimes de la sécheresse.

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