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Revue de presse "nucléaire" avant 2013

Lundi 31 décembre 2012


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Le Premier ministre japonais envisage de construire de nouveaux réacteurs nucléaires
« Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a déclaré envisager la construction de nouveaux réacteurs, cinq jours seulement après son entrée en fonction et malgré l’opposition d’une grande partie de la population au nucléaire depuis l’accident de Fukushima. Les principaux médias nippons ont relayé lundi des propos tenus par Abe dimanche sur la chaîne de télévision privée TBS, au lendemain de sa visite sur le site de la centrale Fukushima Daiichi, gravement endommagée après le tsunami du 11 mars 2011 (...) »
Libération avec AFP, le 31 décembre 2012


Nouveau record de production éolienne en France
« Le parc éolien français a atteint jeudi 27 décembre 2012 une puissance de production de 5 982 MW, couvrant jusqu’à 10 % de la consommation électrique française.
Avec une production d’électricité instantanée atteignant celle de 6 réacteurs nucléaires, l’énergie éolienne a couvert, jeudi 27 décembre, en moyenne 8,5% de notre consommation, évitant le recours à des centrales thermiques fossiles polluantes
(...) »
notre-planete.info, publiant une note écrite par le Syndicat des énergies renouvelables, le 30 décembre 2012.


Las Vegas : "Atomic City"
« Dans les années cinquante, on se presse à Las Vegas pour voir tous les mois un spectacle unique : une explosion nucléaire en live. Le 27 janvier 1951, un avion militaire lâche une bombe atomique dans le désert à une centaine de kilomètres de la ville. Il y aura en tout 100 essais nucléaires en surface sur la base militaire Nevada Test Site (NTS) jusqu’en 1963. Cela devient très vite une attraction touristique. Les hôtels organisent de grandes soirées, on se retrouve dans une atmosphère de 14 Juillet sur les toits de la ville en sirotant des cocktails "atomiques" pour assister à l’explosion pyrotechnique un peu avant l’aube (...) »
Par Hélène Vissière, Le Point, le 28 décembre 2012


Nucléaire franco-chinois : les clés pour comprendre le double jeu d’EDF
« Alors qu’une enquête de l’Inspection générale des finances a été lancée par Bercy sur les négociations controversées entre EDF et le chinois CGNPC concernant de nouvelles centrales nucléaires, La Tribune récapitule les grandes étapes de l’affaire (...) »
La Tribune, le 28 décembre 2012


A Fukushima, les habitants sont toujours contaminés
« Plus d’un an et demi après l’accident nucléaire du 11 mars 2011 à Fukushima, beaucoup de Japonais vivent toujours sur des zones très contaminées, selon un récent rapport de la Commission de Recherche et d’Information indépendante sur la Radioactivité (Criirad). Durant les premiers jours de la catastrophe, seuls les habitants vivant dans un cercle de 20 km autour de la centrale ont été évacués. Mais les retombées radioactives se sont disséminées bien au-delà de ce périmètre et, en fonction des conditions climatiques, ont affecté des centaines de kilomètres. « Les dépôts de césium 134 et 137 sont à l’origine d’une contamination durable », indique la Criirad. On sait, en effet, que la radioactivité ne décroît que très lentement, celle du césium 137, par exemple, est divisée par deux en 30 ans (...) »
Par Brigitte Bègue, viva.presse.fr, le 21 décembre 2012


Japon : vingt mois après Fukushima, les pro-nucléaires reviennent au pouvoir
« Le PLD qui vient de gagner les législatives s’est posé en "parti réaliste" privilégiant les défis économiques du pays.
On aurait pu penser que la question nucléaire serait un point déterminant dans les élections législatives japonaises . Finalement il n’en a rien été. Vingt mois après la catastrophe de Fukushima, le pro-nucléaire Parti Libéral-Démocrate (PLD) a triomphé ce dimanche aux législatives, laminant les formations qui avaient fait campagne sur l’abandon de l’atome en pariant sur le dégoût de la population. Le Parti Démocrate du Japon (PDJ, centre-gauche), qui gouvernait le Japon lors du désastre du 11 mars 2011, a eu beau promettre "zéro nucléaire" à l’horizon 2040, les électeurs ont préféré dimanche redonner les rênes du pays aux conservateurs
(...) »
La Tribune, le 16 décembre 2012


Nucléaire : il faut désamorcer la mine de Asse !
« C’est une bombe à retardement que le gouvernement allemand a décidé de désamorcer. Il présente aujourd’hui devant le Bundestag un projet de loi visant à accélérer la fermeture de la mine d’Asse en Basse-Saxe. 126 000 fûts de déchets radioactifs y avaient été stockés dans les années 70. A l’époque, tout le monde pensait avoir trouvé la solution grâce cette mine de sel, située 700 m sous terre. Sauf que l’endroit n’était pas sécurisé.
Dès 1985, des infiltrations d’eau saline ont fragilisé l’installation. Aujourd’hui ce sont 12 mètres cube d’eau qui s’infiltrent quotidiennement dans la roche, si bien qu’on redoute une inondation qui contaminerait la nappe phréatique. L’eau stagnante de la mine présenterait des taux de radioactivité huit fois supérieurs à la normale, ce qui laisse penser que certains fûts auraient déjà été endommagés par les infiltrations d’eau salée. Pire, la mine menacerait de s’effondrer d’ici à 2014
(...) »
ARTE, le 13 décembre 2012


Les Japonais s’inquiètent du nucléaire
« Des élections législatives sont prévues au Japon dimanche 16 décembre. // Après l’accident de Fukushima, la majorité des Japonais s’oppose à l’énergie nucléaire. // La droite pro-nucléaire est pourtant donnée gagnante car d’autres questions inquiètent les électeurs (...) »
Par Marie Linton, La Croix, le 12 décembre 2012


EDF : la facture de l’EPR s’envole de 2 milliards
« La facture de l’EPR de Flamanville s’envole. Le coût final du réacteur de troisième génération, actuellement en construction à Flamanville (Manche), s’élèvera finalement à 8,5 milliards d’euros, a annoncé lundi soir EDF. À l’origine, ce nouveau réacteur était estimé à 3,3 milliards d’euros. La dérive de ce chantier majeur pour l’électricien dépasse donc les 5 milliards d’euros (...) »
Par Frédéric De Monicault, Le Figaro, le 3 décembre 2012


Sûreté nucléaire : conférence internationale mi-décembre à Fukushima
« Le gouvernement nippon et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) organisent du 15 au 17 décembre prochains une conférence ministérielle internationale sur la sûreté nucléaire à la préfecture de Fukushima (Japon), rapporte samedi la chaîne de télévision NHK.
Pendant trois jours, ministres et experts de plus d’une trentaine de pays discuteront des problèmes liés à la sûreté nucléaire et se concentreront sur les leçons tirées de la catastrophe de Fukushima, la plus grande catastrophe nucléaire après celle de Tchernobyl, pour renforcer la sécurité des populations et la riposte aux accidents nucléaires et situations d’urgence
(...) »
Tokyo, Ria Novosti le 24 novembre 2012


Le peuple devrait voter sur la sortie de l’atome
« Les Suisses voteront certainement sur la sortie du nucléaire. Une large alliance a déposé vendredi à la Chancellerie fédérale l’initiative des Verts munie de 108’714 signatures attestées. Le texte exige que la durée d’exploitation des centrales ne dépasse pas 45 ans.
La Suisse cesserait ainsi de produire du courant issu de l’atome en 2029 avec la mise hors service du site le plus récent de Leibstadt (AG). Les autres centrales seraient débranchées avant. L’initiative mise parallèlement sur les économies d’énergie et la production d’énergies renouvelables.
Le tournant énergétique est en marche, mais il ne faut pas oublier d’arrêter les centrales. « Ce texte représente un filet de sécurité indispensable » en raison des risques de l’atome et des coûts incroyables qu’engendre le nucléaire, a déclaré devant la presse la co-présidente du parti Regula Rytz
(...) »
lematin.ch, le 16 novembre 2012


Feu vert gouvernemental pour la fusion nucléaire et ITER
« C’est sans tambour ni trompette que le gouvernement vient de signer le décret autorisant la création du réacteur à fusion ITER, confirmant ainsi sa vision très nucléaire de la transition énergétique.
Si en 2006, sous un gouvernement de droite, l’adoption du projet ITER n’avait été précédée d’aucun débat démocratique, six ans plus tard et sous un gouvernement de gauche, rien n’a changé. La démarche est toujours la même, voire même pire dans ce cas précis, puisqu’à l’époque il y avait eu des communications presse. L’actuelle ministre en charge du dossier, Delphine Batho, a même signé le décret de création avant le commencement du futur "Grand débat sur l’énergie", confirmant, à ce titre, "la politique du fait accompli du gouvernement et le caractère illusoire de ce débat, qui ne permettra même pas de discuter une décision aussi lourde de conséquence" selon le réseau Sortir du nucléaire
(...) »
Par Rémy Olivier, Univers Nature, le 14 novembre 2012


"On répète les erreurs de Fukushima" : un géologue japonais en colère
« TOKYO (AFP) - (...) Le géologue Mitsuhisa Watanabe, un des experts consultés par l’Autorité de régulation nucléaire, ne comprend pas pourquoi on n’arrête pas immédiatement la seule centrale encore en activité au Japon, relancée malgré un doute sur sa sécurité.
(...) Question : Concrètement, quel est le danger à Ohi où le redémarrage a été autorisé sur la base de tests de résistance aux séismes et tsunami ?
Réponse : "En cas de mouvement de la faille, toutes les constructions aux alentours se cassent, je ne connais pas de contre-exemple ni au Japon et à l’étranger. Il existe donc à Ohi un risque de rupture des canalisations des systèmes de refroidissement de secours situés immédiatement au-dessus, ce qui serait gravissime. Si ces équipements étaient rompus, il arriverait la même chose qu’à Fukushima. Les tests de résistance aux catastrophes naturelles n’ont pas pris en compte ce danger. Relancer des centrales en sachant que le risque existe est stupide, cela signifie que l’on n’a rien retenu des leçons de Fukushima, que l’on répète les mêmes erreurs, et cela me met en colère".
 »
Propos recueillis par Karyn Poupée, Sciences et Avenir, le 13 novembre 2012


Pétrole : les États-Unis premier producteur en 2017
« Dans son rapport annuel, l’Agence internationale de l’énergie souligne l’essor spectaculaire des gaz et pétrole de schiste en Amérique du Nord.
En 2017, soit juste après la fin du second mandat de Barack Obama, les États-Unis seront devenus le premier producteur mondial de pétrole, devant l’Arabie saoudite et la Russie. Telle est l’information la plus marquante du rapport annuel de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) publié lundi matin. En matière d’énergie, les tendances lourdes évoluent habituellement à l’échelle des décennies mais ces dernières années, l’essor spectaculaire des gaz et pétrole de schiste en Amérique du Nord et la catastrophe de Fukushima ont accéléré le tempo énergétique
(...) »
Par Fabrice Nodé-Langlois, Le Figaro, le 12 novembre 2012


Débat sur l’énergie : les anti-nucléaires scandalisés par la présence de l’ex-patronne d’Areva
Les organisations antinucléaires ont vivement réagi samedi à l’annonce de la présence de l’ex-présidente du directoire d’Areva et d’un ancien administrateur général du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) dans le comité de pilotage du futur débat national sur la transition énergétique. Dans un communiqué, le réseau Sortir du Nucléaire a dénoncé une "farce sinistre" tandis que Greenpeace parlait de son côté de "provocation".
Anne Lauvergeon, qui a dirigé Areva pendant dix ans jusqu’à 2011, et Pascal Colombani, patron du CEA de 1999 à 2002, seront deux des cinq membres du comité chargé, sous la présidence de la ministre de l’Ecologie Delphine Batho, d’animer ce grand débat décidé dans le cadre de la conférence nationale sur l’environnement de septembre dernier. Il est complété par une universitaire spécialiste du développement durable, Laurence Tubiana, le climatologue Jean Jouzel et un ancien responsable de Greenpeace France, Bruno Rebelle (...) »
LCI, le 11 novembre 2012


Fukushima : la situation de la centrale nucléaire
« L’IRSN a publié récemment un point de la situation à la centrale nucléaire dévastée de Fukushima Dai-Ichi. En voici les éléments principaux (...) »
Par Sylvestre Huet, journaliste scientifique à Libération, sur son blog le 8 novembre 2012


Radioactivité : les liquidateurs de Tchernobyl touchés par des leucémies
« Ce n’est pas surprenant : les nettoyeurs de la centrale nucléaire de Tchernobyl après l’explosion présentent davantage de leucémies que la population générale. En revanche, ils développent également des leucémies lymphoïdes chroniques que l’on ne pensait pas associées à la radioactivité. Avec cette étude, les scientifiques espèrent maintenant mieux établir les risques sanitaires d’une exposition à des faibles doses radioactives, comme lors d’une séance de rayons X (...) »
Par Janlou Chaput, Futura-Sciences, le 8 novembre 2012


Le coût de l’accident nucléaire de Fukushima pourrait doubler
« Le coût du traitement de l’accident nucléaire de Fukushima, comprenant la décontamination et le dédommagement des victimes, pourrait atteindre 100 milliards d’euros, le double de la somme prévue, selon la compagnie gérante de la centrale, ruinée par le tsunami du 11 mars 2011.
La catastrophe de Fukushima, la plus grave du secteur depuis celle de Tchernobyl (Ukraine), en 1986, a entraîné d’importantes émissions radioactives dans l’air, les sols et les eaux de la région, et a obligé une centaine de milliers d’habitants à quitter leur logement. La somme de 10 000 milliards de yens (100 milliards d’euros), qui relève pour l’heure de l’hypothèse, ne comprend toutefois pas les charges liées au démantèlement des quatre réacteurs ravagés sur les six que compte le site. Ces opérations dureront autour de quarante ans et nécessiteront le développement de nouvelles techniques ainsi que la formation de milliers de techniciens
(...) »
Le Monde avec AFP, le 7 novembre 2012


En Allemagne, entre 2011 et 2012, la production d’énergie solaire a augmenté de 50%
« Depuis que l’Allemagne a décidé d’abandonner l’énergie nucléaire suite à la catastrophe de Fukushima beaucoup restent sceptiques quant aux capacités du pays à assurer la transition énergétique. C’est oublier que l’Allemagne produit déjà 25% de son électricité avec des énergies renouvelables dont l’éolien, le solaire et la biomasse.
Selon l’association des producteurs d’énergie allemands BDEW, l’éolien est aujourd’hui devenu la principale source d’électricité propre. Il fournit 8,6% de la production électrique totale. Mais l’énergie solaire progresse rapidement et se place déjà au 2ème rang dans un pays qui n’est pourtant pas réputé pour son ensoleillement. Elle a ainsi augmenté de 50% en 2012 (janvier à septembre, comparés à la même période de 2011), passant de 4,1 à 6,2% de la production électrique allemande
(...) »
Par Mathilde Emery, Bioaddict.fr, le 7 novembre 2012


Nucléaire : nouvelles révélations sur la corruption généralisée en Corée du Sud
« Le scandale de la corruption dans les centrales nucléaires de Corée du Sud rebondit. Après la contrefaçon de composants fournis par Areva, les pots de vins généralisés, l’enquête vient de mettre à jour de fausses certifications. Deux réacteurs ont du être stoppés.
Deux réacteurs de la 5ème plus grande centrale nucléaire du monde, à Yeonggwang, en Corée du Sud, viennent d’être arrêtés subitement. « Des contrôles de sécurité exhaustifs sont nécessaires sur ces deux réacteurs où des composants non certifiés ont été utilisés de façon extensive », a déclaré le ministre de l’économie Hong Suk-Woo. Les autorités coréennes viennent de découvrir que les certifications de plus de 5.000 éléments (fusibles, systèmes de ventilation.. .) de ces réacteurs sont des faux.
De faux certificats délivrés à 7.700 composants depuis 2003
Selon le ministre de l’économie, huit fournisseurs ont livré aux centrales nucléaires coréennes depuis 2003 près de 7.700 produits assortis de faux certificats de conformité. Séoul exige une certification spécifique pour tous les composants entrant dans une centrale nucléaire et a agréé pour les délivrer 12 organismes internationaux. Les réacteurs 5 et 6 de Yeonggwang devraient rester arrêtés au moins jusqu’en janvier, afin de remplacer les éléments incriminés, ce qui devrait occasionner une pénurie d’électricité cet hiver, a ajouté le ministre. Avant d’ajouter que ces composants ne concernaient pas le « cœur » du réacteur et ne menaçaient pas la sûreté
(...) »
Par Marie-Caroline Lopez, La Tribune, le 6 novembre 2012


Un nouveau scandale nucléaire secoue le Japon
« (...) La commission gouvernementale japonaise mise en place pour fixer de nouvelles normes de sécurité pour la cinquantaine de centrales nucléaires installées dans le pays est au centre d’une nouvelle polémique. Selon la presse japonaise, quatre de ses six membres ont reçu de l’argent de la part de l’industrie nucléaire.
Les quatre experts ont reçu entre 3 et 27 millions de yens (35’000-317’000 euros) sous forme de subventions et donations financières diverses au cours des trois ou quatre dernières années, affirme lundi l’agence de presse Kyodo, citant l’Autorité de régulation nucléaire (NRA)
(...) »
Radio Télévision Suisse, le 5 novembre 2012


L’ouragan Sandy a aussi frappé les centrales nucléaires américaines
« L’ouragan Sandy qui a déferlé sur le nord-est des Etats-Unis a entraîné l’arrêt de trois réacteurs nucléaires et mis en alerte une vieille centrale à Hancocks Bridge (New Jersey).
Si l’ouragan Sandy a endommagé de nombreux bâtiments et infrastructures américaines sur lesquels il a déferlé lundi, il a aussi mis à rude épreuve toutes les installations nucléaires du pays. En effet, la plupart des centrales nucléaires américaines sont implantées dans le nord-est, précisément là où a frappé Sandy. Ainsi, certaines ne peuvent toujours pas tourner à plein régime pour le moment alors que 8 millions de foyers restent privés d’électricité
(...) »
Par Emmanuel Perrin, Maxisciences.com, le 31 octobre 2012


Dangers imminents
« Jean-Paul Jaud : Dans "Tous cobayes ?", le cinéaste accuse OGM et nucléaire d’être tous deux fondés sur le trafic et le mensonge.
Interview de Jean-Paul Jaud.
- Sud-Ouest. Après avoir réalisé quantité de retransmissions sportives pour Canal+, voilà des années que vous dénoncez les « poisons de la terre ». Après les pesticides, votre dernier film est consacré aux OGM et au nucléaire. Pourquoi avoir marié les deux ?
- Jean-Paul Jaud. Les deux premiers films dénonçaient cette agriculture, dite conventionnelle, qui devrait être baptisée chimique et mortifère. Je travaillais sur "Tous cobayes ?" en suivant les expérimentations du professeur Séralini, (contredites par des agences nationales, ndlr) lesquelles constituent le fil conducteur du film. J’étais donc attaché aux OGM, ces éponges à pesticides, tolérantes à des quantités astronomiques d’herbicides, d’insecticides et de fongicides. On est là au summum de l’empoisonnement…
J’étais plongé dans ces questions lorsqu’est survenue la catastrophe de Fukushima. Il m’a alors semblé évident de réunir ces deux technologies, OGM et nucléaire. Toutes deux sont fondées sur le trafic et le mensonge, elles génèrent les mêmes pathologies, elles sont là pour des siècles, on ne sait pas les maîtriser, elles mettent les écosystèmes en danger et, s’ils disparaissent, l’homme disparaîtra aussi.
- Sud Ouest. Vous avez bien vu que les conclusions de M. Séralini ont été sérieusement remises en cause…
- Jean-Paul Jaud. Mais par qui ? Par de fameux académiciens autoproclamés de l’acabit de Claude Allègre ? Justement, le grand intérêt des travaux de Gilles-Éric Séralini (lire sa tribune dans Le Monde), c’est qu’ils vont obliger tout le monde à regarder de près les études ayant permis de mettre ce poison que sont les OGM sur le marché. Au bénéfice de qui ? D’une minuscule minorité de spéculateurs, d’affairistes, que je considère être à la limite du cannibalisme
(...) »
Recueilli par Patrick Guilloton, Sud Ouest, le 29 octobre 2012


Matignon propose un nouveau gendarme du nucléaire
« Pierre-Franck Chevet, haut fonctionnaire au ministère de l’Écologie, devrait devenir le nouveau patron de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).
Un haut fonctionnaire, X-Mines. Le profil que le gouvernement a choisi pour présider l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) est celui d’un technocrate, qui incarne la continuité. "Le Premier ministre envisage de proposer au président de la République de nommer M. Pierre-Franck Chevet en qualité de président de l’Autorité de sûreté nucléaire", a indiqué Matignon dans un communiqué lundi après-midi
(...) »
Par Fabrice Nodé-Langlois, Le Figaro, le 29 octobre 2012


Fukushima, une fuite persistante ?
« Dix-neuf mois après la catastrophe nucléaire, les niveaux de radioactivité des poissons restent élevés au large de Fukushima dans le nord-ouest du Japon. C’est ce qu’affirme une étude américaine publiée dans la prestigieuse revue Sciences vendredi 26 octobre 2012, relançant l’hypothèse d’une fuite persistante du réacteur de la centrale accidentée (...) »
Par Camille Sarret, TV5 avec AFP, le 28 octobre 2012


L’application Facenuke atomisée de l’intérieur
« Lancée en avril 2012, la cartographie du lobby nucléaire en France de Greenpeace a suscité une vive réaction des industriels et institutions qui y apparaissaient. Invoquant auprès de la Cnil leur droit d’opposition, une poignée d’entre eux a poussé l’ONG à mettre hors ligne l’application vidée de son sens (...) »
Par Sylvain Lapoix, owni.fr, le 26 octobre 2012


Au Japon, la nouvelle autorité nucléaire renforce drastiquement les règles de sûreté des centrales
« De nombreuses municipalités japonaises vont être obligées de revoir leur plan d’évacuation des habitants prévu en cas de catastrophe nucléaire. C’est l’une des premières conséquences des travaux lancés par la nouvelle instance japonaise de régulation du nucléaire, la NRA (Nuclear Regulatory Authority), qui en a dévoilé les résultats jeudi 25 octobre (...)
Inaugurée le 19 septembre, la NRA remplace l’Agence de sûreté nucléaire et industrielle (NISA) et la Commission de sûreté nucléaire (NSC), toutes deux très critiquées pour leur gestion défaillante de la catastrophe de Fukushima. Placée sous tutelle du ministère de l’environnement, la NRA bénéficie désormais d’un statut similaire à celui de la Commission de la concurrence, censé garantir son indépendance.
 »
Par Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance), Le Monde, le 26 octobre 2012


La Chine relance son programme nucléaire
« Le gouvernement chinois a annoncé qu’il relançait son programme nucléaire, un an et demi après l’avoir interrompu suite à la catastrophe de Fukushima. Le nombre de projets est néanmoins revu à la baisse.
Un communiqué explique que la Chine reprend « de manière stable et ordonnée » la construction de centrales nucléaires. Le gouvernement précise que les projets de centrales nucléaires situées dans les régions côtières verront le jour, alors que ceux situées dans les terres ne seront pas approuvés pendant le 12ème plan quinquennal chinois (2011-2015)
(...) »
Par Arthur Leroy, lenergeek.com, le 26 octobre 2012


Démantèlement de la centrale de Brennilis : la question des déchets radioactifs tourne au casse-tête
« L’ASN a rejeté le dossier de démantèlement complet déposé par EDF. En cause, l’absence de solution de stockage pour les déchets, suite à l’arrêt de la construction de l’Iceda sur la centrale du Bugey. Une situation qui pourrait s’éterniser (...) »
Par Philippe Collet, actu-environnement.com, le 24 octobre 2012


Fukushima : pour Greenpeace, les taux officiels de radiation ne sont pas fiables
« Les mesures de radiation effectuées par les autorités japonaises dans la région autour de la centrale nucléaire de Fukushima ne sont pas fiables, a affirmé Greenpeace mardi à Tokyo. Selon l’organisation, les populations seraient exposées à 13 fois la limite autorisée (...) »
TF1, le 23 octobre 2012


Le Japon renforce les standards de sécurité de son Agence de Régulation Nucléaire
« Le Japon a renforcé les standards de sécurité nucléaire de son Agence de Régulation Nucléaire afin de mieux prendre en compte les données géologiques spécifiques du pays, suite à la catastrophe de Fukushima de Mars 2011.
La nouvelle agence de régulation nucléaire du Japon imposera des standards de sécurité plus stricts pour les centrales nucléaires, en prenant en compte les données géologiques dans ce pays sujet aux séismes, d’après ce qu’a déclaré son directeur jeudi.
Shuichi Tanaka, a également déclaré dans une interview que sa nouvelle agence aurait autorité pour redémarrer les réacteurs arrêtés depuis la catastrophe de Fukushima de l’année dernière, une fois que les nouveaux standards de sécurité seront mis en place et atteints
(...) »
Par Sandra Besson, actualites-news-environnement.com, le 22 octobre 2012


Le trafic d’armements nucléaires se professionnalise, selon l’AIEA
« Les groupes qui essaient d’obtenir de l’armement nucléaire sur le marché noir sont de plus en plus professionnels, ce qui nécessite la mise en oeuvre de nouveaux moyens pour éviter que du matériel sensible ne tombe entre leurs mains, a déclaré ce mercredi le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
Yukiya Amano, qui s’exprimait devant le groupe de réflexion Chatham House à Londres, estime qu’un des risques principaux est la contamination d’une grande ville par l’explosion d’une "bombe sale", un engin pouvant associer des explosifs conventionnels comme de la dynamite avec des matériaux radioactifs.
L’accès des terroristes au matériel nucléaire est une véritable menace (...) . Les quantités (émanant du trafic illicite) sont faibles mais elles deviennent de plus en plus (le fait de) professionnels" , a déclaré Yukiya Amano
(...) »
20 Minutes, le 17 octobre 2012


Pékin reconnaît des défaillances dans sa sûreté nucléaire
« Le ministère de l’environnement a rendu public mardi 16 octobre un rapport très critique sur l’état de la sûreté nucléaire dans le pays. Les conclusions de ce travail, commandé après l’accident de la centrale de Fukushima (Japon) en mars 2011, ont été approuvées par le Conseil d’Etat, le gouvernement central.
La situation "ne rend pas optimiste", admet le ministère de l’environnement en estimant qu’il faudra investir 79,8 milliards de yuans (9,7 milliards d’euros) dans le renforcement des infrastructures après l’"analyse en profondeur des maillons faibles en matière de sûreté nucléaire".
La Chine dispose de seize réacteurs en activité, tandis que vingt-six sont en construction. Le pays investit massivement dans cette énergie alors que 70 % de ses besoins en énergie sont toujours couverts par le charbon. Mais l’approbation de nouveaux projets de réacteurs a été suspendue après la catastrophe japonaise
(...) »
Par Harold Thibault (Shanghaï, Chine, correspondance), Le Monde, le 17 octobre 2012


La très faible disponibilité du parc nucléaire booste le charbon en France
« Pour le 4ème mois consécutif, la disponibilité des centrales nucléaires françaises s’est située en aôut à un niveau très bas, selon les statistiques du ministère de l’énergie. Bilan : un recours record aux centrales à charbon.
La production nucléaire a chuté de 9,7 % en août 2012 par rapport à août 2011, selon la dernière note de conjoncture énergétique que vient de publier le ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie (Medde). La production du parc français a atteint un niveau comparable à celui d’août 2009, ajoute le Medde. Pour le quatrième mois consécutif, le coefficient de disponibilité des centrales nucléaires se situe à un niveau particulièrement bas (67,4 %), contre 80,7% pour l’ensemble de l’année 2011
(...) »
Par Marie-Caroline Lopez, La Tribune, le 15 octobre 2012


Fukushima : Tepco admet avoir minimisé les risques pour ne pas alarmer la population
« Vendredi 12 octobre 2012, à l’occasion de la présentation de sa stratégie fondamentale de réforme de son dispositif nucléaire, Tepco a annoncé avoir minimisé le risque de tsunami par peur d’une fermeture de la centrale pour améliorer la sécurité. Le document précise notamment que l’opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima n’avait pas pris les mesures nécessaires afin de pouvoir faire face à une telle catastrophe.
Ne pas inquiéter les populations riveraines
En cause, "la crainte que la mise en œuvre de mesures supplémentaires afin de prévenir un accident sévère puisse répandre une inquiétude chez la population locale au sujet des conditions de sûreté des centrales actuelles". Et le rapport de répondre à trois questions
(...) »
Par Philippe Collet, Actu-Environnement.com, le 15 octobre 2012


Nucléaire : taux de suicides élevé à La Hague, Areva mis en demeure
« L’Etat a mis en demeure l’usine Areva La Hague (Manche) de mettre en place un plan d’action après avoir notamment relevé un taux anormalement élevé de suicides de salariés. "Le chef de la santé au travail de Areva NC La Hague a souligné dans le rapport d’activité 2011 un taux de fréquence des suicides au sein de l’établissement trois fois supérieur à la moyenne de la Manche, elle-même supérieure à la moyenne nationale", écrit la directrice de l’unité territoriale de la Manche de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence et de la consommation, du travail et de l’emploi, Christine Lesdos, dans une mise en demeure révélée par le quotidien local, la Presse de la Manche.
Le texte, qui invoque des "risques pour la sûreté des installations", est daté du 18 septembre, et a été transmis le 8 octobre au Comité d’hygiène et sécurité (CHSCT) du site. Ces derniers mois, les syndicats avaient averti à plusieurs reprises que l’usine, où Areva emploie directement 3 000 personnes, et qui concentre la plus grande quantité de matière radioactive en Europe, connaissait un nombre préoccupant de suicides de salariés, chez eux dans la plupart des cas
(...) »
Le Monde.fr avec AFP, le 15 octobre 2012


Dans les entrailles du premier cimetière nucléaire
« La cage d’ascenseur est spacieuse : 50 personnes peuvent s’y entasser. Et rapide. En une minute, elle vous descend à plus de 670 m dans les entrailles de la terre. Direction la mine de sel, dont les premières couches sédimentaires apparaissent à partir de – 300 m. Vous voici harnaché, casque avec lampe frontale sur la tête, matériel de première urgence à la ceinture (...)
Nous sommes au coeur du WIPP, pour Waste Isolation Pilote Plant (Usine pilote d’enfouissement de déchets). Situé près de la ville de Carlsbad, au Nouveau-Mexique, il constitue le seul site en exploitation au monde où sont enfouis des déchets nucléaires. Ceux-ci ne proviennent que de la production militaire (recherche, fabrication et démantèlement d’armes atomiques). La totalité des déchets civils restent stockés en surface
(...) »
Par Sylvain Cypel (Carlsbad, Nouveau-Mexique, envoyé spécial), Le Monde, 15 octobre 2012


Les Lituaniens ont dit non à la nouvelle centrale nucléaire dans leur pays
« VILNIUS - Les Lituaniens se sont prononcés massivement contre la construction d’une nouvelle centrale nucléaire dans leur pays, lors d’un référendum consultatif organisédimanche en marge des élections législatives.
61,57% des Lituaniens ont répondu non à la question : Etes-vous pour la construction dune nouvelle centrale nucléaire en République de Lituanie ?. 34,76% ont dit oui. Il ne s’agit que de résultats partiels publiés par la commission électorale nationale, mais la participation a dépassé les 50%, condition nécessaire pour que le vote soit valide.
Le projet de construction d’une centrale nucléaire à Visaginas vise à remplacer le réacteur d’Ignalina arrêté en 2009 conformément aux engagements pris par la Lituanie lors de son entrée dans l’Union européenne en 2004.
Malgré la catastrophe de Fukushima au Japon, le gouvernement de centre-droit a maintenu le projet de construirecette nouvelle centrale avec ses deux voisins baltes, l’Estonie et la Lettonie, et le parlement lituanien a approuvé le projet cet été.
Les conservateurs au pouvoir ont vu dans ce référendum, initié par les sociaux-démocrates, une manoeuvre électorale.
Le gouvernement ne sera pas lié par le résultat de ce plébiscite consultatif, mais le virage à gauche opéré dimanche en Lituanie pourrait peser sur l’avenir du nucléaire dans ce pays.
 »
Romandie.com & AFP, le 15 octobre 2012


De la responsabilité politique de la sûreté nucléaire
« A entendre ou lire certaines déclarations, on a le sentiment que le Gouvernement n’a pas vraiment pris la mesure de son rôle et de ses responsabilités dans le domaine du risque nucléaire.
L’existence depuis 2006 (loi relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire, dite Loi TSN) de l’ASN, autorité administrative indépendante, n’a fait que renforcer dans les esprits et dans les faits la démission (volontaire ou non) du pouvoir politique sur la question de la sûreté nucléaire : les politiques s’accommodent tout à fait d’une ASN "indépendante" et se réfèrent à ses avis ou prescriptions pour ne pas prendre de décisions dans ces domaines.
Etant précisé dans son article 28-I que "L’exploitant d’une installation nucléaire de base est responsable de la sûreté de son installation", la loi définit les responsabilités en matière de contrôle de la sûreté. On constate que les responsabilités de l’ASN ne sont pas aussi étendues qu’on le croit.
Qu’on en juge :
- Toutes les décisions réglementaires relatives à l’autorisation d’une installation nucléaire ou à son arrêt ou à la suspension de son fonctionnement sont de la responsabilité du Gouvernement (...)
La responsabilité du Gouvernement vis-à-vis des citoyens est bien confirmée par la loi (...)
La situation exceptionnelle de la France avec environ 75% de sa production d’électricité d’origine nucléaire(3) par 58 réacteurs de la même famille rend la responsabilité gouvernementale encore plus lourde, comme l’illustre la déclaration du président de l’ASN lors de son allocution du 3 avril 2003 devant l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et techniques (OPECST) : "Pour illustrer mon propos, en cas de problème générique et grave, je serais conduit à aller voir le Premier ministre et à lui dire : "Monsieur le Premier ministre, vous avez le choix entre deux décisions possibles : première version, on coupe l’électricité ; deuxième version, on continue à faire fonctionner le parc nucléaire d’EDF dans un mode dégradé"".
La loi confirme bien que la responsabilité du Gouvernement est entière (ministre responsable de la sûreté nucléaire, Premier ministre, Président de la République). Chacun doit en être parfaitement conscient.
 »
Par Bernard Laponche, Polytechnicien, Docteur ès Sciences en physique des réacteurs nucléaires / Association Global Chance, dans lecercle.lesechos.fr, le 10 octobre 2012.


Centrale nucléaire de Brennilis : le démantèlement total a été refusé
« (...) Le gendarme du nucléaire a déclaré que le dossier n’est pas recevable en l’état pour être mis à consultation du public et recommande ainsi qu’il soit complété au préalable. EDF avait déposé ce dossier fin 2011 auprès de l’ASN, conformément à un décret pris en juillet de l’an dernier par le gouvernement. Suivant les termes de ce décret, des travaux de démantèlement partiel de la centrale avaient repris et EDF avait été invité à déposer une demande d’autorisation de démantèlement de l’ensemble du site, y compris le réacteur. C’est ce dernier dossier qui a été rejeté par l’ASN. Doyenne des centrales françaises, Brennilis doit servir de test pour les futures autres déconstructions de centrales.
Prototype mis en service en 1967 et arrêté en 1985, la centrale est l’unique exemple industriel français de la filière nucléaire à eau lourde, ensuite abandonnée au profit des centrales à eau pressurisée
(...) »
Par Sylvaine Salliou, France 3 Bretagne, le 9 octobre 2012


Nucléaire : nouveau coup dur pour Areva, éliminé d’un appel d’offres tchèque
« Confronté à des problèmes de retard et de surcoût de la construction de son réacteur EPR en Finlande, le groupe public français Areva a subi vendredi un nouveau coup dur avec l’élimination de l’appel d’offres pour la construction de deux nouvelles tranches de la centrale nucléaire tchèque de Temelin (...)
Le groupe nucléaire public français a subi en 2011 une perte nette de 2,424 milliard d’euros, la plus élevée depuis sa création en 2001, contre un bénéfice net de 883 millions en 2010. Cette perte historique a été entre autres due à de lourdes dépréciations liées à la catastrophe de Fukushima, le Japon étant un des principaux clients d’Areva en dehors d’EDF
(...) »
Le Parisien, le 5 octobre 2012


Limiter le nucléaire a peu d’effet sur le coût des politiques climatiques
« Après Fukushima, la question s’est immédiatement posée de l’impact de la limitation (voire de la sortie) du nucléaire sur les coûts de la lutte contre le réchauffement climatique. Nombreux furent les avis catégoriques et les cris d’orfraie, mais personne ne prit vraiment son crayon et sa calculette. C’est fait. Une équipe de scientifiques du Postam Institute for Climate Impact Research (Allemagne) et de l’Université de Dayton (Ohio, USA) a simulé l’impact des différentes options - de la renaissance flamboyante du nucléaire à la sortie pure et simple et sans délai - sur les efforts d’investissements nécessaires à la limitation des émissions de CO2 et sur le PIB mondial.
Ils parviennent à ce résultat étonnant : ça ne change pas grand chose. Il s’avère qu’une forte réduction des émissions de gaz à effet de serre, a bien plus d’impacts sur l’économie que les politiques en faveur du nucléaire. L’étude a été publiée cette semaine dans les Annales de l’Académie nationale des sciences des États-unis. Elle apporte de l’eau au moulin des partisans de ne pas investir jusqu’à 25 milliards d’euros pour rafistoler nos vieilles bouilloires atomiques et conforte la politique énergétique allemande
(...) »
Par Yves Heuillard, DD Magazine, le 4 octobre 2012


Les conséquences inattendues de Fukushima
« Le 14 septembre, le gouvernement japonais a annoncé au monde entier l’arrêt du nucléaire civil d’ici la fin des années 2030, mais il ne renonce pas à la construction de nouveaux réacteurs, ni à la production de plutonium. Il pourrait également utiliser le nucléaire à des fins militaires (...) »
Par Clara Delpas, Novethic.fr, le 2 septembre 2012


Nucléaire : les 19 centrales françaises épinglées par l’UE
« INFO LE FIGARO - Les stress tests européens post-Fukushima révèlent des défaillances de sécurité dans toutes les centrales nucléaires françaises. Mais aucune fermeture n’est préconisée par Bruxelles.
Chacun des 58 réacteurs nucléaires d’EDF affiche des défaillances, d’incidence variable, à l’issue de contrôles de sécurité systématiques menés par l’Union européenne (UE), selon un bilan encore confidentiel, obtenu par Le Figaro
(...) »
Par Jean-Jacques Mevel et Fabrice Nodé-Langlois, Le Figaro, 1er octobre 2012


Sortie du nucléaire : la Suisse propose un premier paquet de mesures
« GENEVE - La consommation moyenne d’énergie par personne et par an doit être réduite de 35% par rapport à l’an 2000 à l’horizon 2035, selon le premier paquet de mesures proposé par le gouvernement suisse dans l’optique de la sortie du nucléaire décidée après la catastrophe survenue à Fukushima.
Le projet de révision de la loi sur l’énergie, présenté vendredi, prévoit par ailleurs de développer la production annuelle de la force hydraulique et de faire progresser la part des autres énergies renouvelables
(...) »
Romandie.com avec AFP, 29 septembre 2012


Sous-marins russes coulés : une bombe à retardement pour l’Arctique
« Des experts allemands tirent le signal d’alarme : un sous-marin nucléaire russe immergé en 1981 en mer de Kara menace de contaminer l’Océan arctique.
Coulé par 50 mètres de fond au large de l’archipel de Nouvelle-Zemble, le K27 n’est qu’un des ces sous-marins immergés par Moscou pour s’en débarrasser. Une liste, sans doute, incomplète a été publiée par la Russie en août dernier : elle reprend outre le K27, 14 réacteurs nucléaires, dont cinq contenant du combustible utilisé, 735 autres éléments de machinerie radioactifs et 17 000 containers de déchets radioactifs.
Un expert allemand, Wolfgang Renneberg explique : "Plus ces sous-marins seront sous l’eau plus il y aura de chances qu’il y ait de plus en plus de fuites radioactives qui contaminent la mer.”
(...) »
RTBF, le 26 septembre 2012


Les acteurs français du nucléaire à l’attaque sur le marché du charbon
« Alstom, EDF et GDF Suez ne délaissent pas le marché des centrales à charbon, première source d’électricité dans le monde. Ils décrochent même de beaux succès, comme Alstom ce mercredi en Corée du Sud (...) »
Par Marie-Caroline Lopez, La Tribune, le 26 septembre 2012

La Mongolie, sans armes nucléaires !
« Voilà c’est fait, la Mongolie est parvenue à convaincre les puissances nucléaires de devenir le premier Etat exempt d’armes nucléaires !
La Mongolie est un Etat géographiquement encerclé par les puissances nucléaires russes et chinoises. Ne pouvant rejoindre un groupe d’Etats pour devenir une Zone exempte d’armes nucléaires (ZEAN), elle a adopté en 1992 un statut d’Etat exempt d’armes nucléaires (EEAN), puis une loi le 3 février 2000 pour renforcer ce statut
(...) »
Par Jean-Marie Collin sur son blog hébergé par alternatives-economiques.fr, le 26 septembre 2012

Nucléaire : 23 centrales pourraient être touchées par des tsunamis
« Fukushima-Daiichi restera dans l’histoire comme la première centrale nucléaire victime d’un important tsunami. Selon une nouvelle étude, 23 autres installations dans le monde pourraient un jour connaître le même sort ! Que cache ce chiffre ? (...) »
Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences, le 24 septembre 2012

[SUISSE] Suppression des chauffages électriques d’ici à 2025 ?
« Le Conseil national a adopté lundi une motion en ce sens de la commission de l’environnement. Les 250’000 chauffages électriques actuels consomment la production de la centrale nucléaire de Mühleberg (...) »
Le Matin, 24 septembre 2012

OGM, nucléaire : sommes-nous « tous cobayes » ?
« Oui, selon Jean-Paul Jaud. De Fukushima au laboratoire du professeur Séralini, où il a filmé les dessous de l’étude "choc" sur les OGM, le réalisateur dénonce le risque de contamination irréversible du vivant que font courir ces deux technologies (...) »
Anne de Malleray pour Terraeco, repris par Novethic, le 24 septembre 2012.

Cancer de la thyroïde à Fukushima : des chiffres manipulés
Une tribune signée Wataru Iwata, Mesure et conception de système au CRMS, Nadine Ribault, Ecrivain et Thierry Ribault, Economiste au CNRS, dans Rue89 le 20 septembre 2012

Québec : ni nucléaire ni gaz de schiste
« Le nouveau gouvernement québécois, entré en fonction hier, a annoncé aujourd’hui la fermeture de l’unique centrale nucléaire de la province ainsi que le maintien du moratoire sur l’exploration et l’exploitation des controversés gaz de schiste (...) »
Le Figaro avec AFP, le 20 septembre 2012

Japon : cacophonie depuis l’annonce de Tokyo de mettre fin au nucléaire
« Depuis l’annonce de la fin du nucléaire à terme, le gouvernement japonais semble s’empêtrer dans son propre projet et la presse fustige cette cacophonie alors que l’issue du débat au Japon peut avoir de sérieux prolongements internationaux (...) »
Le Monde avec AFP, le 20 septembre 2012

Les racines sociales de Fukushima
« La catastrophe a des impacts insoupçonnés sur la vie des habitants. L’accident trouve aussi ses causes dans le contexte culturel et économique.
Pilotée par l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri) de Sciences Po - Paris, l’étude Devast (Disaster Evacuation and Risk Perception in Democracies) s’est penchée sur les conséquences sociales et politiques de la catastrophe de Fukushima.
Professeur au Center for Liberal Arts et au Tokyo Institute of Technology, l’anthropologue japonais, Noriyuki Ueda revient pour sa part sur les origines de ce grand désordre annoncé
(...) »
Par Virginie Roussel, La Libre Belgique, 19 septembre 2012

La centrale nucléaire de Fessenheim sera fermée d’ici 2016
« PARIS/STRASBOURG (Reuters) - La centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) sera fermée d’ici fin 2016, a déclaré vendredi François Hollande lors de son discours d’ouverture de la conférence environnementale.
L’annonce a provoqué la colère de la droite locale, les doutes de certains antinucléaires et la déception des syndicats de la plus ancienne centrale nucléaire de France
(...) »
Par Marion Douet et Julien Ponthus, avec Gilbert Reilhac à Strasbourg, édité par Jean-Baptiste Vey. Le Point, 14 septembre 2012.

Décryptage : comment relancer le nucléaire en annonçant sa fin !
« (...) la duperie est déjà en marche, de nombreux articles et reportages claironnent que le Japon a décidé de tourner définitivement le dos à l’atome. Sauf que.
Sauf qu’actuellement 52 réacteurs sur 54 sont arrêtés au Japon, et annoncer que « Le nucléaire sera arrêté d’ici les années 2030 » signifie explicitement que le pouvoir politique veut remettre en marche la majorité, voire la plupart des réacteurs arrêtés !
Notons d’ailleurs que « d’ici les années 30 » va jusqu’à décembre 2039 ! Reuters a donc bien fait de préciser « vers 2030-2040 ». Et 2040, c’est dans 28 ans : le parc nucléaire japonais a de beaux jours devant lui !
(...) »
Par Stéphane Lhomme, dans sa revue de presse sur blogs.mediapart.fr, le 13 septembre 2012

Fukushima : le Japon prévoit de sortir du nucléaire d’ici aux années 2030
« TOKYO — Le gouvernement japonais va annoncer sous peu l’abandon de l’énergie nucléaire d’ici aux années 2030, dix-huit mois après l’accident de Fukushima, a affirmé mercredi un journal japonais.
Le Premier ministre, Yoshihiko Noda, pourrait prendre cette décision dès ce week-end, lors d’une réunion portant sur le nouveau plan énergétique à établir pour tirer les conséquences de la catastrophe, a précisé le Mainichi Shimbun citant des sources gouvernementales.
Si le Japon opte pour la sortie du nucléaire, il rejoindrait les rangs des pays ayant opté pour cette stratégie après Fukushima : l’Allemagne a décidé de fermer ses 17 réacteurs d’ici à 2022 et la Suisse compte éliminer progressivement ses cinq tranches d’ici à 2034
 » (...)
AFP, le 12 septembre 2012

Nicolas Hulot : "François Hollande doit siffler la fin de la récré"
« A quelques jours de la conférence environnementale des 14 et 15 septembre, qui réunira autour du gouvernement, ONG, syndicats, patronat et parlementaires, Nicolas Hulot craint que l’environnement soit une fois de plus sacrifié à la crise économique et sociale.
Il appelle François Hollande à donner le cap de la transition écologique et à prendre en compte les propositions concrètes de la société civile (...)
[Le Monde]Vous heurtez-vous à des lobbyings puissants ?
- [N.H.] Oh oui ! Sur les gaz de schiste, nous sommes cernés. Sur la filière nucléaire, c’est extraordinaire de voir comment le lobbying industriel s’efforce d’effacer de la mémoire collective les événements de Fukushima. C’est le pot de fer contre le pot de terre. Pour autant, ces gens-là ne sont puissants que parce que les hommes politiques sont faibles. Ce n’est pas une fatalité. Et il faut que la science nous aide.
A ce propos, je pense qu’il serait important de modifier en profondeur l’Académie des sciences, en France. Sur les sujets écologiques, cette institution s’est montrée pour le moins sceptique et réactionnaire. Les sciences humaines et sociales et la biodiversité doivent y faire leur entrée afin que le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif puissent s’appuyer sur une autorité plus en harmonie avec la réalité scientifique d’aujourd’hui.
 »
Le Monde, propos recueillis par Marie-Béatrice Baudet et Laurence Caramel, le 11 septembre 2012.

La Russie réclame à la Bulgarie 1 milliard d’euros pour une centrale annulée
« La Russie a annoncé mardi réclamer un milliard d’euros de compensations financières à la Bulgarie après l’annulation cette année de la construction de la centrale nucléaire de Béléné, un projet stratégique pour Moscou dans un pays de l’Union européenne, signé en 2006 » (...)
boursorama.com avec AFP, le 11 septembre 2012

Québec : une coalition réclame la fermeture de l’unique centrale nucléaire
« (...) Une coalition de groupes écologistes et scientifiques a réclamé mardi la fermeture de l’unique centrale nucléaire de la province de Québec, Gentilly-2, ouverte en 1983 et arrêtée depuis fin juillet en raison d’une panne » (...)
Les Echos avec AFP, le 11 septembre 2012

Sécurité : Il dénonce le copinage dans le nucléaire suisse
« (...) Depuis sa démission de la Commission de la sécurité nucléaire (CSN), en juin dernier, Marcos Buser est parti en guerre contre ce qu’il considère comme des liens de copinage entre l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) et l’entreprise de gestion des déchets nucléaires, la Nagra (lire notre édition du 24 juillet). La Tribune de Genève a pu consulter des documents, fournis par le géologue, illustrant une grande proximité dans les rapports qu’entretiennent les deux entités » (...)
Par Lucie Monnat, La Tribune de Genève, le 10 septembre 2012

Japon : le point sur la situation électronucléaire
« (...) L’électronucléaire Japonais, source confirmée de ressources atomiques militaires
Ce qui ressemble désormais à un secret de polichinelle a été une nouvelle fois évoqué par Satoshi Morimoto, ministre Japonais de la défense : le programme civil Japonais est également un piédestal logistique pour la réalisation rapide d’une arme militaire utilisable en cas d’agression étrangère. « Le Japon peut rapidement fabriquer des bombes atomiques s’il le souhaite. »
(...) L’électronucléaire conditionne donc toujours les enjeux de pouvoirs et de dominations contrairement à ceux qui professent – la main sur le cœur – que les ponts séparant un réacteur et une bombe sont coupés depuis longtemps
 » (...)
Gen4, le 9 septembre 2012

La dangereuse imposture nucléaire
« (...) Si l’on fait usage de sa raison, il ne reste qu’une seule conclusion : l’incompétence des ingénieurs du nucléaire. En cas de panne du circuit de refroidissement, si l’échauffement du réacteur atteint un seuil de non-retour, il échappe au contrôle et devient un magma en fusion de radionucléides, de métal fondu et de béton désagrégé, très toxique et incontrôlable (le corium).
La vérité, posée par Three Miles Island, Tchernobyl et Fukushima, est que, une fois ce seuil franchi, les ingénieurs sont impuissants : ils n’ont pas de solution. Ils ont conçu et fabriqué une machine nucléaire mais ils ignorent quoi faire en cas d’accident grave, c’est-à-dire "hors limite". Ce sont des prétentieux ignorants : ils prétendent savoir alors qu’ils ne savent pas (...)
Dans leur domaine, ils sont plus incompétents que les ouvriers d’un garage dans le leur. S’il faut changer le cylindre d’un moteur, les garagistes savent comment faire (...)
Le fait fondamental est là, affolant et incontestable : les radionucléides dépassent les capacités technoscientifiques des meilleurs ingénieurs du monde. Leur maîtrise est partielle et elle devient nulle en cas d’accident hors limite, là où on attendrait un surcroît de compétence : telle est la vérité, l’incontestable vérité. D’où l’ aspect de devin à la boule de cristal des ingénieurs et des "spécialistes" du nucléaire. La contamination nucléaire ? Sans danger, affirment-ils, alors qu’ils n’en savent rien. L’état du réacteur détruit sous le sarcophage de Tchernobyl ? Stabilisé, clament-ils, alors qu’ils n’en savent rien. La pollution nucléaire dans l’océan Pacifique ? Diluée, soutiennent-ils, alors qu’ils n’en savent rien. Les réacteurs en ruine, percés, détruits, dégueulant le combustible dans le sous-sol de Fukushima ? Arrêtés à froid et sous contrôle, assurent-ils, alors qu’ils n’en savent rien (...)
Ce sont des devins. L’art nucléaire est un art divinatoire. C’est-à-dire une tromperie (...)
Affirmer l’infaillibilité d’un savoir technoscientifique ou se comporter comme si cette infaillibilité était acquise, c’est ignorer la nature du savoir et confondre celui-ci avec une religion séculière qui bannit le doute et nie l’échec. D’où l’effet psychotique de leurs discours (infaillibles et certains) et de leurs pratiques (rafistolages et mensonges). Tout observateur est frappé par cette contradiction et plus encore par son déni. Chacun est sommé d’un côté de leur reconnaître une science et une technique consommées et de l’autre côté de se taire malgré le constat de leur échec. Bref, le nucléaire rend fou
 » (...)
Par Jean-Jacques Delfour, professeur de philosophie, Le Monde (page "Opinions"), le 7 septembre 2012.

Espagne : la plus vieille centrale nucléaire s’arrêtera en juillet 2013
« La plus ancienne centrale nucléaire d’Espagne, à Garoña, près de Burgos (nord), cessera son activité en juillet 2013, l’exploitant ayant renoncé à demander le renouvellement de son autorisation, une nouvelle saluée par les écologistes.
Nuclenor (contrôlée à parts égales par Iberdrola et Endesa) a indiqué mercredi au ministère de l’Industrie qu’elle n’était "pas en conditions pour solliciter le renouvellement de l’autorisation d’exploitation de la centrale nucléaire de Santa Maria de Garoña", a-t-elle expliqué dans un communiqué
 » (...)
Sciences et Avenir, le 6 septembre 2012

Le risque nucléaire pourrait nous affamer et assoiffer
« (...) Tant que l’on ne saura pas sécuriser l’énergie nucléaire, que ce soit en phase de production, de démantèlement ou de traitement des déchets, il est illusoire de penser que nous sommes à l’abri d’accidents dramatiques.
La sécurité nucléaire totale n’existe pas en l’état actuel des connaissances et technologies. Certains ont cru pouvoir se rassurer en soutenant que Tchernobyl était le résultat d’une gabegie coupable, mais Fukushima est ensuite survenu dans un pays réputé pour sa technologie et son organisation.
Se satisfaire d’un degré "élevé" de sécurité revient à jouer avec les statistiques, dans un domaine où l’on ne devrait pourtant laisser aucune place au hasard. Concrètement, cela veut dire que si l’équipement est soumis à un évènement qui dépasse les seuils retenus, une catastrophe peut survenir. De tels calculs de probabilité sont admissibles lorsque les dégâts prévisibles sont circonscrits à un petit périmètre. Ils ne le sont plus dans le cas des risques nucléaires.
En outre, ce niveau de sécurité supposé nous rassurer ne peut en pratique être maintenu que si tout un ensemble de conditions sont remplies : capacité financière à investir dans la conception, la fabrication et la maintenance des équipements ; organisation sans faille de l’exploitation. Rien de tout cela ne peut être garanti en tous temps et en tous lieux. Les privatisations soumettent les décisions à des arbitrages dans lesquels le profit a nécessairement sa part ; les crises soumettent les ressources publiques à de rudes contraintes ; elles peuvent entraîner le délitement ou le dévoiement des organisations et des pouvoirs (l’histoire abonde d’exemples en ce sens). Encore ne parlons-nous pas ici des risques de terrorisme et de prolifération de l’arme nucléaire. Rester assis sur ce volcan en arborant un sourire confiant n’est pas un signe de santé mentale
 » (...)
Par Yvon Delasnerie, docteur en sciences économiques, Le Monde (page "Opinions"), le 6 septembre 2012

Fukushima – Explosion des kystes de la thyroïde chez les petits japonais
« L’Association Française des Malades de la Thyroïde s’alarme de la contamination de dizaines de milliers de petits japonais, résidant à proximité de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, et de ses conséquences sur leur thyroïde. Près d’un tiers des enfants exposés souffriraient déjà d’un kyste thyroïdien » (...)
Enviro2B, le 5 septembre 2012

Scandale de contrefaçon nucléaire en Corée du Sud
« Corruption, problèmes techniques, manque de transparence : la filière nucléaire sud-coréenne vit une année 2012 difficile. Surtout depuis la révélation – discrète et peu relayée dans la presse – du scandale de la contrefaçon de pièces détachées du groupe français Areva.
Fin juillet, le parquet d’Ulsan, chargé de l’enquête, a finalisé ses investigations qui ont conduit à l’arrestation de 22 personnes, dont plusieurs responsables de Korea Hydro and Nuclear Power (KHNP), l’entreprise publique chargée du nucléaire en Corée du Sud (...) Cette affaire de contrefaçon et de corruption n’est pas isolée. Un dirigeant de la centrale de Kori purge actuellement trois ans de prison : entre 2008 et 2010, il a confié des soupapes rouillées et destinées à être jetées à un industriel. Ce dernier les a nettoyées avant de les revendre à la centrale de Kori, au prix du neuf. A chaque fois, KHNP parle de cas isolés. Mais, dans les conclusions de son enquête sur la contrefaçon, le parquet d’Ulsan évoque "une corruption structurelle d’une société publique". KHNP, en l’occurrence
 » (...)
Par Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance), Le Monde, 3 septembre 2012

Vidéo. "Fukushima, après son retour du Japon". Entretien avec Dr Michel Fernex
« Dr. Michel Fernex, professeur honoraire de la faculté de médecine à l’université de Bâle résume et analyse sur la situation de Fukushima en terme de la santé, de l’irradiation, de ce qu’on doit faire face à l’irradiation dans les régions contaminées, après sa tournée de conférences au Japon, de Hiroshima à Fukushima en passant par Kyoto, Saitama, Kooriyama etTokyo en mai 2012 »
Publié sur YouTube, chaîne EchoEchanges le 31 août 2012. Durée 37 minutes 30.

Atmea, le projet qui sème la zizanie dans le nucléaire français
« (...) C’est un nouveau réacteur dont personne ne veut parler. Comme si ce dernier rejeton du nucléaire, baptisé Atmea, était de condition honteuse. Comme s’il allait semer la discorde dans la grande famille française de l’atome » (...)
Par Charles Haquet, L’Expansion, le 30 août 2012

Le nucléaire, un luxe hexagonal
« Les socialistes, Montebourg en tête, parent à nouveau l’atome de toutes les qualités, comme s’il ne s’était rien passé à Fukushima. Mais vanter cette énergie comme "peu chère" est un gros mensonge, souligne cet éditorial de la Tribune de Genève » (...)
Par Olivier Bot, La Tribune de Genève, repris par le Courrier International, le 28 août 2012

Le nucléaire dans le monde
« AFP - La 3ème édition de la Journée internationale contre les essais nucléaires a lieu le 29 août 2012. Cette journée vise à mettre en exergue les activités de l’ONU et d’une communauté de militants toujours plus étendue, et à informer le public sur la nécessité d’interdire la poursuite des essais d’armes nucléaires » (...)
France 24 avec AFP, le 28 août 2012

L’AIEA veut la mise en oeuvre de son plan d’action post-Fukushima
« 700 délégués provenant des 75 pays membres de la Convention sur la sûreté nucléaire sont réunis à Vienne autour de l’agence internationale de l’énergie atomique de l’ONU.
L’estimation des risques, les réactions en cas d’urgence, ou encore les critères de sûreté des centrales... Le plan d’urgence élaboré par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) après la catastrophe de Fukushima, en 2011, a-t-il suscité une prise de conscience sur le nucléaire ?
 » (...)
Par Elodie Vallerey, l’Usine Nouvelle, le 27 août 2012.

Stéphane Lhomme : "De Montebourg à Valls , l’incompétence !"
«  (...) En déclarant, contre toute évidence, que "le nucléaire est une énergie d’avenir", MM Montebourg et Valls ne parlent en réalité pas d’énergie mais de la situation politique dans la majorité. Il s’agit, de la part de ces deux ministres productivistes, de faire publiquement état de la mise au pas du parti écologiste EELV par le parti socialiste » (...)
Par Stéphane Lhomme, bellaciao.org, le 27 août 2012

La France nage-t-elle à contre-courant sur le nucléaire ?
« En qualifiant de "filière d’avenir" le nucléaire français, Arnaud Montebourg et Manuel Valls sont-ils en "décalage total avec la réalité", comme l’affirme aujourd’hui Europe Ecologie les Verts ? Pas si sûr » (...)
Par Julie de la Brosse, L’Expansion, le 27 août 2012

Fukushima : le Premier ministre japonais confirme sa volonté de sortir de la dépendance au nucléaire
« TOKYO (Japon) - Le Premier ministre nippon Yoshihiko Noda a réaffirmé mercredi lors d’une rencontre avec des militants antinucléaires la volonté du Japon de sortir de la dépendance au nucléaire à moyen ou long terme, près d’un an et demi après l’accident de Fukushima.
Le Premier ministre de centre-gauche a répété que son gouvernement préparait un nouveau plan énergétique pour l’horizon 2030, avec à l’esprit la volonté de sortir de la dépendance au nucléaire à moyen ou long terme.
Les autorités planchent sur trois scénarii d’ici à 2030 : une production nucléaire représentant 20 à 25% de la consommation d’électricité, une part de seulement 15%, ou rien du tout dans l’hypothèse la plus antinucléaire
 » (...)
Romandie.com, AFP, le 23 août 2012

Fukushima : et si le pire était à venir ?
« C’est une petite piscine - et un désastre planétaire en puissance. Un cube en béton de onze mètres de profondeur, rempli d’eau et bourré de combustibles nucléaires usagés : 264 tonnes de barres très radioactives ! Depuis un an et demi, ce bassin dit de "désactivation" repose à trente mètres du sol sur le bâtiment ébranlé du réacteur numéro 4 de la centrale de Fukushima-Daiichi. Il n’est plus protégé ni par un toit solide ni par des murs, mais par une simple bâche de plastique blanche.
Ce scénario d’apocalypse obsède la plupart des chercheurs
Les risques d’une telle situation sont incommensurables. Si, à la suite d’un typhon (dont la saison commence fin août) ou d’un nouveau tremblement de terre, la piscine venait à se vider ou à s’écrouler, la catastrophe qui en résulterait serait probablement sans précédent dans l’histoire de l’humanité. La mise à l’air libre de ces 264 tonnes de combustibles nucléaires pourrait dégager dans l’atmosphère dix fois plus de radioactivité que l’accident de Tchernobyl, si ce n’est davantage. Ce serait, disent certains, la fin du Japon moderne et, en tout cas, une calamité pour l’ensemble de l’hémisphère Nord qui deviendrait gravement et durablement contaminé
 » (...)
Par Vincent Jauvert, Le Nouvel Observateur, le 22 août 2012

Japon : niveau de radioactivité record sur des poissons au large de Fukushima
« Un niveau record de radioactivité a été détecté sur des lottes au large des côtes japonaises (nord-est) à hauteur de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi accidentée, a indiqué mardi l’opérateur Tokyo Electric Power Co (TEPCO).
Les poissons pêchés le 1er août, à 20 km de distance de la centrale nucléaire, puis soumis à des tests scientifiques ont révélé un niveau de 25.800 becquerels de caesium par kg, a annoncé TEPCO, soit un niveau 258 fois plus élevé que la limite fixée par le gouvernement dans l’alimentation
 » (...)
Le Nouvel Observateur, le 21 août 2012

Des micro-fissures sur les cuves de dix réacteurs nucléaires français
« A l’initiative de l’Agence fédérale de contrôle nucléaire belge (AFCN), des représentants des autorités de sûreté nucléaire de sept autres pays européens (France, Suisse, Suède, Pays-Bas, Allemagne, Espagne, Royaume-Uni), ainsi que des Etats-Unis, se sont réunis jeudi 16 août à Bruxelles.
Ils doivent examiner la situation de la cuve du réacteur numéro 3 de la centrale de Doel, près d’Anvers, où des milliers de possibles fissures ont été découvertes (...)
Ces pays avaient été invités car certains d’entre eux possèdent des réacteurs - une vingtaine au total - dont la cuve, comme celle de Doel 3, avait été fournie, il y a une trentaine d’années, par le groupe néerlandais Rotterdamsche Droogdok Maatschappij (RDM), aujourd’hui disparu (...)
La moitié des fissures à la centrale de Tricastin (...)
L’autorité de sûreté belge a également révélé que c’était suite à la découverte, en 2004, de fissures sur les cuves de réacteurs français, notamment au Tricastin (Drôme), que la Belgique avait décidé de planifier des contrôles plus poussés de ses centrales.
De fait, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) française fait état, dans une note de novembre 2010 - passée inaperçue - de la détection, depuis 1993, de 33 "défauts sous revêtement" (des fissures situées sous le revêtement interne en acier inoxydable) sur les cuves de 10 réacteurs.
Plus de la moitié d’entre elles (17) affectent le réacteur 1 de Tricastin, les autres se trouvant sur les réacteurs de Fessenheim 1 et 2, Chinon B-3, Gravelines 6, Blayais 2, Dampierre 3, Saint-Laurent B-1 et B-2 (...)
Greenpeace s’étonne de la "différence d’approche" entre les autorités de sûreté française et belge, la première considérant que "ces micro-fissures ne sont pas nocives", tandis que la seconde envisage, si ses craintes se confirment, de fermer définitivement deux des principaux réacteurs du pays
 »
Par Pierre Le Hir et intérim (à Bruxelles), Le Monde, 17 août 2012

Une société belge en faillite abandonne ses déchets nucléaires
« L’entreprise, spécialisée dans la production de matériel pour la sûreté nucléaire, a reçu une lettre de mise en demeure de l’Institut belge des radioéléments » (...)
Libération avec AFP, le 14 août 2012

Bruxelles tire la sonnette d’alarme sur plusieurs réacteurs nucléaires en Europe
« Outre les deux réacteurs belges arrêtés mercredi, neuf autres réacteurs européens, en Allemagne, Espagne, Pays Bas, Suède et en Suisse, seraient dotés de cuves provenant du même fournisseur que celui qui a fabriqué celle de la centrale belge de Doel 3 qui recèle de "potentielles fissures". Le commissaire européen à l’énergie souhaite que des contrôles soient effectués » (...)
Par Marie-Caroline Lopez, La Tribune, le 9 août 2012

Au Japon, les antinucléaires se radicalisent
« (...) plus de deux tiers des Japonais veulent en finir avec l’énergie d’origine nucléaire, et s’efforcent de faire entendre leur voix avec une persévérance et une ténacité qui devraient forcer les autorités à prendre en compte cette réalité. Il faudra certainement continuer et amplifier encore le mouvement pour que des décisions allant dans le sens souhaité par le peuple soient prises. Le premier ministre a promis de recevoir des représentants des manifestants – chose unique dans l’histoire du Japon – mais il a prévenu qu’il écouterait aussi ceux qui réclament la relance des centrales, campant sur ses positions. Bien que le Japon soit une démocratie, le peuple, ici non plus, n’est pas vraiment souverain. »
Par Marc Humbert, professeur à l’université de Rennes, chercheur au CNRS, et professeur invité à l’université Ritsumeikan, Kyoto. blog.mondediplo.net (Le Monde Diplomatique), le 9 août 2012.

Un Japon sans nucléaire est possible pour 2030, selon un ministre
« Le ministre japonais de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie a jugé mardi envisageable que le Japon se passe complètement d’énergie nucléaire à partir de 2030, sans que cela ne porte préjudice à l’économie du pays.
"Nous pouvons le faire", a déclaré Yukio Edano, lors d’une conférence de presse, en réponse à une question sur les conséquences négatives d’un éventuel arrêt total des réacteurs d’ici là.
Le gouvernement nippon planche actuellement sur la définition d’un nouveau bouquet énergétique, près d’un an et demi après l’accident nucléaire de Fukushima qui a rendu caduc l’objectif antérieur d’élever la part du nucléaire d’un peu moins de 30% de la production d’électricité à 53% d’ici à 2030.
Les autorités étudient actuellement trois scénarios possibles d’ici à 2030 : se passer totalement d’énergie nucléaire, baisser sa part à 15% de l’électricité ou ne la réduire que marginalement, entre 20 et 25% de l’électricité produite
 » (...)
Libération avec AFP, le 7 août 2012

L’Allemagne y est parvenue : 100 % d’électricité renouvelable
« Mine de rien, le 25 mai dernier, l’Allemagne est devenu détentrice d’un sacré record, à savoir être le premier pays qui aurait pu se passer intégralement de ses centrales thermiques et nucléaires pour produire son électricité, sur une journée. Cet évènement, passé quasiment sous silence en France, a été permis par une météo idéale (ensoleillement et vent au top), l’impressionnant effort qu’à fait notre voisin pour se doter d’un parc éolien et solaire à la hauteur de ses ambitions et une faible demande en ce lundi de Pentecôte. Plus que l’éolien et la biomasse, c’est la production d’énergie électrique solaire qui, ce 25 mai, a été déterminante en dépassant les 22 gigawatts/heure, soit 50 % des besoins du pays (un autre record mondial) » (...)
Par Rémy Olivier, Univers Nature, le 3 août 2012

La catastrophe de Fukushima : des nouvelles en août 2012
Le "Blog de Fukushima" fait le point sur la situation au Japon, plus de 16 mois après la catastrophe. Article publié le 3 août 2012.

Greens Japan ou l’entrée en scène du premier parti écolo nippon
« Signe que le mouvement anti-nucléaire prend racine au Japon, le 28 juillet est né le parti politique Greens Japan. Dans un pays où l’échiquier politique est traditionnellement bipartite, ce nouveau-né écologiste espère trouver sa place (...)
(...) Greens Japan n’est pas au bout de ses peines : car outre la consolidation de la carte politique et l’amélioration de sa vitrine marketing, le parti doit aussi réfléchir à son financement. Au Japon, insiste Jean-François Sabouret, "la politique n’est qu’une affaire de gros sous". Et les fonds risquent de manquer au jeune parti. "Des entreprises comme Tepco [compagnie d’électricité, gérant de la centrale de Fukushima] ont souvent arrosé les partis politiques de droite comme de gauche. Le clientélisme tourne à plein régime. Or, les sociétés du pays sont majoritairement pro-nucléaires, trouver des appuis ne sera pas simple", explique-t-il
 » (...)
Par Charlotte Boitiaux, France 24, le 3 août 2012

Une enquête en Corse sur les conséquences de Tchernobyl
« (...) Près de trente ans après l’explosion du réacteur de Tchernobyl, une vaste enquête est lancée dans l’île de Beauté, pour savoir si oui ou non un lien de causalité existe entre la plus grande catastrophe du nucléaire civil et différentes maladies contractées par les Corses. La Collectivité territoriale de Corse (CTC) a diffusé cette semaine un appel à la population pour « recenser les pathologies déclarées après le passage du nuage radioactif : maladies du sang (hémopathies malignes, lymphomes ou leucémies) et maladies de la thyroïde ».
L’appel de la collectivité s’adresse aux personnes ayant résidé en Corse à partir de 1975 et ayant contracté ce type de maladies entre 1980 et 2010. Les données recueillies seront transmises à une équipe de chercheurs de l’hôpital Galliera de Gênes, en Italie, qui a remporté l’appel d’offre lancé par l’Assemblée de Corse
 » (...)
Par Fabien Soyez, Le Figaro, le 2 août 2012

Flash Japon : trois procureurs ouvrent une enquête criminelle sur l’accident de Fukushima
« Selon des sources proches du dossier, les procureurs publics du district de Tokyo, de Fukushima et de Kanazawa auraient officiellement ouvert une enquête criminelle à la suite du dépôt de cinq plaintes accusant les dirigeants de Tepco et les autorités Japonaises d’avoir causé des décès et des blessures suite à des négligences liées à l’exercice de leurs fonctions lors de l’accident nucléaire de Fukushima-Daiichi » (...)
Gen4, le 1er août 2012

Fukushima : la compagnie Tepco de facto nationalisée
« (...) La compagnie d’électricité gérant la centrale nucléaire accidentée Fukushima Daiichi, Tokyo Electric Power (Tepco), a été de facto nationalisée mardi, l’Etat devenant son actionnaire majoritaire après une injection dans son capital de 10 milliards d’euros.
Ce plan, annoncé en mai et approuvé en juin par les actionnaires de cette entreprise jusque-là privée, vise à fournir des liquidités à Tepco qui croule sous les dettes et doit faire face aux immenses dépenses entraînées par la catastrophe.
Concrètement, un fonds étatique ad-hoc a injecté 1.000 milliards de yens dans la compagnie (plus de 10 milliards d’euros), en échange d’actions préférentielles émises par Tokyo Electric Power
 » (...)
AFP, le 31 juillet 2012

Japon : le mouvement anti-nucléaire gagne en force
« (...) 200.000 japonais ont manifesté lors du dernier week-end contre le redémarrage de deux réacteurs de la centrale nucléaire d’Ohi, située sur la côte nord du pays. Seize mois après l’accident de Fukushima, le mouvement anti-nucléaire japonais prend de l’ampleur (...)
De nouvelles formes de contestation voient le jour, qui témoignent d’un début d’organisation au niveau politique. Le mouvement des Verts au Japon, qui fédère les différents mouvements écologistes japonais, a ainsi été lancé samedi 28 juillet. Le parti espère gagner au moins 5 sièges aux prochaines élections sénatoriales en 2013 afin d’être officiellement reconnu
 » (...)
Par Mathilde Goupil, La Vie, le 31 juillet 2012

Nucléaire. Michel Fernex : « À Fukushima, les leçons de Tchernobyl sont ignorées »
« (...) Dr Michel Fernex : "Les études scientifiques en cours montrent qu’il y a autant de dommages génétiques dans les secteurs contaminés de Fukushima que de Tchernobyl."
De retour d’un voyage de dix jours au Japon, le Dr Michel Fernex dénonce mensonges et silences qui mettent en danger les populations contaminées par la catastrophe de Fukushima.

Que retenez-vous de vos échanges avec des professeurs de la faculté de médecine de Fukushima ?
J’ai pu rencontrer quatre professeurs de cette université, en cardiologie, urologie, médecine interne et ophtalmologie. Des médecins qui semblent tout ignorer des affections liées à la contamination. Ils étaient très surpris de voir apparaître chez des sujets jeunes des infarctus du myocarde, du diabète, des maladies des yeux. Je leur ai parlé des travaux du professeur Bandajevsky, de Gomel, en collaboration avec l’institut indépendant Belrad, auprès des populations touchées par Tchernobyl. Ces études ont mis en évidence les liens entre contamination, notamment par le Césium 137, et ces pathologies.
Directive a été donnée à l’université de Fukushima de ne pas parler de nucléaire. Seul un jeune professeur d’écologie tente des études sur les conséquences de la catastrophe sur les enfants. Il subit des menaces. La majorité des universitaires sont disciplinés, ils ferment les yeux pour sauver leur carrière : c’est très grave. Un pays aussi fort en recherche que le Japon devrait approfondir les études sur les altérations génétiques induites par la contamination et développer des antimutagènes pour réduire les anomalies génétiques qui se transmettront de génération en génération.
Des maladies de la thyroïde apparaissent déjà, mais les cancers ont un temps de latence qui fait qu’ils ne séviront que dans quatre ans, tout comme les cancers du cerveau chez les enfants et plus tard chez les adultes. Le nombre de bébés de faible poids à la naissance augmente. Le nombre de naissances de filles baisse de 5 % parce que l’embryon féminin est plus vulnérable. L’évolution des maladies du nouveau-né et du mongolisme est encore gardée secrète
 » (...)
L’Alsace, propos recueillis par Élisabeth Schulthess, le 24 juillet 2012

Fukushima : le gouvernement et Tepco ont ignoré le risque d’accident
« (...) Le gouvernement japonais et la compagnie d’électricité Tepco ont ignoré le danger lié à l’énergie nucléaire, ce qui a rendu possible l’accident à la centrale Fukushima Daiichi en mars 2011. C’est ce qu’a affirmé, lundi 23 juillet, le rapport final de l’exécutif sur la catastrophe.
"Le problème principal provient du fait que les compagnies d’électricité, dont Tepco, et le gouvernement n’ont pas perçu la réalité du danger, car ils croyaient au mythe de la sécurité nucléaire au nom duquel un accident grave ne peut se produire dans notre pays", ont expliqué les membres d’une commission d’enquête désignée par le gouvernement
 » (...)
Le Monde.fr avec AFP, le 23 juillet 2012

A Fukushima, des salariés poussés à sous-déclarer leur niveau de radiation
« (...) Le sous-traitant espérait ne pas perdre son contrat sur le site.
Un sous-traitant intervenu sur le site nucléaire accidenté de Fukushima au Japon aurait poussé ses ouvriers à sous-déclarer le niveau de radiations auquel ils étaient soumis, vraisemblablement pour ne pas perdre son contrat, ont rapporté samedi plusieurs médias japonais. Selon le quotidien Asahi Shimbun et d’autres médias japonais, un responsable de la société de construction Build-Up aurait demandé en décembre à une dizaine de ses ouvriers de recouvrir de plomb les dosimètres qu’ils portaient pour évaluer le cumul de radiations auxquelles ils étaient exposés, lorsqu’ils intervenaient dans les zones les plus radioactives de la centrale accidentée
 » (...)
Libération avec AFP, le 21 juillet 2012

Fukushima : Une enquête indépendante et critique
Cet article propose une rapide synthèse des principaux enseignements et informations apportés par le rapport de la commission d’enquête indépendante japonaise sur la catastrophe de Fukushima.
Par Daniel Eskenazi, Le Temps (Suisse), article repris sur www.2000watts.org le 18 juillet 2012.

La facture annuelle d’électricité va bondir de 30 % d’ici à 2016
« (...) Selon le rapport de la commission d’enquête du Sénat, la facture annuelle en électricité des ménages français s’élèvera à 1.125 euros, hors taxe, en 2016. En 2020, elle pourrait atteindre 1.307 euros par an contre 874 euros en 2011. En cause : les investissements élevés du renouvelable, ceux croissants du nucléaire et l’état du réseau français (...)
Le résultat des travaux de la commission d’enquête du Sénat, dont le rapporteur est Jean Desessard (Ecologie), estime d’ailleurs que les coûts de l’électricité nucléaire sont encore sous-évalués. En incluant les travaux de maintenance post-Fukushima, 10 milliards d’euros, les sénateurs peuvent avancer un chiffre : 54,2 euros par mégawattheure. C’est plus que l’évaluation du rapport de référence de la Cour des comptes, publié au début de l’année, qui estimait à 49,5 euros par mégawattheur ce coût (...)
L’investissement dans les énergies renouvelables s’est traduit par un "développement rapide" mais "payé au prix fort", selon la commission d’enquête du Sénat. Seul l’éolien terrestre est parvenu à "maturité", avec un prix au mégawattheure de 82 euros. L’éolien en mer reste encore beaucoup moins "mature" et plus cher, plus de 220 euros
 » (...)
Par Paul Laubacher, La Tribune, le 18 juillet 2012

Fukushima : une foule antinucléaire montée à Tokyo pour exiger un Japon "propre"
« (...) En fin de matinée des milliers de petits groupes hérissés de grandes banderoles verticales recouvertes de slogans, ont convergé en bon ordre vers le parc familial de Yoyogi du quartier branché de Shibuya à Tokyo, et rapidement le rassemblement a pris des allures de kermesse (...)
Les organisateurs ont revendiqué 170.000 personnes, bien au-delà de leur objectif déclaré de 100.000, la police dénombrant de son côté 75.000 participants. Il s’agit d’une des manifestations les plus massives depuis l’accident de Fukushima, alors que des cortèges de plusieurs milliers voire de quelques dizaines de milliers de personnes défilent dans Tokyo tous les vendredi depuis quelques mois
(...) »
Le Parisien, le 16 juillet 2012
Voir aussi dans l’édition du même jour un reportage photo : En images. Gigantesque manif antinucléaire au Japon

Lituanie : Un référendum pour un projet de centrale nucléaire
« Le parlement lituanien a décidé lundi qu’un référendum consultatif sur un projet de nouvelle centrale nucléaire serait organisé en même temps que les prochaines élections législatives. Cette décision fait de l’énergie le sujet majeur de cette élection, qui se tiendra le 14 octobre.
Le gouvernement, à l’origine de ce projet de centrale, et l’opposition, qui préconise un recours aux énergies renouvelables et une rénovation du parc immobilier, s’opposent sur les moyens à employer pour réduire la dépendance énergétique lituanienne vis-à-vis de la Russie. Les sondages montrent que depuis l’accident de Fukushima, en 2011, l’opinion lituanienne est de moins en moins favorable au nucléaire et qu’elle est aujourd’hui très divisée sur le sujet.
 »
20 Minutes, avec Reuters, le 16 juillet 2012

Fukushima : le dernier homme
REPORTAGE PHOTO. « Pendant plus de neuf mois, le photojournaliste Antonio Pagnotta est régulièrement entré dans la zone interdite autour de la centrale de Fukushima au Japon. Il y a rencontré un homme qui a refusé d’évacuer les lieux. Il vit sans eau, sans électricité. Premier volet d’une série de sept portfolios (...) »
Mediapart, le 16 juillet 2012

La presse japonaise se convertit à l’antinucléaire
« Lors de la catastrophe de Fukushima, la mainmise du lobby nucléaire sur les médias a été souvent dénoncée. Quelques titres, pourtant, ont décidé de résister. L’accident nucléaire de Fukushima survenu l’année dernière a révélé une certaine censure pesant sur la presse japonaise, dénoncée à plusieurs reprises par Reporters sans frontières. L’autocensure est également présente avec des médias qui pour la plupart, continuent de soutenir à bout de bras une industrie minée par une catastrophe sans précédent depuis Tchernobyl. C’est le cas notamment du Yomiuri Shinbun, principal quotidien de l’Archipel et dont l’ancien directeur, Matsutarô Shôriki, fut aussi le principal artisan du développement du nucléaire civil. C’est également le cas du Asahi Shinbun, deuxième quotidien, qui tout en se se disant neutre, combat entre les lignes les opinions antinucléaires. Quand au quotidien économique Nikkei Shinbun, il souligne avec vigueur la menace que ferait planer sur l’économie japonaise une sortie définitive du nucléaire.
Idem dans les médias audiovisuels, qui pour la plupart et sur tout les sujets, se contentent de relayer les communiqués rassurants du gouvernement. Ou dans la presse régionale, les deux quotidiens régionaux de Fukushima –Fukushima Minpo et Fukushima Minyu du groupe Yomiuri– refusant par exemple de mener des investigations sur les conséquences sanitaires de la catastrophe.
Il faut dire que tous les grands groupes industriels ayant des liens avec le nucléaire civil –Mitsubishi, Toshiba et Hitachi sont aussi des constructeurs de centrales– il n’est pas très recommandé de critiquer cette industrie si l’on veut garder sa principale source de revenus : la publicité.
Pourtant, depuis le 11 mars, des brèches sont apparus dans ce bloc de médias pro-nucléaires et trois quotidiens d’envergure nationale ont fait le choix d’informer en détails leurs lecteurs sur l’accident et ses conséquences, voire pour certains de se positionner sur le créneau porteur de l’antinucléaire, la population étant pour une sortie du nucléaire à plus de 70% selon divers sondages
(...) »
Par Mathieu Gaulène, slate.fr, le 13 juillet 2012

Le Dr Hida, vétéran d’Hiroshima-Nagasaki prévient : les malheurs de Fukushima ne font que commencer !
« Le Dr Hida, 95 ans, s’alarme des rapports inquiétants qu’il reçoit de la région de Fukushima
Les symptômes évoqués par ses correspondants qui ont été exposés à la catastrophe nucléaire de Fukushima-Daiichi rappellent au Dr. Hida ceux qu’ils a eu a traiter durant des dizaines d’années sur les patients exposés aux irradiations et contaminations engendrées par les explosions d’Hiroshima-Nagasaki avec entre autres : Fatigue prolongée (asthénies) / Diarrhées fréquentes / Perte des cheveux
(...) »
Gen4, le 12 juillet 2012

Des déchets radioactifs français ont aussi été immergés dans l’Atlantique
« Plus de 14 000 tonnes de déchets radioactifs ont été immergées à la fin des années 1960 par la France dans des fosses de l’Atlantique, rappelle l’Andra à l’occasion de son inventaire national publié mercredi. Cette pratique a ensuite été abandonnée en 1983.
C’est dans le cadre de deux opérations coordonnées à l’époque par l’Agence pour l’énergie nucléaire (AEN) de l’OCDE que la France avait procédé à ces immersions, aux côtés de nombreux autres pays européens. En 1967, l’Allemagne, la Belgique, la France, le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont ainsi immergé environ 11 000 tonnes de déchets (36 000 fûts) dans un site à 400 km au large de la Galice (Espagne) par plus de 4 600 mètres de fond.
Ces déchets, liquides et directement évacués dans la mer ou solides et emballés dans des fûts métalliques, représentaient une radioactivité de l’ordre de 300 térabecquerels
(...) »
Le Monde, avec AFP, le 11 juillet 2012

43 sites pollués par la radioactivité recensés en France
« Dans son inventaire national publié mercredi 11 juillet, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) dresse une carte de 43 sites pollués par la radioactivité fin 2010 en France, pour la plupart réhabilités ou en passe de l’être. Ces sites sont essentiellement répartis à Paris, en Ile-de-France, ainsi que dans l’Est et le Sud-Est.
"L’Andra fait le ménage de Marie Curie", plaisante sa directrice générale, Marie-Claude Dupuis, car il s’agit essentiellement de sites où du radium (ou des objets en contenant) a été fabriqué, entreposé ou commercialisé durant la première moitié du XXe siècle.
"La plupart de ces sites ont abrité des activités du passé, datant de l’entre-deux-guerres, qui ne relevaient pas de l’industrie nucléaire : extraction du radium pour la médecine ou la parapharmacie, fabrication et application de peintures pour la vision nocturne, exploitation de minerais..." précise l’Andra sur son site Internet.
Une opération pour contrôler 134 sites
"Après guerre, la mémoire de ces sites, généralement situés dans des zones urbaines, a été perdue et certains d’entre eux ont été réaménagés en logements ou bâtiments publics par exemple. D’autres sites sont quant à eux restés à l’état de friche" précise encore l’agence
(...) »
Le Monde, le 11 juillet 2012

Interview de Janick Magne, citoyenne écologiste française impliquée au Japon
« Janick Magne est une citoyenne française expatriée au Japon depuis 33 ans. Depuis mars 2011 et les tragiques évènements qui se sont déroulés au Japon, elle décide de militer pour une sortie du nucléaire au Japon. Kibô-Promesse l’a interviewée afin d’avoir son point de vu sur la crise de Fukushima et son évolution depuis 1 an et demi. Cet échange nous permet aussi de recueillir le témoignage de son vécu sur place. Habitant à Tokyo, l’ex candidate d’ Europe Ecologie Les Verts (EELV) aux legislatives pour l’Asie l’Oceanie et le Japon nous parle de son implication politique et citoyenne : elle a eu le courage de se rendre à Fukushima, de parler aux habitants, de rencontrer les mères des jeunes enfants (...) »
kibo-promesse.org, le 10 juillet 2012

Tokyo : énorme concert anti-nucléaire avec Kraftwerk et Sakamoto
« Des milliers de personnes ont répondu présent ce week-end à l’appel du compositeur japonais Ryuichi Sakamoto en faveur de l’abandon de l’énergie atomique au pays du Soleil levant. Militants écologistes et amateurs de musique sont venus soutenir et applaudir le concert de soutien "No Nukes" organisé en proche banlieue de Tokyo. Sakamoto, pianiste et pionnier de la musique électro-acoustique, s’y est produit samedi et dimanche en compagnie d’une dizaine de groupes, dont ses ex-acolytes du Yellow Magic Orchestra et les Allemands Kraftwerk (...)
Une pétition contre l’emploi de l’énergie atomique a déjà réuni plus de 7,5 millions de signatures au Japon, et des manifestations rassemblent tous les vendredis, devant la résidence tokyoïte du Premier ministre des dizaines de milliers d’opposants à la présence de réacteurs nucléaires sur le territoire japonais
(...) »
Par CultureBox, France TV, le 8 juillet 2012

L’industrie nucléaire, en déclin, n’est plus rentable
« Le site français Médiapart publie en exclusivité ce vendredi un rapport détaillé sur les perspectives industrielles du nucléaire. Une synthèse d’un bon nombre de données chiffrées qui permet d’évaluer la viabilité économique du nucléaire, en France et dans d’autres pays.
Quel avenir pour le nucléaire d’un point de vue purement économique ? Le rapport analysé par Médiapart évite les thèmes habituels de l’environnement et de la santé pour aborder la question de la prolongation du nucléaire.
Renaissance nucléaire = utopie
Le World Nuclear Industry Status Report 2012 apporte des réponses précises et documentées à un grand nombre de questions. Il s’agit d’un rapport réactualisé chaque année depuis 2007 et produit par deux spécialistes du nucléaire, Mycle Schneider et Antony Froggatt.
Ce rapport met au jour le déclin de l’industrie nucléaire, dont la survie est de plus en plus remise en cause par l’opinion publique, mais aussi après analyse de ses coûts de fonctionnement. L’étude de Froggatt et Schneider démontre qu’une "renaissance nucléaire", ardemment désirée par le lobby de l’atome, relève plus de l’utopie que du réalisme
(...) »
RTBF, le vendredi 6 juillet 2012

L’accident de Fukushima, "un désastre créé par l’homme"
« L’accident nucléaire de Fukushima a été "un désastre créé par l’homme" et non pas simplement provoqué par le séisme et le tsunami géant survenus le 11 mars 2011 dans le nord-est du Japon, a conclu jeudi 5 juillet une commission d’enquête mandatée par le Parlement.
"L’accident (..) est le résultat d’une collusion entre le gouvernement, les agences de régulation et l’opérateur Tepco, et d’un manque de gouvernance de ces mêmes instances", a-t-elle expliqué dans son rapport final. "Ils ont trahi le droit de la nation à être protégée des accidents nucléaires. C’est pourquoi nous sommes parvenus à la conclusion que l’accident a été clairement ’créé par l’homme’", poursuit le document long de 641 pages. "Nous pensons que les causes fondamentales sont les systèmes d’organisation et de régulation qui se sont basés sur des logiques erronées dans leurs décisions et leurs actions, et non pas un problème de compétence d’un individu en particulier."
"Il est clair que cet accident est un désastre créé par l’homme. Les gouvernements passés et en place à ce moment-là, les autorités de régulation et Tokyo Electric Power ont failli à leur devoir de protéger la vie des gens et la société", a-t-elle expliqué dans son rapport final
(...) »
Le Monde.fr avec AFP et Reuters, le 5 juillet 2012

Fessenheim fermée dans un an si les travaux ne sont pas finis
« Le président de l’Autorité de sûreté nucléaire, André-Claude Lacoste, a affirmé que si les travaux de renforcement du réacteur de Fessenheim ne sont pas achevés en juillet 2013, "on ferme" (...) »
Par Fabrice Nodé-Langlois, Le Figaro, 5 juillet 2012

Les nouvelles du village nucléaire mondial
Cet article fait un point rapide sur les difficultés techniques perturbant le redémarrage de la centrale nucléaire d’Ohi au japon, l’opposition au nucléaire qui se renforce, les problèmes posés par la piscine du réacteur N° 4 de Fukushima, la contamination du Japon, une société américaine à qui tout un chacun peut commander une mesure des niveaux de radioactivité des filtres à air...
Gen4 ("Les quatre vérités et les mille mensonges du nucléaire"), le 4 juillet 2012.

Tepco sans pudeur…
« Les dizaines de milliers de manifestants réunis le 29 juin devant la résidence du premier ministre Yoshihiko Noda à Tokyo pour crier leur hostilité au redémarrage des réacteurs de la centrale d’Oi, les 7,5 millions de Japonais ayant signé la pétition remise le 15 juin par Kenzaburo Oe au même premier ministre pour obtenir la sortie du nucléaire, les hibakushas, les habitants du département de Fukushima et tous les anonymes épris d’un minimum d’éthique ne devraient pas en revenir. Mais pour la Compagnie d’électricité de Tokyo, Tepco, tout va bien, merci.
Le 20 juin, l’entreprise déjà critiquée pour son arrogance et sa tendance à dissimuler des informations, a remis son rapport d’enquête sur la catastrophe de Fukushima. Conclusion : elle n’a quasiment rien à se reprocher. Tout est de la faute du gouvernement qui s’est mêlé de ce qui ne le regardait pas. L’entreprise nie avoir caché la moindre information, explique que personne n’avait imaginé la possibilité d’un tel tsunami et affirme n’avoir jamais voulu évacuer le site
(...) »
Par Philippe Mesmer, journaliste au Monde, sur son blog http://mesmer.blog.lemonde.fr

Japon : redémarrage d’un réacteur nucléaire, pour la première fois depuis Fukushima
« TOKYO (AP) — La compagnie Kansai Electric Power a annoncé dimanche le redémarrage du réacteur numéro 3 de sa centrale nucléaire d’Ohi, dans l’ouest du Japon, pour la première fois depuis l’accident de Fukushima en mars 2011.
Le Premier ministre Yoshihiko Noda avait annoncé le 16 juin la décision du gouvernement de remettre en service deux réacteurs de la centrale d’Ohi, affirmant qu’il s’agit d’une nécessité économique. Il a invoqué les risques de pénurie de courant durant l’été, et ses répercussions sur l’économie et la vie de la population.
Première étape de la remise en exploitation, la réaction en chaîne du réacteur 3 a repris dimanche après-midi, a expliqué sur son site Internet Kansai Electric Power, principal fournisseur d’énergie de la région englobant les villes d’Osaka et Kyoto. Le raccordement du réacteur 3 au réseau électrique et la remise en route du réacteur 4 auront lieu ultérieurement
(...) »
Le Nouvel Observateur, avec AP, le 1er juillet 2012


Centrales nucléaires. "Fukushima est devant nous"
« C’est la leçon de Fukushima. L’Autorité de sûreté nucléaire préconise la création d’une force d’action rapide et des locaux bunkerisés dans chaque centrale française (...)
Une facture de 10 milliards d’euros
Ces "travaux massifs" vont prendre plusieurs années, a précisé le président de l’ASN, André-Claude Lacoste. Pour l’ensemble des travaux, EDF a évalué la facture à environ 10 milliards d’euros. Le président de l’ASN a, par ailleurs, déclaré qu’il faudra peut-être dix ans pour avoir le fin mot de la catastrophe de Fukushima. "Nous avons évidemment le devoir de prendre, dès que possible, des décisions pour améliorer la sûreté mais nous sommes amenés à les prendre sans être totalement sûrs d’avoir compris ce qui s’est passé."
 »
Le Télégramme, 29 juin 2012

Des dizaines de milliers de Japonais disent non au nucléaire
« "Saikado hantai !" (Non à la relance !) hurlaient les manifestants déjà réunis la semaine passée le même jour, à la même heure, au même endroit et pour le même motif.
Au fil des semaines, les rangs semblent grossir, mais les décomptes des autorités et des organisateurs vont du simple au quadruple, rendant difficiles les comparaisons.
Reste que les opposants, hommes et femmes de tout âge, viennent de tout le Japon pour s’opposer à la décision récente du chef du gouvernement, Yoshihiko Noda, et des autorités locales de relancer les réacteurs 3 et 4 de la centrale d’Ohi (Oi) dans l’ouest du pays
(...) »
Lapresse.ca (Québec) avec AFP, le 29 juin 2012

Japon : trop dangereux, 24 réacteurs sur 50 doivent être vite démantelés
« TOKYO - Des parlementaires japonais, qui ont étudié la dangerosité des 50 réacteurs de l’archipel, en ont déduit que 24 doivent être démantelés au plus vite car situés sur des failles ou présentant d’autres risques importants.
Selon le groupe Genpatsu zero (zéro centrale nucléaire), qui rassemble des députés et sénateurs de plusieurs partis de différents bords, près de la moitié des réacteurs de l’archipel sont vulnérables au point de nécessiter un arrêt définitif et une démolition (...)
Quant aux 26 réacteurs restants, ils ont fait l’objet d’un classement de dangerosité en fonction de leur âge, du type de technologie employée, de la nature du terrain sur lequel ils sont érigés, des moyens parasismiques dont ils disposent ou encore des populations alentour (...)
Actuellement 48 des 50 réacteurs de l’archipel sont arrêtés sine die à cause de séismes ou de sessions de maintenance prolongées en raison de mesures supplémentaires de précaution prises à la suite de l’accident de Fukushima
(...) »
AFP, le 29 juin 2012

Nucléaire : les injonctions de l’ASN pour améliorer la sûreté du parc français
« C’est un "pavé" de plus de 300 pages. Il réunit 32 décisions comportant chacune une trentaine de mesures. Soit, au total, près d’un millier de prescriptions faites par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) aux exploitants des installations nucléaires françaises : EDF pour les 58 réacteurs en activité et l’EPR en construction à Flamanville (Manche) ; Areva pour la fourniture et le retraitement du combustible ; le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) pour les installations de recherche (...) »
Par Pierre Le Hir, Le Monde, 28 juin 2012

Fukushima. Radiations : niveaux records
« La compagnie d’électricité Tokyo Electric Power (Tepco) a fait état aujourd’hui de niveaux records de radiations dans le sous-sol du bâtiment du réacteur N°1 de la centrale accidentée de Fukushima, découverte qui risque de compliquer grandement les travaux de démantèlement (...) »
Le Figaro avec AFP, 27 juin 2012

Le retour imposé du nucléaire
« Le gouvernement a décidé de relancer deux réacteurs à Fukui, dans l’ouest du pays. Le Tokyo Shimbun, quotidien antinucléaire, dénonce une décision politique, sans garanties quant à la sûreté, comme s’il ne s’était rien passé à Fukushima.
(...) Autoriser le redémarrage des réacteurs dans les conditions actuelles est une erreur. Le nouveau Japon que nous cherchons à bâtir ne saurait y voir le jour. Tout d’abord, nous n’avons pas encore élucidé l’enchaînement des faits qui a provoqué l’accident de Fukushima. Personne n’en a encore assumé la responsabilité. Et personne n’a vraiment présenté d’excuses. C’est dans cette confusion que le redémarrage va se faire
(...) »
Le Tokyo Shimbun repris et traduit par Le Courrier International, 26 juin 2012

Bouygues va collaborer avec le CEA au prototype du réacteur nucléaire ASTRID
« Le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) et Bouygues Construction (Groupe Bouygues) ont signé un accord de collaboration pour les études de conception du génie civil du prototype de réacteur de 4ème génération ASTRID. Cette collaboration permettra de croiser les apports des équipes du CEA, maître d’ouvrage d’ASTRID, avec les compétences et l’expérience de Bouygues Construction dans le domaine du génie civil nucléaire (...) »
Trader-Finance.fr le 26 juin 2012

Maîtriser le nucléaire… ou fermer toutes les centrales nucléaires du monde
« Suite à la parution en mars 2012 du livre de Jean-Louis Basdevant « Maîtriser le nucléaire ; sortir du nucléaire après Fukushima », Jean-Marc Royer en a réalisé une analyse critique qui a toute sa place dans le blog de Fukushima. Il y est relevé, entre autres, que « deux des trois cœurs ont fondu, deux subissant une fusion totale avec percement des cuves et des soubassements : le melt-through et le melt-out redoutés ». Cette information, également donnée lors d’une conférence au CERN en août 2011 par J.-L. Basdevant, si elle est confirmée par l’auteur lui-même ou un autre physicien nucléaire, devrait être à la une de tous les journaux !
En effet, jamais Tepco n’a révélé l’existence d’un melt-out à Fukushima ! Les physiciens français auraient-ils accès à des informations confidentielles sur la catastrophe ?
(...) »
Le Blog de Fukushima, 24 juin 2012

Japon : quelque 20.000 antinucléaires devant la résidence du Premier ministre
« Au moins 20.000 opposants à l’utilisation de l’énergie nucléaire manifestaient bruyamment vendredi soir à Tokyo devant la résidence du Premier ministre qui a décidé la semaine dernière d’autoriser le redémarrage de deux réacteurs alors que les 50 du pays étaient arrêtés (...) »
France 24 avec AFP, le 22 juin 2012

Le Japon avait des informations sur la propagation de la radioactivité après Fukushima
« Les autorités japonaises n’ont pas dévoilé les données américaines concernant la propagation de la radioactivité s’échappant de la centrale nucléaire de Fukushima l’an dernier, d’après ce qu’a indiqué un ministère du cabinet mardi. Certains évacués ont ainsi fui dans la même direction que les émissions radioactives (...) »
Par Sandra BESSON, actualites-news-environnement.com, le 19 juin 2012

Japon : élites et population divisées sur la relance de réacteurs nucléaires
« Politiciens, intellectuels, industriels ou simples citoyens japonais, tous étaient divisés après la décision du Premier ministre de relancer deux réacteurs nucléaires de l’archipel, alors même que les mesures nouvelles de sécurité ne seront achevées que dans trois ans.
Les manoeuvres de redémarrage du réacteur 3 de la centrale d’Ohi (ou Oi) dans l’ouest du Japon ont débuté samedi, celles pour le numéro 4 sont prévues pour jeudi, s’est félicité l’opérateur Kansai Electric Power, qui avait tempété tant et plus auprès du gouvernement pour obtenir le feu vert final
(...) »
Le Parisien, avec AFP, 18 juin 2012

Sous la pression des banquiers et de certaines grosses firmes Japonaises, Noda décide finalement de relancer la production électronucléaire à Ohi
« L’intérêt public ne pèse pas lourd face à de gros intérêts privés. Alors que 71% des Japonais se sont prononcés contre le redémarrage précipité de "l’activité" électronucléaire au Japon (1), alors que 52% des mêmes sondés indiquent qu’ils craignent qu’au moins un membre de leur famille n’ait été affecté à un moment ou à un autre par les radiations, alors que les manifestations et protestations continuent dans tout le pays contre la remise en service prochaine des réacteurs nucléaires Japonais, alors qu’à Fukushima 160.000 habitant sont chassés de leur domicile pour des dizaines d’années au minimum, M. Noda a décidé, sous la pression de gros intérêts privés, d’autoriser la remise en service des unités n°. 3 et 4 de la centrale d’Ohi (...) »
Gen4, le 16 juin 2012

Les centrales sous la menace du changement climatique
« Fukushima l’a dramatiquement prouvé : les centrales électriques sont impuissantes face aux éléments naturels. De manière bien moins violente, mais tout aussi inquiétante, elles se révèlent de plus en plus vulnérables alors que le climat se réchauffe. L’augmentation de la température des eaux et la réduction du débit des fleuves, dans lesquels elles puisent d’importants volumes pour se refroidir, vont ainsi menacer à l’avenir le fonctionnement des centrales nucléaires et au charbon d’Europe et des Etats-Unis, confirme une nouvelle étude publiée lundi dans la revue Nature Climate change et citée par Reuters (...)
Dans ce monde plus chaud, des pénuries d’eau de refroidissement se produiront de deux manières. Tout d’abord, de nombreuses rivières verront leur débit réduit. Or, les centrales thermoélectriques, qui fournissent 91 % de l’électricité aux Etats-Unis et 78 % en Europe, représentent respectivement 40 % et 50 % de la consommation d’eau douce de ces pays, à la fois pour produire de la vapeur d’eau qui va alimenter les turbines et pour refroidir ces dernières
(...) »
Par Audrey Garric, ecologie.blog.lemonde.fr, le 7 juin 2012.

Japon : Les ministres signent une pétition pour reporter le redémarrage des réacteurs nucléaires
« Les ministres japonais ont signé une pétition qu’ils présenteront au Premier Ministre du pays lui demandant de faire preuve d’une grande prudence avant de décider le redémarrage des réacteurs nucléaires du pays (...) »
Par Sandra BESSON, actualites-news-environnement.com, le 5 juin 2012

OMS rapport Fukushima : quelques remarques en perspective historique
« En 2005, l’OMS a co-organisé avec l’AIEA le Chernobyl Forum dont le rapport résume les conséquences de Tchernobyl à 51 morts par irradiation aigüe et 4000 cancers de la thyroïde “aisément curables”. Aujourd’hui, elle prend les devants, se dispensant d’attendre le temps que les contaminations radioactives exercent leurs effets en niant ces derniers par anticipation (...) »
Par Yves Lenoir, président de “Enfants de Tchernobyl Belarus”, enquete-debat.fr, le 29 mai 2012

L’Allemagne bat un record de production d’énergie solaire
« Les centrales électriques solaires allemandes ont produit un record mondial de 22 gigawatts d’électricité par heure -soit l’équivalent de la production de 20 centrales nucléaires tournant à pleine capacité- sur la fourchette horaire de midi et deux vendredi et samedi dernier, d’après ce qu’a déclaré le directeur d’un groupe de réflexion sur les énergies renouvelables.
Le gouvernement allemand a décidé d’abandonner l’énergie nucléaire après la catastrophe de Fukushima l’an dernier, et a ainsi fermé huit centrales depuis lors. Les neuf centrales nucléaires restantes seront fermées progressivement jusqu’à 2022.
Ces dernières seront remplacées par des centrales électriques alimentées par des sources renouvelables d’énergie, telles que le vent, le soleil ou la biomasse.
« Jamais auparavant un pays n’avait produit autant d’électricité photovoltaïque » a déclaré Norbert Allnoch. « L’Allemagne s’est approchée plusieurs fois du seuil des 20 gigawatts ces dernières semaines. Mais c’est la première fois que nous l’avons dépassé ».
Cette quantité record d’électricité solaire montre que l’une des nations leaders du monde est capable de satisfaire un tiers de ses besoins électriques grâce aux énergies renouvelables un jour de semaine, et presque la moitié le samedi lorsque les usines et les bureaux sont fermés
(...) »
Par Sandra Besson, actualites-news-environnement.com, le 28 mai 2012

Fukushima : l’ancien Premier-ministre reconnaît la responsabilité de l’Etat mais plaide sa cause
« L’ex-Premier ministre japonais Naoto Kan, en poste au moment de la catastrophe nucléaire de Fukushima, a reconnu lundi la responsabilité de l’Etat dans ce drame, mais défendu la façon dont il a géré la crise tout en admettant quelques cafouillages (...) »
Le Nouvel Observateur, avec AFP, le 28 mai 2012

Césium de Fukushima : qui dit vrai ?
« C’est la plus grande confusion dans les médias. Jeudi 24 mai 2012, on pouvait lire ces deux titres contradictoires :
Japon - Les fuites radioactives de Fukushima plus fortes qu’annoncé (Reuters)
Après Fukushima, des niveaux de radiation très faibles au Japon (Le Monde)
Le premier article se base sur la dernière estimation de Tepco, le deuxième sur un rapport préliminaire de l’OMS…
Depuis 14 mois, c’est la valse des chiffres !
(...) »
Le Blog de Fukushima, le 25 mai 2012

Le directeur de la sécurité nucléaire aux USA démissionne après un désaveu
« WASHINGTON - Le directeur de la Commission de régulation nucléaire américaine a annoncé lundi sa démission, trois mois après avoir été désavoué lors d’un vote en faveur de la construction de nouveaux réacteurs.
Gregory Jaczko a affirmé qu’après trois ans incroyablement productifs à ce poste, il estimait qu’il était temps de poursuivre [ses] efforts pour assurer la sécurité publique dans un autre lieu.
En février, il avait été le seul des cinq membres de cette commission à s’opposer à l’autorisation de construire deux réacteurs conçus par Toshiba et Westinghouse à la centrale de Vogtle en Georgie (Sud-Est).
Il estimait qu’il fallait, avant cela, demander à ces industriels de remédier aux failles constatées sur des réacteurs de même type à l’occasion de l’accident nucléaire de Fukushima (Japon) en mars 2011, et non pas les croire sur parole quand ils s’engageaient à le faire.
Je ne peux pas soutenir l’idée de donner cette autorisation comme si Fukushima ne s’était jamais produit et de mon point de vue c’est ce que nous faisons, avait-il dit
(...) »
Romandie.com, avec AFP, le 21 mai 2011

Fukushima : réouverture de la zone interdite
« Au Japon, 3 des 11 communes de la zone interdite autour de Fukushima ont rouvert dans l’indifférence générale. Dans certains secteurs la radioactivité est encore supérieure à la limite fixée pour l’évacuation ! Sciences et Avenir a suivi le retour hésitant des sinistrés de Fukushima dans les villes fantômes (...) »
Cécile Dumas, Sciences et avenir, le 18 mai 2012

Tokyo nationalise Tepco, l’exploitant de Fukushima
« Au terme d’un long bras de fer avec les alliés politiques et industriels de Tokyo Electric Power Company (Tepco), le gouvernement japonais a annoncé, hier soir, qu’il allait bien nationaliser l’opérateur de la centrale de Fukushima-Daiichi, actuellement au bord de la faillite.
Tepco résistait depuis plusieurs mois à cette prise de contrôle par l’Etat. Mais ses colossaux besoins de capitaux et son incapacité à se financer sur les marchés ont finalement contraint son management à accepter un plan de redressement strict. Celui-ci balise les dix prochaines années du groupe et la mise en place, à l’été, d’une nouvelle direction
(...) »
Par Yann Rousseau, correspondant à Tokyo, Les Echos, le 10 mai 2012

« La France ne tire pas les leçons de Tchernobyl et de Fukushima »
« Point de vue - Tchernobyl hier, Fukushima aujourd’hui. Pour Nicolas Imbert, directeur de Green Cross de retour de Tchernobyl, les deux catastrophes se ressemblent et montrent le manque de préparation de nos sociétés face au risque nucléaire (...) »
Terra Eco, le 10 mai 2012

Mise à l’arrêt du dernier réacteur japonais
« Le dernier réacteur nucléaire japonais a été arrêté samedi. Pour la première fois depuis 1970, le Japon va connaître dimanche son premier jour sans électricité d’origine atomique.
Un an après la catastrophe de Fukushima, le pays a repensé sa politique énergétique.
Fini le nucléaire au Japon. Les 50 réacteurs du pays sont à l’arrêt depuis samedi. Un an après la catastrophe de Fukushima, l’archipel entame une session de maintenance de plusieurs mois. Le pays du soleil levant était jusque-là le troisième utilisateur au monde d’électricité d’origine atomique. L’énergie nucléaire représentait environ 30% de l’électricité du Japon avant la catastrophe de mars 2011.
Dimanche, premier jour sans électricité atomique
Le dernier réacteur encore en service au Japon, appartenant à la compagnie Hokkaido Electric Power, a été stoppé samedi. Sa production devait cesser complètement aux alentours de 23h, heure locale, et le réacteur sera fermé complètement aux premières heures de dimanche, après des travaux de maintenance. Une fois fait, le Japon connaîtra son premier jour sans électricité d’origine atomique. Pour la première fois depuis mai 1970
(...) »
Par Marion Sauveur (avec agences), Europe 1, 5 mai 2012

Fukushima : comment la NISA a quitté le site accidenté dès le 14 mars 2011
« Les inspecteurs de la NISA ont fui le site sans même attendre l’ordre d’évacuation générale.
D’après le Sankei Shimbun, les représentants de l’agence de sécurité nucléaire Japonaise auraient été parmi les premiers personnels à évacuer le site de Fukushima-Daiichi le 14 mars 2011 au petit matin, ce qui explique probablement pourquoi le Premier Naoto Kan se disait très mal informé de la progression des événements et évoquait ce fait comme l’une des raisons l’ayant poussé à se rendre sur le site le 12 mars 2011, d’autant plus que le Directeur de la NISA ne participait plus aux réunions gouvernementales de crise depuis ce même 12 mars.
L’agence de sécurité nucléaire avait probablement compris que la situation allait rapidement devenir hors de contrôle aussi bien sur le site qu’au sein du gouvernement Nippon et qu’elle se trouverait vite à court d’arguments
(...) »
gen4.fr, le 25 avril 2012

Les premiers débris de Fukushima arrivent en Alaska
« Annonciateur d’un possible déferlement de déchets sur les côtes américaines, les premiers débris du tsunami qui a frappé le Japon le 11 mars 2011 ont atteint les côtes de l’Alaska (...) »
Guillaume Pagès, zegreenweb.com, Mardi 24 avril 2012

Rencontre avec un liquidateur de Fukushima : « C’est l’enfer »
« Rares sont les employés de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima Daiichi à parler de leur mission à haut risque. Un volontaire a accepté de témoigner. Un kamikaze de l’atome fier d’aider son pays (...) »
Thierry Jacolet, Rue 89, 23 avril 2012

Le ras-le-bol de « la viande à rem »
« Les salariés de SPIE, sous-traitant du nucléaire, sont en grève sur plusieurs sites, notamment dans les centrales de Cattenom et Fessenheim.
Un piquet de grève devant la centrale nucléaire de Cattenom pour un arrêt de travail annoncé comme « illimité » : les salariés de l’entreprise SPIE ont cessé le travail depuis avant-hier. Même chose à Fessenheim en Alsace, Cruas en Ardèche ou sur le site de Centraco dans le Gard, là où l’explosion d’un four avait fait un mort et quatre blessés graves en septembre dernier
(...) »
Le Républicain Lorrain, 18 avril 2012

Des infos très intéressantes sur la réalité de ce qui s’est produit à Fukushima, et des commentaires sur ce qu’il convient d’en conclure :
Fukushima est la preuve que ce qui a très peu de chance de se produire se produit pourtant
« Le Japan Times de ce jour donne la parole à un ingénieur indépendant, M. Kenichi Ohmae, qui a reçu en juin 2011 l’autorisation du gouvernement Japonais d’étudier tous les documents portant sur l’accident de Fukushima-Daiichi ; son enquête s’est poursuivie durant 3 mois, de juin à août 2011. M. Ohmae introduit dans son analyse nombre de points intéressants et tire quelques leçons de cet accident. Nous en reprenons quelques-uns ci-dessous en les commentant (en italique) (...) »
gen4.fr, le 18 avril 2012

Les candidats et le nucléaire : qui propose quoi ?
« A cinq jours du premier tour de l’élection présidentielle, tour d’horizon des positions des candidats sur l’avenir énergétique de la France (...) »
Par Morgane Bertrand, Le Nouvel Observateur, 17 avril 2012

Fukushima : les Japonais en résistance
« Arborant un air entendu qui ne souffre pas la contradiction, il n’est pas rare de rencontrer des connaisseurs qui d’un trait définitif expédient un peuple dont ils ont fait le tour : les uns sont ceci, les autres sont cela… C’est ainsi et pour toujours. Pour les Japonais, c’est du même tabac : ils sont voués à accepter passivement leur sort, en vertu de leur nature profonde.
Cela prend pourtant dans l’immédiat un autre chemin. La remise en marche du parc nucléaire japonais – seule une centrale est encore active jusqu’au 5 mai prochain sur les 54 qui le constituent – ne passe pas comme une lettre à la poste.
Le gouvernement Noda, dont l’existence ne tient qu’à un fil dans un contexte politique fait de jeux peu maitrisés, tente un ballon d’essai en cherchant à réactiver les réacteurs n°3 et 4 de la centrale d’Ohi, à l’arrêt pour maintenance, au prétexte d’une pénurie d’électricité allant affecter le pays cet été. Après avoir édicté de nouveaux critères de sécurité, puis organisé des tests de résistance tenant principalement de l’opération de communication.
(...)
Ne signalons enfin que pour mémoire le pire : ces trois coriums résultant de la fonte du combustible nucléaire et de ses gaines, dont la localisation et l’état restent un mystère. Un silence qui ne devrait être accepté par aucune autorité de surveillance et de sûreté nucléaire dans le monde entier, mais auquel elles concourent toutes.
 »
Par François Leclerc, Blog de Paul Jorion, 15 avril 2012

Fukushima : NKM raconte son voyage... sans Sarkozy
« Nicolas Sarkozy a finalement admis, ce vendredi matin, ne s’être jamais rendu à Fukushima avec sa ministre de l’Ecologie, comme il le prétendait jusque-là. Interrogée par Rue89, Nathalie Kosciusko-Morizet admet que le président-candidat avait enjolivé son récit de voyage (...) »
Par Sophie Verney-Caillat, Rue89, 13 avril 2012

Facenuke, le Facebook du nucléaire
« Greenpeace trace un grand schéma des relations des hommes et des femmes qui comptent dans l’atome en France, une façon pour l’ONG de dénoncer un lobby fermé (...)
C’est du moins ce qu’il faut croire en observant l’important travail réalisé par Greenpeace pour construire Facenuke, une image dynamique du réseau social des hommes et des femmes impliquées dans le nucléaire français
(...) »
Par Ludovic Dupin, L’Usine Nouvelle, 13 avril 2012

Fukushima : la radioactivité se répand dans le Pacifique
« Plus d’un an après la catastrophe de Fukushima au Japon, les résultats d’une étude révèlent la présence de radioactivité dans des organismes marins prélevés... aux Etats-Unis (...) »
Olivia Montero, Bioaddict, 11 avril 2012

A Fukushima, succès du laboratoire citoyen de mesure de la radioactivité
« Le CRMS a été créé à Fukushima en juillet 2011 grâce à une initiative de citoyens et avec le soutien de la CRIIRAD française. Depuis, il connaît une affluence constante d’habitants qui ne savent plus à quelle dose se vouer (...) »
Par Agnès Sinaï, actu-environnement.com, 4 avril 2012

Fukushima : un an de désinformation
« Quels seront les effets sanitaires de l’explosion de la centrale nucléaire de Fukushima, le 11 mars 2011 ? Il est trop tôt pour répondre. Une chose est certaine : la transparence n’est pas de mise. "On a le sentiment que les autorités reproduisent les mêmes mensonges, la même désinformation qu’après l’explosion de la centrale de Tchernobyl en 1986", affirmait ce matin, lors d’une conférence de presse, Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire et responsable du laboratoire de la Criirad, un organisme de mesures indépendant qui s’est constitué après Tchernobyl (...) »
Par Brigitte Bègue, Viva Presse, 29 mars 2012

Document sonore : Fukushima, un an après
« Que représente concrètement un accident nucléaire majeur comme la catastrophe de Fukushima pour la population, pour la région, pour le pays ? Les propos modérés de Mycle Schneider, expert indépendant en matière d’énergie et de nucléaire, nous permettent d’entrevoir la cruelle réalité. Alors que seuls 5 % des 54 réacteurs japonais sont en fonction, les millions d’habitants du périmètre irradié autour de Fukushima font face aux contraintes de la radioactivité et aux tentatives dérisoires de décontamination.Les taux d’irradiation sont en constante variation en raison de l’action des éléments naturels, vent, pluie, etc. Ceci vaut également pour la contamination sous-marine, avec des phénomènes de concentration dus aux courants ainsi qu’au fonctionnement de la chaîne alimentaire. Une situation qui dépasse clairement les possibilités de la technologie et qui démontre qu’il n’y a pas d’alternative à la sortie du nucléaire ! (...) »
Mycle Schneider interviewé par Ruth Stégassy dans l’émission Terre à Terre sur France Culture le 10 mars 2012

Fukushima : la centrale n’aurait jamais dû être inondée
« Sur la base de prévisions sismiques erronées, les ingénieurs japonais ont creusé une ancienne falaise côtière pour installer les réacteurs à une altitude bien trop basse (...) »
Par Marc Mennessier, Le Figaro, 9 mars 2012

Fukushima, cauchemar éveillé et sans fin
« Fondées ou non, les alertes se succèdent à Fukushima. Le réacteur n°3 est toujours pestiféré – en raison du niveau élevé de radiations qu’il dégage – et l’intégrité du bâtiment du réacteur n°4, où se trouve une piscine remplie de combustible, sujet d’inquiétude. La température de l’eau, puis des gaz, à l’intérieur du réacteur n°2 fait penser que le faussement dénommé – parce que rassurant – arrêt à froid n’est pas maintenu, sans que cela soit établi (...) »
Par François Leclerc, Blog de Paul Jorion, le 22 février 2012

L’Espagne prolonge l’exploitation de sa plus vieille centrale nucléaire
« SEVILLE (Espagne) - L’Espagne va prolonger de cinq ans l’exploitation de la plus ancienne centrale nucléaire du pays, à Garoña, près de Burgos (nord), a annoncé samedi le ministre de l’Industrie José Manuel Soria, une décision jugée irresponsable par les écologistes.
Hier (vendredi), le conseil de sûreté nucléaire a donné son accord pour que (la centrale de Garoña) continue à être utilisée cinq ans de plus, a déclaré le ministre, lors d’un discours prononcé à l’occasion du congrès du Parti populaire (droite) à Séville (sud) (...)
La centrale de Garoña, mise en service en 1971, est la plus vieille en activité dans le pays. Elle est contrôlée à parts égales par les groupes Iberdrola et Endesa, à travers la société Nuclenor.
Plusieurs organisations écologistes, dont Greenpeace, ont par le passé réclamé la fermeture de cette centrale, présentée comme la soeur jumelle de la japonaise Fukushima, frappée en mars 2011 par un accident nucléaire après un séisme et un tsunami
(...) »
Romandie.com avec AFP, le 18 février 2012

Hanté par Fukushima, Naoto Kan se mobilise sur l’énergie
« TOKYO (Reuters) - Près d’un an après la catastrophe nucléaire de Fukushima, le Premier ministre japonais de l’époque, Naoto Kan, reste hanté par la crainte d’une crise encore plus grave qui forcerait des millions d’habitants à fuir Tokyo et mettrait en péril l’existence même du pays.
"Avoir fait l’expérience de la catastrophe nucléaire du 11 mars m’a fait changer d’opinion. La principale raison est que nous avons été à un moment confronté à la possibilité qu’il n’ait plus été possible de vivre dans la région englobant Tokyo et qu’il ait fallu évacuer", a déclaré Kan lors d’un entretien vendredi avec Reuters.
"Si nous en étions arrivés à ce stade, non seulement cela aurait été une terrible épreuve pour la population, mais l’existence même du Japon aurait été mise en péril."
(...) »
Par Linda Sieg et Yoko Kubota, le Nouvel Observateur avec Reuters, le 17 février 2012

Nucléaire : les tabous français
« Un an après Fukushima, le débat bat son plein en France. Longtemps confisqué par les experts et les lobbys, le sujet s’invite, pour la première fois, dans une élection présidentielle. Hier, fierté nationale et gage d’indépendance, cette source d’énergie est aujourd’hui remise en question. A juste titre ? (...) »
Par Libie Cousteau, l’Express, le 17 février 2012

Fukushima, quand c’est fini, ça recommence
« A presque un an de la catastrophe, alors que Tepco affirmait sans sourire que les réacteurs étaient « en état d’arrêt à froid », voila que brusquement le réacteur n°2, celui qui contient du mox, donc du plutonium, refait parler de lui, dans l’indifférence irresponsable des grands médias (...) »
Par Olivier Cabanel, centpapiers.com, le 16 février 2012

Faire de la sobriété énergétique une grande cause nationale, oui mais comment ?
« Le rapport des experts qui a été rendu plaide pour le nucléaire mais ne donne aucune solution pour moins consommer. Pourtant, le Japon, qui cherche à sortir du nucléaire après Fukushima, a réussi à diminuer sa consommation nationale d’électricité de 15% en un an à peine.
Commandités par le gouvernement, les experts de la commission "Energies 2050" ont révélé cette semaine leur rapport dans lequel ils font figurer huit recommandations parmi lesquels : "Faire de la sobriété et de l’efficacité énergétique une grande cause nationale". Malheureusement, aucune solution n’est proposée en ce sens. Le rapport rappelle simplement que la France a adopté une trentaine de mesures d’économies d’énergie fin décembre et pourrait en consommer jusqu’à 21,4% de moins à l’horizon 2020 (...)
La seule énergie propre, c’est celle qu’on ne consomme pas
(...) »
Maxisciences.com, le 14 février 2012

Tokyo : assez de signatures pour un référendum sur l’énergie nucléaire
« TOKYO (AFP) - Une association de citoyens a annoncé jeudi avoir recueilli assez de signatures pour réclamer à la municipalité de Tokyo un référendum sur le maintien de l’usage des centrales nucléaires pour alimenter la mégapole en électricité.
Quelques 250.000 habitants de Tokyo ont signé une pétition circulant depuis le 10 décembre, soit un total supérieur au 214.000 requis pour pouvoir demander aux autorités de la capitale d’organiser une consultation publique.
Cette initiative "pour que les citoyens décident eux-mêmes" découle de la catastrophe nucléaire survenue à la centrale de Fukushima (nord-est) à la suite du séisme et du tsunami du 11 mars
(...) »
Libération avec AFP, le 9 février 2012

L’Amérique lance sa première ­centrale nucléaire en 30 ans
« Une première depuis trente ans ! L’électricien américain Southern Company a annoncé jeudi soir qu’il allait lancer la construction de deux nouveaux réacteurs nucléaires sur le site de la centrale de ­Vogtle en Géorgie (...) »
Par Fabrice Nodé-Langlois, Le Figaro, le 9 février 2012

L’Allemagne exporte de l’électricité vers la France
« En dépit du froid et du nombre de centrales nucléaires divisé par deux, l’Allemagne résiste bien à la vague de froid grâce à ses centrales conventionnelles et à sa production d’énergie solaire. Et elle réussit à exporter de l’électricité vers la France.
La France pourrait battre ce soir ou demain matin son record de consommation électrique du 15 décembre 2010, de 96.710 mégawatts (MW). Certes, EDF assure faire face « sans problème » à ce pic, grâce à 55 de ses 58 réacteurs nucléaires actuellement en état de fonctionnement, à ses barrages électriques et à ses 21 centrales thermiques (gaz, fioul, charbon). Les spécialistes de l’effacement électrique (capables en agrégeant des consommateurs individuels ou industriels d’annuler momentanément une partie de la demande) apportent également leur contribution. EnergyPool, par exemple, a « libéré » 600 MW dans la journée de vendredi.
Mais ce sont aussi les importations d’électricité, notamment en provenance d’Allemagne, qui devraient permettre à la France de passer le cap. Le ministère allemand de l’Environnement s’est d’ailleurs réjoui ce lundi que le pays ait pu exporter de l’électricité ces derniers jours, alors que huit de ses dix-sept réacteurs nucléaires sont arrêtés depuis la catastrophe de Fukushima. De quoi contredire nombre d’observateurs qui lui prédisaient un hiver difficile, et conforter au contraire sa décision de sortir totalement du nucléaire d’ici à 2022
(...) »
Par Dominique Pialot, La Tribune, 6 février 2012

La Cour des Comptes et le coût du nucléaire
« Didier Migaud, le président de la Cour des comptes, a dévoilé mardi matin son rapport tant attendu sur les coûts de la filière électronucléaire. Un texte de plus de 400 pages qu’il présente comme "Une base de données factuelles à la disposition des responsables politiques et des citoyens."
Une manière de souligner que la Cour des comptes n’est pas allée au-delà de l’établissement de chiffres, les plus honnêtes et complets possibles, sur un point précis : le coût de production de l’électricité d’origine nucléaire
(...) »
Par Sylvestre Huet, journaliste scientifique à Libération, sur son blog, le 2 février 2012

A Fukushima, des maires français face à "l’ennemi invisible"
« Fukushima Envoyé spécial - "Quand je vois défiler ces magnifiques paysages de Fukushima aujourd’hui contaminés, je ne peux m’empêcher de penser à ma région et de m’interroger sur le devenir de ces territoires." La remarque a fusé, empreinte d’une réelle émotion. Par la fenêtre du bus, l’adjoint au maire de Chinon (Indre-et-Loire), Yves Dauge, admire la nature généreuse du département de Fukushima. Des rizières au repos, d’immenses forêts, le tout sur fond de montagnes enneigées sous un soleil accroché dans un ciel sans nuages.
Une vraie carte postale qui séduit Yves Dauge comme les sept autres élus français venus passer quelques jours dans ce département du nord-est du Japon. Avec un objectif : "Voir comment les autorités locales japonaises gèrent la crise nucléaire et ses conséquences." Partant du constat que l’accident de mars 2011 à la centrale Fukushima Dai-ichi a marqué les esprits au Japon comme en France, Cités unies, organisation française de promotion des collectivités locales à l’international, et son équivalent japonais CLAIR ont organisé, du 12 au 14 janvier, ce voyage réservé à des élus de collectivités voisines de sites nucléaires, La Hague (Manche), Chinon ou encore Fessenheim (Haut-Rhin).
Quelques jours pour s’immerger dans un territoire marqué par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011, et surtout par le pire accident nucléaire depuis Tchernobyl. Un drame d’une ampleur telle que Bertrand Gallet, directeur général de Cités unies, regrette que "les élus n’aient pas été plus nombreux à répondre à l’appel, tant ce voyage est instructif"
(...) »
Par Philippe Mesmer, envoyé spécial du Monde au Japon, le 2 février 2012

Le parc nucléaire japonais entièrement à l’arrêt au mois de mai ?
« A peine cinq des quarante-neuf réacteurs nucléaires que compte le Japon sont actuellement en service.
Le ministre de l’Industrie a reconnu auprès de nos confrères de l’agence Dow Jones ne pas être en mesure de déterminer une feuille de route de réactivation des réacteurs nucléaires actuellement hors service.
On l’a évoqué hier, les Japonais ont pris le pli des économies d’énergie. Ils n’ont il est vrai guère le choix, quarante-quatre des quarante-neuf réacteurs nucléaires que compte le pays du soleil levant étant aujourd’hui à l’arrêt, pour maintenance, parce qu’ils font l’objet de stress tests ou parce que les populations riveraines, encore très marquées par l’accident de Fukushima, préfèrent qu’il en soit ainsi…
L’effort de réduction de consommation entrepris cet été à la suite des recommandations expresses du gouvernement se poursuit cet hiver et les citoyens nippons peuvent désormais se prévaloir de brûler deux fois moins d’énergie que leurs homologues américains, ce qui traduit son intensité. Par ailleurs, malgré l’afflux de produits énergivores, spécialement au Japon, berceau de la high-tech, les niveaux de consommation actuels égalent ceux de 1973, à l’heure du premier choc pétrolier
(...) »
Par Guillaume Duhamel, zegreenweb.com, Vendredi 20 janvier 2012

Japon : des appartements construits avec du béton irradié de Fukushima
« Le gouvernement japonais a ouvert lundi une enquête à propos d’un immeuble construit avec du béton radioactif provenant des environs de la centrale accidentée de Fukushima.
Des niveaux de radiation allant jusqu’à 1,24 microsievert par heure ont été relevés dans ce bâtiment situé dans la ville de Nihonmatsu, à 55 kilomètres du site atomique, ont indiqué les autorités de la ville.
Selon les médias locaux, douze familles vivent dans ces appartements
(...) »
RTBF, 16 janvier 2012

Les déchets du tsunami ont traversé le Pacifique
« Les premiers débris japonais du séisme de mars ont touché les côtes de Colombie-Britannique, à l’ouest du Canada. Beaucoup plus vite que prévu (...) »
Ouest France, vendredi 13 janvier 2012

Décontaminer Fukushima, c’est encore dégrader l’environnement
« Les Japonais ne sont pas au bout de leurs peines. Pour décontaminer les zones irradiées à la suite de la catastrophe de Fukushima, il va falloir supprimer des hectares de terre, de plantes et d’organismes radioactifs, et provoquer ainsi un second désastre écologique, estiment des chercheurs américains cités par le quotidien britannique The Guardian (...) »
Audrey Chauvet, 20 Minutes, le 10 janvier 2012

Nucléaire : retraite à 40 ans pour les centrales nippones
« C’est une mesure de précaution que Tokyo s’apprête à prendre pour son parc nucléaire, alors que rien n’indique qu’il y ait un lien entre l’âge de la centrale de Fukushima et sa destruction par le tsunami du 11 mars 2011 : le Japon entend limiter la durée de vie de ses 54 réacteurs nucléaires à 40 ans.
Pour cela, le gouvernement compte élaborer un projet de loi dans les prochains mois, puisqu’aucune limite légale n’existait jusque-là. D’après les médias nippons, ce texte pourrait permettre des exceptions, à condition que la sûreté des installations d’un âge supérieur soit confirmée par des contrôles.
La construction des trois réacteurs endommagés par le séisme à Fukushima avait commencé en 1967. Ceux des sites de Tsuruga et Mihama, dans le centre du pays, datent de 1970. Plusieurs encore sont dans ce cas. De nombreux autres passeront le seuil de la quarantaine dans un avenir proche. Certains en revanche datent de quelques années seulement
(...) »
Le Républicain Lorrain, 8 janvier 2012

En finir avec l’atome, c’est possible !
« Depuis toujours, en France, le nucléaire paraissait intouchable. Mais la catastrophe de Fukushima a changé la donne : même dans un pays très avancé, un accident majeur peut se produire ! Et toutes les interrogations jusqu’ici soigneusement évitées émergeaient à nouveau : le risque d’accident majeur bien entendu, mais aussi la production de déchets radioactifs très dangereux et la menace aggravée du risque de prolifération des armes nucléaires. Quand on prend conscience que quatre accidents majeurs de réacteur se sont produits au cours des trente dernières années (un à Tchernobyl et trois à Fukushima) sur un parc mondial de 450 réacteurs, alors que le calcul des probabilités officiel n’en "imagine" que 0,014 sur la même période (286 fois moins), on est en droit de se poser la question de la pertinence d’une sortie du nucléaire (...) »
Point de vue, par Benjamin Dessus et Bernard Laponche, membres de Global Chance, association d’experts indépendants sur l’énergie et le climat, dans Le Monde du 4 janvier 2012

Une facture post-Fukushima de 10 milliards d’euros pour EDF
« Au terme de son rapport post-Fukushima, l’Autorité de sûreté nucléaire exige de nouveaux équipements sur le parc français. Elle réclame en outre à EDF la création d’une "force d’action rapide" dès 2012 (...) »
Marie-Caroline Lopez, La Tribune, le 4 janvier 2012

Fukushima : le gouvernement souhaite le retour des populations évacuées
« Le gouvernement japonais souhaite un retour progressif de la population autour de la centrale de Fukushima. Après la catastrophe nucléaire, plus de 80 000 personnes ont dû évacuer la "zone interdite", dans un rayon de 20 km autour de la centrale. Le gouvernement a annoncé fin décembre la création de trois nouvelles zones, dont les noms sonnent comme de doux euphémismes : une "zone de préparation au retour", là où la dose d’exposition aux radiations est comprise entre 1 et 20 millisieverts par an, qui serait décontaminée en priorité. Objectif : approcher du seuil de 1 millisievert par an, la dose limite légale. Deuxième catégorie, la "zone d’habitat limité", où la radiation est actuellement entre 20 et 50 millisieverts/an : encore interdite plusieurs années, cette zone pourrait être rendue habitable par d’importants travaux de décontamination. Une troisième zone, baptisée "zone de retour difficile", au nord-ouest de la centrale, où tout retour s’avère... impossible (...) »
Agnès Rousseaux, Bastamag, le 4 janvier 2012

Fukushima : TEPCO et les autorités japonaises montrées du doigt
« Un rapport d’experts publié lundi met en cause le manque de préparation et d’organisation du gouvernement japonais et de l’exploitant de la centrale Fukushima-Daiichi dans leur gestion de la crise nucléaire provoquée par le séisme et le tsunami dévastateurs du 11 mars dernier (...)
Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, Associated Press et Reuters le 26 décembre 2011

Fukushima : l’arrêt à froid des réacteurs est officiel
« L’arrêt à froid des réacteurs de la centrale de Fukushima a été décrété par les autorités nippones. Une expression confuse, comme nous l’explique Monique Sené, présidente du GSIEN, mais qui représente une étape importante dans le processus de démantèlement du site, qui devrait durer au moins quarante ans (...) »
Par Bruno Scala, Futura-Sciences le 23 décembre 2011

L’EPR présente un potentiel de danger considérablement augmenté
« Alors que le processus d’évaluation de la sûreté nucléaire initié après la catastrophe de Fukushima a mis en lumière la nécessité de renforcer la sûreté des sites français, Bernard Laponche revient pour Actu-Environnement sur les risques liés à cette industrie. Ils sont, selon lui, sous-estimés (...) »
Propos recueillis par Agnès Sinaï, Actu-Environnement le 16 décembre 2011

Fukushima, les limites du cynisme
« Alors que les lobbies nucléaires, pratiquant un humour discutable, font remarquer la quasi absence de morts suite à la catastrophe nucléaire de Fukushima, les premières retombées sur la santé se font jour (...) »
Par Olivier Cabanel, Agoravox, le 12 décembre 2011

Fukushima : vers le syndrome chinois ?
« Les combustibles nucléaires résultants de l’accident de Fukushima et de la fusion des cœurs des réacteurs 1, 2 et 3 sont en train de perforer les barrières qui les séparent de l’air libre et pire encore, du sol. Nouvelle étape dans cette catastrophe écologique.
Dans un nouveau communiqué, les responsables de la compagnie d’électricité japonaise TepCo, qui exploite la centrale de Fukushima Daiichi, ont annoncé que le désormais fameux corium, c’est-à-dire le mélange fondu de combustible et de différents matériaux issus du réacteur, était en train de franchir les barrières de protection qui le séparent du sol
(...) »
Par Bruno Scala, Futura-Sciences le 1er décembre 2011

Depuis la catastrophe de Fukushima, le Japon fait ses additions
« Tokyo Correspondance - Depuis le début de la crise nucléaire en mars, le Japon s’interroge sur son avenir énergétique. Seuls 11 de ses 54 réacteurs nucléaires sont aujourd’hui en service et tous pourraient être à l’arrêt au printemps 2012 (...) »
Par Philippe Mesmer, correspondant au Japon, Le Monde, 25 novembre 2011

La France peut-elle sortir du nucléaire ?
« Le choc de Fukushima a conduit à poser une question longtemps interdite : la France peut-elle abandonner l’énergie nucléaire ? Et le débat peut s’organiser, entre deux des meilleurs spécialistes de l’énergie. L’un, Thierry Salomon, est ingénieur énergéticien, et préside l’association négaWatt, qui vient de publier un scénario de transition énergétique. Quant à Bertrand Barré, il a été directeur des réacteurs au Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et attaché nucléaire près de l’ambassade de France aux Etats-Unis. Il est aujourd’hui conseiller scientifique auprès d’Areva. Pour la première fois, ces personnalités très opposées échangent leurs points de vue (...) »
Propos recueillis par Hervé Kempf, Le monde, 25 novembre 2011

Les Japonaises unies contre les mensonges d’Etat
« Tokyo Correspondants - Elles sont en première ligne. Actives au sein d’associations et d’ONG oeuvrant pour la prise en charge des personnes âgées, pour l’éducation, pour la défense de l’environnement ou pour la sécurité alimentaire, les Japonaises animent une solidarité locale exprimée lors de la plus grande manifestation antinucléaire, le 19 septembre à Tokyo.
La majorité des participants était des femmes. Un millier d’entre elles, venues de Fukushima, manifestaient à nouveau le 29 octobre dans les rues de Tokyo pour demander des mesures de protection de leurs enfants, protester contre la collusion de l’administration et des intérêts privés pour minimiser un danger mal évalué, et rappeler les valeurs que l’Etat est censé défendre, à commencer par la protection de la population.
La diffusion de cartes des dépôts de matières radioactives, d’inquiétantes mesures de radiation réalisées plus ou moins officiellement, des informations comme la leucémie aiguë contractée par Norikazu Otsuka, présentateur de la télé qui consommait en direct des produits de la préfecture de Fukushima, alimentent la méfiance des mères japonaises qui n’ont souvent qu’un seul désir : déménager
(...) »
Par Philippe Pons et Philippe Mesmer, correspondants au Japon, Le Monde, le 22 novembre 2011

Le rapport de l’IRSN sur les évaluations post Fukushima
« L’Autorité de sûreté nucléaire a publié sa première analyse des évaluations post-Fukushima sur les installations nucléaires françaises.
Conclusion principale ? Il faudra "des investissements tout à fait massifs qui prendront des années". André-Claude Lacoste, le président de l’Autorité de sûreté nucléaire avertissait ainsi de ce que les conclusions à tirer de l’accident de Fukushima en termes d’actions pour améliorer la sûreté des installations n’auront rien de cosmétiques. Une déclaration faite à l’occasion de la publication d’un épais document - 500 pages - de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire analysant les rapports des exploitants (EDF, CEA, Areva) de centrales et usines en réponse à la demande de François Fillon d’un "audit" de leur sûreté
(...) »
Par Sylvestre Huet, journaliste à Libération, sur son blog sciences.blogs.liberation.fr le 22 novembre 2011.

Les simulacres du nucléaire : des militants dénoncent les mensonges de l’Etat
« Il faut développer d’autres formes d’énergies. Selon les militants, c’est possible. Ils dénoncent les mensonges proférés au sommet de l’Etat depuis des décennies.
Ils n’ont rien vu à Fukushima : les responsables politiques français restent aveugles face aux dangers du nucléaire. Pour eux, il n’y en a guère et ils se comportent comme s’il était possible d’en maîtriser les risques. Depuis les années 50, le puissant lobby du nucléaire a imposé des dogmes dont les militants antinucléaires tentent tant bien que mal de déconstruire les présupposés. De l’association Sortir du nucléaire au livre des ingénieurs Benjamin Dessus et Bernard Laponche, "En finir avec le nucléaire", tous dénoncent les mensonges proférés au sommet de l’Etat et des entreprises (EDF, Areva...)
(...) »
Par Jean-Marie Durand, Les Inrocks, le 20 novembre 2011

En colère sur l’EPR, EDF annule ses pubs dans « La Tribune »
« Quand Proglio fâché, Proglio fermer le robinet à publicité ? Le patron d’EDF a semble-t-il pris une grosse colère en ouvrant La Tribune lundi. Dans son édition du 14 novembre, le quotidien économique affirmait sur une pleine page que l’électricien s’apprêtait à "abandonner le modèle EPR" en pleine polémique sur l’avenir du réacteur de Flamanville.
L’article expliquait qu’"EDF, dont une partie des équipes a toujours été hostile au réacteur EPR, développé par Areva et Siemens, propose une porte de sortie à l’affrontement entre Verts et PS" autour de Flamanville.
La Tribune ajoutait que l’électricien travaillait déjà à l’après-EPR dans l’hypothèse d’un abandon de cette génération de réacteur par une nouvelle majorité PS-écolos : l’idée étant de développer "un autre réacteur plus petit (1 000 MW contre 1 700 MW pour l’EPR)" avec le chinois CGNPC.
(...) Proglio est un sanguin, et un homme puissant peu habitué à ce qu’on le contrarie : dans cette même journée du 14 novembre, la direction de La Tribune est informée par Euro RSCG (Havas), l’agence de publicité d’EDF, que l’électricien "souhaite annuler toutes ses communications dans La Tribune jusqu’à la fin de l’année du fait de l’article paru dans le quotidien". EDF aurait même fait savoir qu’il ne souhaitait "plus être présent dans le titre".
(...) EDF rappelle par ailleurs avoir "beaucoup soutenu La Tribune" jusqu’ici : à hauteur de 300 000 euros en achat d’espaces rien qu’en 2011... Bref, l’électricien s’attendait à un traitement plus sympa, d’autant que La Tribune avait déjà fait une page sur le thème "L’EPR est une catastrophe industrielle" le 9 novembre.
(...) Par les temps qui courent, difficile de faire du journalisme un peu incisif quand on a des annonceurs susceptibles.
 »
Par Jean-Christophe FERAUD, Libération, le 16 novembre 2011

Radioactivité dans l’air : "C’est très inquiétant que l’on soit incapable d’émettre un diagnostic"
« Des traces d’iode radioactif ont été détectées dans l’air, en France, depuis plusieurs jours. L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) assure qu’il n’y a, pour l’heure, aucun risque sanitaire. Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire de la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD), répond aux questions du Point.fr (...) »
Par Chloé Durand-Parenti, lepoint.fr, le 15 novembre 2011

En pleine polémique sur Flamanville, EDF se prépare à abandonner l’EPR
« Si la mobilisation est absolue pour continuer l’EPR de Flamanville, EDF ne tient pas à poursuivre ce modèle. Le groupe travaille avec Areva et les Chinois à un nouveau réacteur (...) »
Par Marie-Caroline Lopez dans La Tribune le 13 novembre 2011

Japon : Les évêques veulent sortir du nucléaire
« Appel au gouvernement pour fermer les centrales. ROME, jeudi 10 novembre 2011 (ZENIT.org) – Les évêques catholiques demandent au gouvernement japonais de sortir du nucléaire, de fermer les centrales, rapporte Eglises d’Asie, l’agence des Missions étrangères de Paris, dans cette dépêche que nous reproduisons entièrement étant donné son importance : une première dans l’histoire du nucléaire. (...) »
Zenit.org, le 10 novembre 2011

Peut-on vraiment démanteler une centrale nucléaire ?
« Que la France décide ou non de sortir du nucléaire, elle sera tôt au tard confrontée au démantèlement de ses 58 centrales vieillissantes. Une problématique que connaît bien l’anthropologue et philosophe Christine Bergé, qui a enquêté sur le chantier de déconstruction du surgénérateur Superphénix. Pour elle, démanteler une centrale, c’est entrer dans un rapport au temps particulier, où mémoire et informations se perdent face à une tâche gigantesque. Et on ne "déconstruit" pas une centrale : on enrobe, on éparpille, on disperse. Entretien (...) »
Propos recueillis par Anthony Laurent, Bastamag le 7 novembre 2011

Quelle sûreté nucléaire après Fukushima ?
Une interview d’André Claude Lacoste, président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), dans paristechreview.com le 31 octobre 2011

Fukushima, l’avis d’artistes
« Chanteurs, DJ ou écrivains, ils se font l’écho de la contestation antinucléaire et, de festivals en manifs, brisent l’omerta qui règne au Japon (...) »
Par Michel Temman, envoyé spécial à Gifu et Tokyo, Libération, 31 octobre 2011.

Déchets nucléaires : le site de Bure devra tenir cent mille ans !
« (...) En 1991, la loi Bataille définissait les axes de réflexion pour le stockage des déchets radioactifs à vie longue. En 2025, le site de Bure en Haute-Marne devrait accueillir, à environ 500 mètres de profondeur, ces déchets hautement toxiques au sein d’une structure qui devra tenir pendant des dizaines de milliers d’années. Retour sur les origines et enjeux du projet (...) »
Par Bruno Scala, Futura-Sciences, le 29 octobre 2011

La direction d’EDF refuse de parler des conditions de travail des sous-traitants dans les centrales nucléaires
« (...) Aujourd’hui, tout est dénoncé, tout est su, et rien ne bouge. C’est comme si l’on attendait stupidement que l’accident irrémédiable arrive. Les conditions de vie et de travail des intérimaires sont scandaleuses, les prises de risque décidées par EDF envers la population française sont honteuses. Tellement honteuses que les dirigeants coupent court à tout débat sur le sujet de la sous-traitance dans le nucléaire. On se souvient d’Eric Besson qui a fui un plateau de télévision, maintenant c’est Philippe Druelle, directeur adjoint de la production nucléaire d’EDF, qui met fin à un interview (voir la transcription de l’interview ci-dessous). Vous rendez-vous compte que nous sommes dirigés par des gens qui fuient la réalité ? (...) »
Le blog de Fukushima, le 29 octobre 2011

La Belgique confirme sa sortie du nucléaire à partir de 2015
« Les négociateurs qui travaillent à la formation d’un nouveau gouvernement fédéral en Belgique sont d’accord pour que le pays se désengage du nucléaire à partir de 2015, rapporte vendredi le quotidien Le Soir sur son site (...) »
Libération avec AFP, le 28 octobre 2011

Fukushima : rejets record d’éléments radioactifs en mer
« Une très forte contamination radioactive du milieu marin s’est produite après l’accident dans la centrale japonaise de Fukushima, avec des rejets de césium 137 estimés à 27 millions de milliards de becquerels, a indiqué jeudi 27 octobre l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).
"Ce rejet radioactif en mer représente le plus important apport ponctuel de radionucléides artificiels pour le milieu marin jamais observé", relève l’IRSN. "Ce résultat est environ deux fois plus élevé que celui estimé par l’IRSN en juillet et vingt fois plus important que l’estimation faite par l’opérateur japonais Tepco, publiée en juin", précise l’institut français dans une note d’information.
Il estime que sur la quantité totale de césium 137 rejeté directement en mer du 21 mars jusqu’à mi-juillet, de 27 millions de milliards de becquerels, l’essentiel (82 %) a été rejeté avant le 8 avril
(...) »
Lemonde.fr avec AFP, 27 octobre 2011

Menace réelle de pannes d’électricité en France cet hiver
« L’arrêt de réacteurs nucléaires allemands représente une menace réelle de pannes d’électricité cet hiver en France, avertit le cabinet de conseil Capgemini dans son étude annuelle sur l’énergie en Europe publiée mercredi.
Il existe une menace réelle sur la continuité de la fourniture électrique pendant l’hiver 2011-2012 et les hivers suivants car les pointes de consommation augmentent d’année en année, souligne la société française de services dans son Observatoire européen des marchés de l’Energie de 85 pages.
Exportatrice d’électricité durant presque toute l’année, la France est néanmoins importatrice lors des grands pics quotidiens l’hiver, notamment autour de 19H00.
A cause du chauffage électrique, l’Hexagone est aussi le pays d’Europe dont la consommation augmente le plus par grand froid : pour chaque degré de température extérieure en moins, 2.300 mégawatts de puissance supplémentaire sont nécessaires, soit plus de deux réacteurs nucléaires, selon le transporteur d’électricité RTE
(...) »
Romandie News, avec AFP, 26 octobre 2011

La grande majorité des projets nucléaires iront à terme
« La grande majorité des projets nucléaires prévus avant Fukushima iront à terme, presque toutes les centrales existantes resteront en activité et l’essentiel des réacteurs en construction seront achevés, estime le cabinet de conseil Capgemini dans une étude publiée mercredi (...) »
Romandie News, avec AFP, 26 octobre 2011

Le Japon redoute l’arrêt de ses centrales nucléaires
« Suite à Fukushima, pour des raisons techniques plus que politiques, les 54 réacteurs pourraient être stoppés.
Avril 2012 : les cinquante-quatre réacteurs nucléaires japonais sont à l’arrêt. Pas une centrale atomique ne produit un kilowattheure. Alors qu’avant le tsunami cataclysmique du 11 mars 2011, elles fournissaient 25% de l’électricité de l’Archipel.
Ce scénario d’une sortie brutale du nucléaire en douze mois ne relève pas de la politique-fiction. Il est sérieusement envisagé par les responsables et les experts. Interrogé sur cette éventualité par Le Figaro la semaine dernière lors de son passage à Paris, le nouveau ministre nippon de l’Économie, Yukio Edano, a botté en touche. Et répondu : "Nous devons confirmer la sûreté des réacteurs arrêtés avant de les redémarrer. Je ne peux pas vous dire quand"
(...) »
Par Fabrice Nodé-Langlois et Frédéric De Monicault, Le Figaro, 25 octobre 2011

L’abandon total de l’énergie nucléaire : une option envisagée au Japon
« "Je suis certain que nous allons réduire la production d’énergie nucléaire mais c’est un autre sujet de savoir si nous allons la réduire à zéro" a déclaré Yukio Edano (...) »
par Sandra Besson, actualites-news-environnement.com, le 20 octobre 2011

Areva revoit toute sa stratégie et annonce des licenciements
« Areva envisage de supprimer des emplois en Allemagne pour faire des économies. L’information révélée mardi 18 octobre 2011 par la presse a été confirmée le lendemain, avec l’annonce surprise de la démission du directeur Allemagne du groupe nucléaire français. Au-delà de cette décision c’est toute la stratégie du groupe qui va être revu dans les prochains mois (...) »
RFI, le 20 octobre 2011

À la rencontre des travailleurs de Fukushima
« Depuis le tsunami du 11 mars, des milliers de travailleurs se relaient à la centrale de Fukushima pour tenter de déblayer les débris radioactifs et de sécuriser le site. Ils viennent des quatre coins du pays et n’ont souvent aucune expérience du nucléaire. Rencontre avec des travailleurs pas comme les autres (...) »
France24, 8 octobre 2011 (avec lien vers reportage vidéo)

Six mois après le 11 mars, le Japon en perdition ?
« Au lendemain du tsunami du 11 mars dernier, la dignité et le courage des Japonais ont fait l’admiration de l’Occident. Puis est venu l’étonnement, devant l’accumulation de fautes qui a causé la catastrophe nucléaire de Fukushima (mépris des règles de sécurité, faillite des organismes de contrôle vassalisés par le lobby nucléaire, panique à la centrale le jour du cataclysme). Aujourd’hui, sur fond de rancunes personnelles qui déchirent le parti démocrate japonais (PDJ) au pouvoir depuis 2009 et alors que le premier ministre vient de changer pour la sixième fois en six ans, l’incompréhension domine devant ces divisions, dans un pays où l’union nationale semblerait de rigueur (...) »
Par Jean-Marie Bouissou, directeur de recherche au CERI Sciences Po, dans Le Monde du 5 octobre 2011

Fukushima : une radioactivité 30 fois supérieure à la limite
« Une association de citoyen révèle des concentrations de radioactivité 30 fois supérieures à la limite fixée autour de la ville de Fukushima (...) »
Métro France, 5 octobre 2011

Fukushima : Tepco doit sacrifier une partie de ses effectifs et activités
« TOKYO - Un panel d’experts mandatés par le gouvernement japonais pour superviser la restructuration de la compagnie d’électricité Tepco recommande des réductions drastiques de coûts, emplois et activités pour payer les dégâts dus à l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima (...) »
Romandie News avec AFP, 3 octobre 2011

Tollé en Autriche contre une extension du programme nucléaire tchèque
« VIENNE - Le gouvernement autrichien, par la voix de deux ministres, a marqué son opposition à un projet du ministère tchèque de l’Industrie d’augmenter sensiblement les capacités nucléaires du pays, projet révélé par la presse praguoise.
Six mois après la terrible catastrophe de Fukushima au Japon, nos voisins n’en ont tiré aucune leçon, alors que la devise doit être : sortie de l’atome et en marche vers les énergies renouvelables, a affirmé samedi, dans un communiqué, le ministre autrichien de l’Environnement, Nikolaus Berlakovich (ÖVP, démocrate-chrétien)
(...) »
Romandie News avec AFP, 17 septembre 2011

« Sortir du nucléaire, ce n’est pas un dogme, c’est un choix de raison »
« Depuis quelques mois maintenant et l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, le nucléaire a refait son apparition sur le devant de la scène politique et médiatique. Aujourd’hui, il préoccupe et inquiète, attise les débats et divise les opinions. Les gouvernements eux-mêmes semblent très partagés sur la question, et certains, comme en Allemagne, ont pris la décision de sortir du nucléaire. Comment comprendre ces divergences ? Quelles peuvent être les alternatives au nucléaire ? Peut-on vraiment en sortir ? Opale Crivello, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire", répond à nos questions (...) »
affaires-strategiques.info le 16 septembre 2011

Japon : le lobby du nucléaire s’accroche malgré la crise de Fukushima
« (...) Six mois après l’accident de Fukushima, une grande majorité de Japonais souhaite la fin du nucléaire. Mais en coulisses les lobbies s’activent et le nouveau gouvernement n’est pas insensible à leurs arguments. Au Japon, la sortie du nucléaire n’est pas pour demain (...) Faudra-t-il attendre un nouveau drame pour que le Japon mette définitivement à pied ses lobbies de l’atome ? (...) »
Par Stéphane Pambrun, envoyé spécial à Tokyo, Novethic le 16 septembre 2011

Sécurité nucléaire : EDF et Areva s’estiment au niveau
« A la demande de l’Autorité de sûreté nucléaire, EDF et Areva ont évalué la sécurité de leurs installations en tirant les leçons du drame de Fukushima. Les deux groupes s’estiment à l’abri d’un accident du même type. Le Réseau Sortir du Nucléaire crie au scandale (...) »
TF1, le 16 septembre 2011

La France saurait-elle faire face à une catastrophe nucléaire ?
« (...) que se serait-il passé si l’accident de Marcoule avait entraîné des fuites de particules radioactives, portées vers Avignon, à une trentaine de kilomètres, par le mistral qui soufflait ce jour-là ? Plus généralement, maintenant que le drame de Fukushima a laissé entendre que l’impensable était possible, la question se pose : comment une telle catastrophe nucléaire serait-elle gérée en France ? (...) » _Par Angela Bolis dans Le Monde, le 15 septembre 2011

Nucléaire : « la communication a évolué, pas l’information »
Roland Desbordes, physicien, président de la Criirad, s’exprime sur le non lieu prononcé par la justice concernant l’affaire du nuage de Tchernobyl. La Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité avait été précisément créée en 1986, en réaction contre les informations erronées diffusées en France lors de la catastrophe de Tchernobyl (...)
Enviro2B le 15 septembre 2011

France : une commission pour la sortie du nucléaire ?
« Depuis la catastrophe de Fukushima, plusieurs pays ont abandonné leur programme nucléaire. C’est au tour de la France de se pencher sur la question via une commission d’experts fortement critiquée par nombre d’ONG (...) »
Maxisciences.com, le 15 septembre 2011

L’AIEA prévoit une croissance de l’énergie nucléaire malgré Fukushima
« Malgré la crise de Fukushima et le débat mondial sur l’avenir de l’énergie nucléaire dans le monde, l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) prévoit toujours une croissance importante de ce secteur dans les vingt prochaines années (...) »
Par Sandra BESSON, actualites-news-environnement.com, le 13 septembre 2011

Japon : Noda promet une nouvelle politique énergétique sur fond de hausse du yen
« Lors de son discours de politique générale, mardi 13 septembre, le premier ministre japonais, Yoshihiko Noda, a déclaré que le Japon devait se fixer comme objectif de "réduire autant que possible la part de l’électricité d’origine atomique" au profit des énergies naturelles renouvelables, afin d’être à la pointe au niveau mondial dans ce domaine. "Nous allons repartir d’une page blanche et présenter d’ici à l’été prochain un nouveau plan énergétique à l’horizon 2030", a-t-il proposé.
"Notre pays doit construire une société des nouvelles énergies", a aussi insisté M. Noda. Et de préciser : "En exploitant notre puissance technique couplée à une réforme réglementaire et à une politique d’aide à l’adoption des nouvelles énergies, nous allons faire du Japon un modèle."
(...) »
Le Monde avec AFP, 13 septembre 2011

Le tour de France des risques nucléaires
« L’explosion sur un site nucléaire du Gard pose de nouveau la question de la dangerosité de l’industrie nucléaire. Voici à quoi notre pays est aujourd’hui réellement exposé (...) »
Capital.fr, le 12 septembre 2011

Gard : explosion sur un site nucléaire
« L’incident a eu lieu à Marcoule lundi peu avant midi. Il y a un mort et quatre blessés.
Un four a explosé lundi peu avant midi sur le site nucléaire de Marcoule, dans le Gard. L’incendie provoqué par la détonation a été maîtrisé peu après 13 heures
(...) »
Par Europe1.fr avec la rédaction d’Europé 1 et AFP, le 12 septembre 2011 à 14h42

Fukushima : un vaste chantier nucléaire
« (...) Six mois après la catastrophe, la centrale nucléaire dévastée de Fukushima Dai-ichi s’est muée en un vaste chantier sur lequel plus de 10.000 travailleurs sont déjà intervenus.
Mission d’urgence : stabiliser et refroidir les réacteurs fondus et les piscines où se trouvent les combustibles usés et très radioactifs, éliminer les sources d’émissions de matières radioactives. A plus long terme, démanteler les installations et surtout évacuer les combustibles des piscines afin d’éviter un nouveau drame en cas de séisme de grande ampleur. Où en sont les Japonais dans ce long et douloureux cauchemar ?
(...) »
Par Sylvestre Huet, journaliste à Libération, sur son blog, le 12 septembre 2011

« Il y a de la rétention d’informations à Fukushima »
Bruno Chareyron, responsable du laboratoire de la Criirad, revient sur les conséquences de la catastrophe après un voyage au Japon.
« (...) Dans la ville de Fukushima, qui se trouve à près de 65 kilomètres de la centrale, on mesurait encore des taux de radiation dix à vingt fois supérieurs à la normale ! Les atomes radioactifs sont retombés au sol et ils sont toujours là au moment où nous parlons. Leur rayonnement est tellement puissant qu’il traverse les murs et irradie les gens même à l’intérieur des bâtiments, y compris au quatrième étage des buildings ! (...) »
Propos recueillis par Chloé Durand-Parenti, Le Point.fr, le 8 septembre 2011

Non-lieu au procès Tchernobyl : un déni de justice
« Il aura fallu attendre vingt-cinq ans après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl pour que la justice française tranche. Et elle n’a pas choisi le bord des malades de la thyroïde. Un véritable déni de justice pour Corinne Lepage, présidente de CAP21 et ancienne ministre de l’environnement (...) Ce non-lieu était malheureusement attendu, en dépit du travail de la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy qui montrait bien qu’il y avait eu divulgation d’informations qui n’étaient pas exactes, de la part de l’ancien directeur du Service central de protection contre les rayonnements ionisants Pierre Pellerin. Au travail de cette juge s’ajoutent plusieurs rapports, qui démontrent le lien entre cancer de la thyroïde et exposition à la radioactivité. Nous sommes face à un véritable déni de justice. Il s’illustre tout d’abord au regard des personnes souffrant d’un cancer ou malades de la thyroïde, alors même que la carte géographique établie indiquait que l’Est et le Sud-Est étaient particulièrement contaminés (...) Ce non-lieu est une nouvelle démonstration de force du lobby nucléaire qui, en France et dans le monde, nous cache la réalité. Je me suis rendue à Kiev en avril dernier et j’ai pu constater qu’il n’y avait eu aucun partage des conséquences de Tchernobyl entre les pays, alors même que Kofi Annan – alors secrétaire général de l’ONU – avait déclaré en 2002 que la catastrophe de Tchernobyl avait engendré 7 millions de victimes. Les lobbys se sont organisés pour qu’il n’y ait pas de suivi épidémiologique. Je reviens du Japon et malheureusement, je crois fort que le même scénario se trame (...) »
Point de vue, par Corrine Lepage sur leplus.nouvelobs.com le 7 septembre 2011

"Nuage de Tchernobyl" : un non lieu "vécu comme un abandon par les victimes"
« La cour d’appel de Paris a prononcé, mercredi 7 septembre, un non-lieu général dans l’affaire des retombées en France du nuage de Tchernobyl. Ce non-lieu vise notamment le professeur Pierre Pellerin, qui avait été mis en examen le 31 mai 2006 pour "tromperie aggravée" (...) »
Par Hervé Morin dans Le Monde du 7 septembre 2011

Fukushima : l’ex Premier ministre a craint de devoir faire évacuer Tokyo
« TOKYO - Une vision cauchemardesque d’un Tokyo inhabitable a traversé l’esprit de l’ex Premier ministre japonais Naoto Kan, en poste lors du séisme du 11 mars et de l’accident à la centrale de Fukushima, a avoué ce dernier dans trois entretiens publiés mardi. M. Kan reconnaît dans les colonnes du Tokyo Shimbun avoir eu froid dans le dos à la pensée terrifiante d’une mégapole abandonnée, aux rues désertes, sans âme qui vive (...) »
RomandieNews avec AFP, le 6 septembre 2011

De retour de Fukushima, où le silence et les mensonges tuent
« Depuis plusieurs semaines déjà, la catastrophe de Fukushima ne fait plus la une de l’actualité. Pour l’immense majorité de nos concitoyens, la question est réglée et il va quasi de soi que Tepco, et Areva pour ce qui est du traitement des eaux polluées, maîtrisent parfaitement la situation.
Les personnes qui devaient être évacuées l’ont été, le taux de radioactivité baisse et le Japon, vu de France, est prêt à faire redémarrer des centrales. Du reste, régulièrement, la presse, informée par les soins du lobby nucléaire français, indique que telle ou telle centrale va redémarrer.
Cela est dramatiquement et tragiquement faux
(...) »
Par Corinne Lepage, présidente de Cap21, sur Rue89 le 2 septembre 2011

« Parler de Fukushima dans la presse peut être dangereux »
« "Donner des prédictions alarmistes au sujet des effets à long terme de la catastrophe nucléaire de Fukushima sur la santé peut aggraver dangereusement les effets psychologiques sur la population". Ces propos, rapportés par le très respecté magazine scientifique américain NewScientist, ont été prononcés par un participant de la 14ème Conférence internationale de la recherche sur les radiations qui se termine aujourd’hui à Varsovie. Ils visent en particulier un article du quotidien anglais The Independant (...) »
Par Yves Heuillard dans ddmagazine.com, le 1er septembre 2011

Les écoles japonaises toujours radioactives selon Greenpeace
« Rentrée à haut risque pour les écoliers japonais. L’association de protection de l’environnement Greenpeace a exhorté lundi le premier ministre japonais à reporter la date du premier jour d’école pour tous les établissement situés à 60 km de la centrale de Fukushima. Le gouvernement avait limité la zone d’exclusion à 20 km autour du site de la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco), frappé par un séisme et un tsunami le 11 mars dernier. Mais l’ONG a prélevé des taux de radioactivité jusqu’à 70 fois supérieurs au normes autorisées dans trois écoles situées dans une périphérie trois fois plus vaste (...) »
Le Monde / Reuters le 29 août 2011

Nucléaire : comment Fukushima a changé les règles du jeu
« La catastrophe de Fukushima a dévasté la région de Tohoku, mais elle a aussi touché le reste du monde, conduisant certains pays à geler leurs programmes nucléaires. Les débats japonais permettent d’observer l’émergence d’un monde postindustriel, où même en l’absence de manifestations de masse le poids croissant de l’opinion publique impacte les décisions politiques et les stratégies des acteurs économiques (...) »
Par Daniel Aldrich, Professeur associé, Purdue University et Mansfield US-Japan Network for the Future Fellow, paristechreview.com le 25 août 2011

Au Japon, l’activisme citoyen pallie l’enlisement politique
« (...) Le désastre nucléaire à la centrale de Fukushima a été la dramatique illustration de la faillite d’un système de pouvoir reposant sur la collusion du politique, de la haute administration et des intérêts privés qui, par incurie ou cynisme, a fait courir à la nation un risque inadmissible (...) »
Par Philippe Pons, correspondant à Tokyo, Le Monde du 25 août 2011

Fukushima : le risque de tsunami avait été évalué une semaine avant la catastrophe !
« C’est à peine croyable : la compagnie d’électricité Tokyo Electric Power (Tepco), qui exploite un tiers des centrales nucléaires japonaises, se doutait qu’un tsunami de plus de 10 mètres pouvait s’abattre sur Fukushima (...) »
Par Yann Cohignac, developpementdurable.com le 24 août 2011

Cinq radios des poumons par jour
« Qui va revenir habiter près de Fukushima ? Où exactement ? Et qui ne le pourra jamais ? Les "normes habituelles" tolérées vont-elles être respectées ? Ou les niveaux vont-ils être "revus" / "interprétés" de façon à éviter d’autres évacuations, et minimiser le désarroi dans la population, qui se compte en millions d’habitants (...) »
Par Dominique Leglu, sur son blog de sciencesetavenir.fr, le 23 août 2011

L’espérance de vie théorique d’un complexe militaro-industriel. Réflexion sur l’Après Fukushima 2ème partie.
« Plus que tout discours écologique ou scientifique, la catastrophe de Fukushima annihile les prétentions construites du nucléaire à "sauver la planète" (...) »
Par Jean-Marc Sérékian, Carfree.free.fr le 22 août 2011

Fukushima : des zones interdites "pendant plusieurs décennies"
« Certaines zones proches de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, dans le nord-est du Japon, vont probablement rester interdites "pendant plusieurs décennies", ont rapporté lundi 22 août les médias citant des sources officielles (...) »
Le Nouvel Observateur avec AFP, le 22 août 2011

Fukushima, mélodie mortelle
« Que voulez-vous, avec tout ça, la répression en Syrie, la guerre en Libye, le carnage en Norvège, les émeutes en Angleterre, la panique des marchés financiers, l’implosion de DSK et la grossesse de Carla, on avait oublié Fukushima. Mais si, souvenez-vous : ce léger incident nucléaire à la suite du tsunami du 11 mars ! (...) »
La Voix du Nord le 20 août 2011

Comment un pays irradié est devenu pronucléaire
« Après Fukushima, beaucoup se demandent comment un pays victime de deux bombes atomiques a pu devenir une puissance nucléaire. Explications (...) »
Par Yutaka Shiokura dans Asahi Shimbun, repris et traduit par Courrier International le 18 août 2011

« Le ressentiment des Japonais s’exprime dans les livres »
« Interview - Au Japon, plus de 150 ouvrages ont été publiés sur la catastrophe nucléaire de Fukushima. Certains sont devenus des best-sellers. Décryptage de ce succès avec Pierre Souyri, spécialiste du Japon (...) »
Interview réalisée par Judith Duportail dans Le Figaro du 17 août 2011

Riche en uranium, l’Afrique tentée par l’énergie nucléaire
« (Le Cap) Près des deux tiers de la population de l’Afrique subsaharienne vit sans électricité. Pour y remédier, plusieurs gouvernements africains se tournent vers le nucléaire, à l’heure où plusieurs pays européens comme la Suisse et l’Allemagne veulent débrancher leurs centrales atomiques (...) »
Par Kristin Palitza (Infosud), Rue89, le 14 août 2011

Japon : à Fukushima, l’impact de la radioactivité sur la vie quotidienne reste encore très fort
« Le gouvernement a multiplié par vingt le niveau de radiation autorisé dans les écoles de Fukushima. A 20 millisieverts par an, la dose maximale autorisée pour les ouvriers du nucléaire en Europe. Seule solution trouvée pour continuer à scolariser des milliers d’enfants (...) »
Un reportage vidéo de la Télévision suisse romande (TSR) le 13 août 2011

La petite sœur japonaise de la Criirad
« C.M.R.S pour Citizens’radioactivity measuring station. La petite sœur japonaise de la Criirad, le laboratoire français indépendant de mesure de la radioactivité, est née au lendemain de la catastrophe de Fukushima au Japon, de la volonté de citoyens de faire la vérité sur les taux de contamination de leur environnement (...) »
Le Dauphiné, 12 août 2011

Après Fukushima, le Japon met sur pied une nouvelle agence de sûreté nucléaire
« Le gouvernement japonais a décidé de mettre en place une nouvelle agence de sûreté nucléaire, relevant du ministère de l’Environnement et non plus de celui de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie (METI), a annoncé jeudi le secrétaire général Yukio Edano (...) »
Radio Canada, avec AP, le 11 août 2011

L’énergie nucléaire nous conduira à la ruine
Une analyse des enjeux sociaux, politiques, économiques... liés aux projets d’équipements nucléaires en Afrique du Sud. Par Glenn Ashton, de l’ONG sud-aficaine South African Civil Society Information Service (SACSIS). Traduction et publication en français par rinoceros.org (un site lié à RITIMO) le 10 août 2011.

Nucléaire : Quelles propositions ?
Une synthèse (très sommaire) des propositions des principaux candidats déclarés ou potentiels à la présidentielle de 2012 en France, concernant l’énergie nucléaire.
Par Simon Gourmellet, France TV le 10 août 2011

Fukushima : la réaction des autorités japonaises à nouveau mise en cause
« Le gouvernement japonais a préféré ignorer les prévisions faites par leur logiciel de simulations d’incidents nucléaires. Résultat : plusieurs villes qui se trouvaient en dehors du périmètre de sécurité ont en réalité été irradiées (...) »
Stanley Destrée avec ABC et Le Monde, RTBF le 10 août 2011

Nucléaire : la Chine accélère ses projets de centrales
« Oublié l’accident nucléaire de Fukushima ? La Chine a décidé de mettre un coup d’accélérateur sur ses projets de centrales et part à l’assaut de nouveaux marchés sur le continent asiatique. Une véritable course en avant, malgré les risques (...) »
Par Stéphane Pambrun (à Pékin), Novethic le 8 août 2011

Le Premier Ministre du Japon part en campagne contre l’énergie nucléaire
Par Sandra Besson, actualites-news-environnement.com, le 8 août 2011

D’Hiroshima à Fukushima, la tragédie du nucléaire
Par Philippe Pons, correspondant à Tokyo, Le Monde, 5 août 2011

Centrale nucléaire de Cruas : l’ASN autorise des rejets dérogatoires dans le Rhône
Par Sophie Fabrégat, Actu Environnement, 3 août 2011

Le Japon doit faire une "révolution" pour réduire l’énergie nucléaire
Le Monde, avec AFP, 29 juillet 2011

Les mensonges du lobby de l’atome
Le Courrier international, 28 juillet 2011, reprise et traduction d’un article du Shukan Asahi : « Le militant Takashi Hirose dresse un sévère réquisitoire contre les fournisseurs d’électricité. Il leur reproche de dissimuler la vérité et de faire des bénéfices en monopolisant les réseaux de l’archipel... »

Fukushima : après le "Melt-through", le "Melt-out" : le corium attaque les nappes phréatiques
Article paru le 8 juillet 2011 sur le site http://gendai.ismedia.jp et traduit en français sur le site http://fukushima.over-blog.fr le 21 juillet 2011.

Critique du nucléaire et gouvernement de l’opinion
« Où en est-on en France de la critique du nucléaire ? Quels enseignements tirer de plus de 30 ans de contestation de cette technologie ? Quelles ont été les stratégies de "gouvernement de l’opinion" déployées par les industries de l’atome ? Et comment penser les nouvelles techniques rhétoriques et managériales que ces dernières promeuvent aujourd’hui avec pour mots d’ordre la "participation", la "transparence" et la "responsabilité" ? Entretien avec Cezin Topçu, qui vient de signer une thèse sur L’agir contestataire à l’épreuve de l’atome pour la revue Contretemps (...) »
blogs.mediapart.fr/blog/velveth/, 19 juillet 2011

Nucléaire : les populations locales bloquent la remise en service des réacteurs japonais
Philippe Collet, Actu Environnement, 13 juillet 2011

Enfin l’ère postnucléaire
par Ulrich Beck, sociologue et philosophe allemand, dans les pages "Idées" du Monde du 10 juillet 2011

La centrale nucléaire de Fort Calhoun submergée : des images incroyables
DDmagazine, 29 juin 2011

USA : Un feu menace le centre nucléaire de Los Alamos
Le Figaro 29 juin 2011|

Et si un grave accident nucléaire se produisait en France ?
Emmanuelle Réju, La Croix, 27 juin 2011

Nucléaire : incidents en série à la centrale de Paluel
Jade Lindgaard et Michel de Pracontal, Médiapart, 22 juin 2011

Situation alarmante dans les centrales nucléaires russes
Audrey Garric, journaliste au Monde, sur son blog, le 22 juin 2011

Des fuites de tritium radioactif dans 48 centrales aux États-Unis
Agnès Rousseau dans Bastamag.net le 22 juin 2011

Fukushima, trois mois après : un tournant historique
Gilles Le Blanc, économiste, Rue89 le 22 juin 2011

Plus de 8 Japonais sur 10 veulent sortir du nucléaire
Régis Arnaud, à Tokyo, avec Sylvain Rolland, La Tribune du 20 juin 2011

Bernard Laponche : « Il y a une forte probabilité d’un accident nucléaire majeur en Europe »
Interview de Bernard Laponche, physicien nucléaire, polytechnicien, dans Télérama du 16 juin 2011

Accident nucléaire : « Il faut imaginer l’inimaginable »
Interview de Jacques Repussard, directeur de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, dans Le Figaro du 17 juin 2011.

Jeremy Rifkin : « Partageons l’énergie comme l’information »
Analyse de la pensée de l’auteur de Une nouvelle conscience pour un monde en crise, et une interview en vidéo, sur Rue89, 6 mai 2011

L’Allemagne officialise sa sortie du nucléaire
Le Monde, 30 mai 2011

« Attention, un deuxième Fukushima n’est pas exclu »
Par Miho Matsunuma, historienne de la France contemporaine, maître de conférences à l’université de Gunma, à Maebashi (Japon), dans Le Monde, page "Opinions", 27 avril 2011

« Pourquoi le gouvernement fait le choix d’une électricité chère et dangereuse »
Point de vue de Corinne Lepage dans Libération du 26 avril 2011

Leçons de Fukushima
La position de la Ligue des droits de l’Homme

« Fukushima : mais où sont les scientifiques ? »
Harry Bernas, physicien, lance un appel pour que les scientifiques dépassent leur rôle d’experts et deviennent acteurs du débat public, sur le site de Sciences et Avenirs.

« Japan’s Nuclear Rescuers : "Inevitable Some of Them May Die Within Weeks" »
en anglais, Fox News, 31 mars 2011

« La France à l’abri d’un accident japonais ? »
Une tribune de Benjamin Dessus et Bernard Laponche, publiée par Mediapart le dimanche 13 mars 2011.

Energie nucléaire et développement durable
un article de fond de Benjamin Dessus sur le site encyclopedie-dd.org

Nucléaire et Développement Durable : qu’en disent les Indicateurs ?
Analyse proposée sur le site terraeco.net le 30 mars 2011. « Pour répondre à la question sous-jacente "le nucléaire sert-il au développement durable ?", quoi de plus naturel que de se tourner vers les indicateurs de développement durable… Comment considèrent-ils cette énergie ? (...) »

Les plans de sortie du nucléaire sont-ils crédibles ?
Par Julie de La Brosse dans L’Expansion le 18 mars 2011

Le « J’accuse » d’ex-cadres de l’atome japonais : http://www.lesoir.be/dossiers_speciaux/special6/2011-03-17/le-j-accuse-d-ex-cadres-de-l-atome-japonais-828771.php

Nucléaire : le secret défense renforce l’opacité complète de la filière française, http://www.actu-environnement.com/ae/news/opacite-filiere-nucleaire-francaise-12191.php4

Il faut sortir de la religion de l’atome, http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/03/17/il-faut-sortir-de-la-religion-de-l-atome_1494861_3232.html

Fukushima ou la fin de l’anthropocène, http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/03/18/fukushima-ou-la-fin-de-l-anthropocene_1495211_3232.html

Dessin animé, musée… Le lobby nucléaire manipule les Japonais : http://www.rue89.com/planete89/2011/03/21/dessin-anime-musee-le-lobby-nucleaire-manipule-les-japonais-196128

Nucléaire : le Japon avait été alerté d’irrégularités à Fukushima, http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/03/22/nucleaire-le-japon-avait-ete-alerte-d-irregularites-a-fukushima_1496991_3244.html

Bonjour à tous, Je reviens d’un séjour de 9 jours en Russie et en Ukraine, à Novozybkov, Tchernobyl et Kiev. J’y ai vu les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl... Il y a 25 ans. Les russes et les ukrainiens ne disent pas catastrophe, ils parlent de cataclysme (...) : http://crefrance.ning.com/profiles/blogs/temoignage-edifiant

Strasbourg se prononce pour la fermeture de Fessenheim  : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/04/12/01016-20110412ARTFIG00504-nucleaire-strasbourg-se-prononce-pour-l-arret-de-la-centrale-de-fessenheim.php

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