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Mercredi 8 décembre 2021

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Agenda 21 chapitre 14. Promotion d’un développement agricole et rural durable

2008

En l’an 2025, 83 % de la population mondiale qui, selon les prévisions, atteindra 8,5 milliards d’habitants, vivront dans les pays en développement. Or, l’incertitude demeure quant à la capacité des ressources et des techniques disponibles de satisfaire les besoins de cette population croissante en denrées alimentaires et autres produits agricoles. L’agriculture devra relever ces défis...


 14B. Participation de la population et mise en valeur des ressources humaines pour une agriculture viable

Principes d’action

14.16
Cet élément jette un pont entre l’action des pouvoirs publics et la gestion intégrée des ressources. Plus la collectivité aura d’emprise sur les ressources dont elle dépend, plus la mise en valeur du capital humain et le développement économique seront stimulés. Chaque gouvernement national doit aussi établir des instruments politiques pour concilier les besoins à long et à court terme. Les méthodes d’action tendent principalement à renforcer l’autonomie et la coopération, l’information et l’aide aux organisations d’utilisateurs. L’accent devrait être mis sur les méthodes de gestion, la mise sur pied d’accords visant à réorienter l’utilisation des ressources, les droits et les devoirs liés à l’utilisation des terres, des eaux et des forêts, le fonctionnement des marchés, les prix, et l’accès à l’information, au capital et aux facteurs de production. A cette fin, il faudra veiller à la formation et renforcer la capacité de la population d’assumer de plus grandes responsabilités dans le cadre des efforts déployés en vue d’un développement durable [2].

Objectifs

14.17
Les objectifs dans le domaine d’activité considéré sont les suivants :

a) Mieux sensibiliser le public au rôle que peuvent jouer la participation de la population et les organisations populaires, notamment les groupements féminins, les jeunes, les populations autochtones, les collectivités locales et les petits exploitants agricoles, dans une agriculture et un développement rural durables ;

b) Assurer à la population rurale, en particulier aux femmes, aux petits exploitants, aux sans-terre et aux populations autochtones un accès équitable à la terre, à l’eau et aux ressources forestières ainsi qu’aux technologies, au financement et aux circuits de commercialisation, de transformation et de distribution ;

c) Renforcer et développer la gestion et les capacités internes des organisations populaires rurales et des services de vulgarisation, et décentraliser au maximum la prise de décisions.

Activités

A) Activités liées à la gestion

14.18
Les gouvernements, au niveau approprié et avec l’appui des organisations internationales et régionales compétentes, devraient :

a) Mettre en place ou améliorer des organisations rurales et des moyens et services de vulgarisation agricole intégrés et mener une action en matière de gestion des ressources naturelles et de sécurité alimentaire, en tenant compte des besoins différents de l’agriculture de subsistance et des cultures destinées à la commercialisation ;

b) Examiner et réorienter les mesures en vigueur pour élargir l’accès à la terre, à l’eau et aux ressources forestières et assurer l’égalité des droits aux femmes et autres groupes défavorisés, en particulier les populations rurales, les populations autochtones et les collectivités locales ;

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c) Assigner clairement les titres, les droits et les responsabilités en ce qui concerne la terre ainsi que les individus ou les collectivités afin d’encourager l’investissement dans les ressources foncières ;

d) Elaborer des principes directeurs pour les politiques de décentralisation en vue du développement rural par la réorganisation et le renforcement des institutions rurales ;

e) Elaborer en matière de vulgarisation, de formation, de fixation des prix, de distribution des intrants, de crédit et de fiscalité des politiques assurant les incitations nécessaires et un accès équitable des pauvres aux services de soutien à la production ;

f) Fournir des services d’appui et de formation tenant compte des variations des conditions et pratiques agricoles selon les localités ; de l’utilisation optimale des facteurs de production disponibles sur place et d’un recours minimal aux facteurs de production externes ; de l’utilisation optimale des ressources naturelles locales et de la gestion des sources d’énergie renouvelables, et de l’établissement de réseaux d’échange d’informations sur les différentes formes d’agriculture.

B) Données et information

14.19
Les gouvernements, au niveau approprié et avec l’appui des organisations internationales et régionales compétentes, devraient réunir, analyser et diffuser des informations sur les ressources humaines et sur le rôle des pouvoirs publics, des collectivités locales et des organisations non gouvernementales dans l’innovation sociale et les stratégies de développement rural.

C) Coopération et coordination internationales et régionales

14.20
Les organisations internationales et régionales appropriées devraient :

a) Renforcer leur collaboration avec les organisations non gouvernementales pour réunir et diffuser des informations sur la participation de la population et sur les organisations populaires, expérimenter des méthodes participatives de développement, assurer formation et éducation en vue de la mise en valeur des ressources humaines et renforcer les structures de gestion des organisations rurales ;

b) Aider à exploiter les informations obtenues par l’intermédiaire des organisations non gouvernementales et promouvoir l’établissement d’un réseau agro-écologique international pour accélérer la mise au point et l’application de pratiques agro-écologiques.

Moyens d’exécution

A) Financement et évaluation des coûts

14.21
Le secrétariat de la Conférence a estimé que le montant total des dépenses afférentes à la mise en oeuvre des activités relevant du présent domaine pour la période 1993-2000 se chiffrerait en moyenne à environ 4,4 milliards de dollars par an, y compris un montant d’environ 650 millions de dollars qui serait financé par la communauté internationale sous forme de dons ou à des conditions concessionnelles. Il ne s’agit que d’estimations approximatives données à titre indicatif, qui n’ont pas été examinées par les gouvernements. Les dépenses effectives et les conditions financières, y compris les conditions non concessionnelles, dépendront notamment des stratégies et programmes spécifiques que les gouvernements décideront de mettre en oeuvre.

B) Moyens scientifiques et techniques

14.22
Les gouvernements, au niveau approprié et avec l’appui des organisations internationales et régionales compétentes, devraient :

a) Encourager la participation populaire en matière de mise au point et de transfert des techniques agricoles, en tenant compte de la connaissance du milieu et des pratiques de la population locale ;

b) Entreprendre des recherches appliquées sur les méthodes participatives, les stratégies de gestion et les organisations locales.

c) Mise en valeur des ressources humaines

14.23
Les gouvernements, au niveau approprié et avec l’appui des organisations internationales et régionales compétentes, devraient assurer aux administrateurs des services publics et aux membres des groupements d’utilisateurs des ressources une formation technique et administrative en ce qui concerne les principes, la pratique et les avantages d’une participation populaire au développement rural.

D) Renforcement des capacités

14.24
Les gouvernements, au niveau approprié et avec l’appui des organisations internationales et régionales compétentes, devraient introduire des stratégies et des mécanismes de gestion tels que services de comptabilité et d’audit pour les organisations populaires rurales et les institutions s’occupant de la mise en valeur des ressources humaines, et déléguer des responsabilités administratives et financières aux échelons locaux en ce qui concerne la prise de décisions, la collecte de fonds et les dépenses.

Notes

[2] Certaines des questions concernant ce domaine d’activité sont présentées aux chapitres 8 (Intégration de l’environnement et du développement dans le processus de prise de décision) et 37 (Mécanismes nationaux et coopération internationale pour le renforcement des capacités dans les pays en développement) du programme Action 21.

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