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Retour d’expérience

Adapter sa façon de parler du genre

Jeudi 1er janvier 2015


Pour différencier les notions de sexe et de genre, une formatrice en genre au Burkina, Adrienne Ramde, utilise l’expression « né-e trouvé-e » et « né-e avec ». « Né avec » renvoie à ce qui est donné à la naissance et ne change pas (le sexe anatomique) et « né trouvé » ce que la personne trouve en naissant : la culture, les coutumes, les inégalités, les stéréotypes – c’est-à-dire le genre social… Ces expressions ont été trouvées très parlantes pour le public du programme Genre et économie et reprises par plusieurs projets.

De même, les proverbes, les formulations imagées utilisées ont été mises à profit en termes pédagogiques. Un document de capitalisation d’AVSF au Sénégal rend ainsi compte de la façon dont les femmes peuvent être désignées dans la culture traditionnelle et des stéréotypes qui s’y rattachent. « La vieille Mallé Baldé explique : nous n’avions pas droit à la parole et les rares femmes qui osaient s’y opposer ou tenter de donner leurs avis étaient stigmatisées comme “femme-chèvre”, ce qui était le sommet de la déchéance morale et sociale. Les femmes étaient, en effet, étiquetées de : “femmepoule”  : qui dilapide les biens du ménage et crée des malentendus avec le voisinage ; “femme-chien” : rapporte dans le ménage tous les mauvais comportements vus hors de la maison ; “femme-brebis” : femme idéale, docile, soumise, c’est la femme célébrée en tant qu’épouse de rêve, future génitrice d’enfants promis à une réussite certaine ».

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