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Conférence internationale de Bali, déc 2007

Contexte et perspectives

2008

Au titre du Protocole de Kyoto, les pays industrialisés se sont engagés à respecter des quotas de réduction ou de limitation de leurs émissions de gaz à effet de serre pour une première période d’engagement portant sur 2008-2012. Pour la deuxième période d’engagement au-delà de 2012 rien n’est encore décidé. La Conférence internationale des Nations unies sur les changements climatiques, troisième conférence des parties signataires du Protocole de Kyoto de 1997 et 13ème session des parties à la Convention sur les changements climatique de 1992 (CCNUCC), s’est tenue du 3 au 15 décembre à Bali en Indonésie, rassemblant 185 Etats.



 Calendrier

La première période d’application du Protocole de kyoto se termine donc en 2012. La Conférence de Bali amorce les négociations pour la deuxième période d’application du protocole de Kyoto. Ces négociations vont se poursuivre en 2008-2009, avec pour étape, une Conférence des parties à la Convention Climat en décembre en Pologne à Poznan et en décembre 2009 une Conférence à Copenhague. Compte-tenu de la lenteur des mécanismes internationaux de concertation et de décision, il est nécessaire que le futur plan climat pour 2012 soit prêt et accepté fin 2009.

 Résultats de la Conférence de Bali

Cette conférence a été marquée notamment par

- Une volonté de poursuivre au-delà de 2012 la dynamique initiée en 2005 avec l’entrée en vigueur du Protocole de Kyoto signé en 1997. En particulier l’Union européenne s’engage clairement avec des objectifs chiffrés.
- Le retour des Etats-Unis à la table des négociations, mais refusant tous engagements chiffrés ; les Etats-Unis sont apparus isolés sur la scène internationale (à part l’Etat de Californie, qui s’est engagée à mettre en oeuvre le Protocole de Kyoto !)
- Un engagement de pays émergents comme la Chine et l’Inde pour contenir leurs émissions en GES au delà de 2013, en demandant un délai pour des engagements chiffrés et des aides.
- Une prise en considération de la question de l’adaptation au changement climatique (CC) au même niveau que celles de l’atténuation du CC, ce qui constitue par ailleurs une reconnaissance de la gravité de la situation...

La "feuille de route" adoptée à Bali

L’accord final indique que le processus de négociations qui doit arrêter les suites à donner au Protocole de Kyoto devra être lancé "dès que possible et pas plus tard qu’avril 2008".

Le compromis final porte sur deux points :

- La reconnaissance du constat scientifique du GIEC et la question de l’inclusion dans le texte de la décision d’objectifs à moyen et long terme (fourchette de réduction de 25 à 40% des émissions d’ici 2020 pour les pays développés, pic des émissions mondiales dans les 10-15 prochaines années et réduction d’au moins 50% d’ici 2050). Souhaitée par l’Union européenne et acceptée par l’ensemble des pays ayant ratifié le protocole de Kyoto, l’inclusion de ces chiffres s’est heurtée à l’opposition des Etats-Unis et seul un renvoi en note de bas de page aux pages importantes du rapport du GIEC a été possible.
- La réaffirmation de la "responsabilité commune mais différenciée" entre pays développés et pays en développement, en particulier en matière d’atténuation du CC. Les pays développés doivent prendre des engagements ou actions appropriés, y compris des objectifs quantifiés de limitation ou de réduction des émissions, permettant d’assurer la comparabilité des efforts entre les pays. Les pays en développement doivent mener des actions appropriées soutenues par la technologie, des financements et le renforcement de capacités, de façon mesurable, communicable et vérifiable.

Des décisions stratégiques ont abouti sur les transferts de technologie, les réductions d’émissions issues de la déforestation évitée et le lancement du fonds d’adaptation.

Le groupe de travail mis en place par la Conférence a programmé quatre réunions en 2008 sur quatre axes : atténuation du changement climatique ; adaptation au changement climatique ; transferts de technologies Nord-Sud ; financements de ces politiques.

La déforestation évitée était l’un des grands sujets en discussion mais la question n’a pas beaucoup avancé, sauf le fait d’acter que, à côté de la déforestation, les émissions liées à la dégradation des forêts seront également prises en compte, à la demande notamment des pays du Bassin du Congo. A noter le lancement par la Banque Mondiale 12 décembre d’un fonds financier, le "Forest carbon partnership facility".

Globalement, la Conférence de Bali ne marque pas de grandes avancées opérationnelles... Les tranferts de technologies Nord-Sud et le financement des mécanismes pour aider les pays du Sud, notamment les plus pauvres en Afrique, à l’adaptation au changement climatique sont restés très insuffisants ces dernières années malgré les engagements. La Conférence a décidé la mise en place d’indicateurs pour suivre l’évolution des transferts de technologie.

 Ressources web

- Le site de la Conférence http://www.un.org/french/climatechange/
- http://www.rac-f.org/
- télecharger sur le site du RAC le bilan de la conférence Bali (pdf 10 pages)
- Mission interministérielle de l’effet de serre : http://www.effet-de-serre.gouv.fr/
- Lire le bilan détaillé de la Conférence sur le site du ministère des Affaires étrangères
- GIEC : http://www.ipcc.ch/languages/french.htm
- Télécharger la décision officielle sur le plan d’action de Bali sur le site de la Convention Climat (en anglais, pdf 5 p.)
- Accéder à toutes les décisions et annexes sur le site de la Convention Climat (en anglais)
- Ecouter en ligne l’interview de Sylvie Matelly, chercheure à l’IRIS

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