Site de l’Association Adéquations
Développement humain durable - diversité culturelle - solidarité internationale - égalité femmes/hommes

Jeudi 21 mars 2019

Intranet

Accueil > Nos projets & actions en cours > Egalité & genre > Genre et économie en Afrique de (...) > Retours d’expérience > L’accès des femmes à des tâches et des métiers considérés (...)

Enregistrer au format PDF

Retour d’expérience

L’accès des femmes à des tâches et des métiers considérés comme masculins

Jeudi 1er janvier 2015


En matière d’emplois en entreprise comme de fonctions occupées au sein d’une filière agricole ou d’élevage, l’accès des femmes à des activités traditionnellement considérées comme « masculines » mène généralement à plus d’indépendance et de revenus. Au Togo, AVSF a aidé les éleveuses de porcs à se former au débitage et au commerce de la viande, nettement plus rémunérateurs que l’élevage et la vente habituelle sur pied. Asfodevh, Enda, AVSF, Tech-Dev ont aidé des femmes à apprendre à se servir de machines (décortiqueuses, emballeuses, presses) habituellement manipulées par des hommes. Il peut s’agir aussi d’identifier des métiers de la filière que les femmes n’ont pas encore investis et auxquels elles pourraient se former pour renforcer leur autonomie et celle de leurs groupements : maintenance de machines, construction d’enclos…

Au Togo, Terre des Hommes France a aidé des jeunes femmes à se positionner sur des emplois industriels comme la mécanique auto ou la soudure. Un des problèmes reste la difficulté de se maintenir dans ces filières, où les emplois sont rares. Certaines femmes finissent par devoir revenir à leurs AGR « féminines » (petit commerce, travail domestique), d’où l’importance d’un accompagnement spécifique et en collectif pour que cet effet « de masse » rende plus efficace le plaidoyer auprès des employeurs. Au Bénin, plusieurs métiers porteurs ont été identifiés pour les jeunes filles vinomegon : restauration, peinture, carrelage, vitrerie. Ce sont aussi des métiers porteurs pour les jeunes hommes, à part la restauration, spécifiquement « féminine », tout comme la transformation alimentaire ou la savonnerie. Il faut s’adapter à chaque contexte pour diversifier les choix d’activités tout en évitant des mises en concurrences. Par ailleurs, des jeunes filles ont souvent été formées antérieurement dans des activités traditionnellement féminines (couture, teinturerie, coiffure) et même si certains de ces métiers sont saturés, elles ont acquis un savoir-faire qu’il ne faut pas décourager. Ceci montre l’importance d’une analyse sexuée précise des filières économiques et des métiers à la fois au niveau global et très local.

Haut de page
Accueil | Contact | | Mentions légales | Plan du site | Membres et partenaires