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Jeudi 24 septembre 2020

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Université du bien commun

Lundi 17 août 2020

Adéquations est partenaire de l’Université du bien commun. La prochaine session publique présentielle aura lieu le jeudi 15 octobre 2020 à 18h, sous réserve de l’évolution de la situation sanitaire. Par ailleurs, 21 heures d’émissions radio des sessions de l’Université sont maintenant disponibles.


 Actualité de l’Université du bien commun

En attendant la reprise du cycle de rencontres-débats, des initiatives sont lancées sur les enjeux de la santé et du médicament, comme biens communs. La crise sanitaire a en effet rappelé l’importance de la santé publique et de l’accès aux soins et aux médicaments.

L’Université du bien commun est partenaire de l’appel lancé par l’Agora des Habitants de la Terre "De la prédation à la sauvegarde de la vie de tous les habitants de la Terre", pour qu’un futur et éventuel vaccin anti-covid puisse être déclaré « Bien commun public mondial », en garantissant sa gratuité pour tous, afin d’en prévenir toute instrumentation commerciale par l’industrie pharmaceutique (au-delà du débat récurrent entre « pro » et « anti » sur la pertinence ou non d’un vaccin en la matière). L’appel en ligne

Une rencontre de l’Université du bien commun se tiendra le jeudi 15 octobre, à 18h sur ces enjeux, incluant également le "Manifeste pour une appropriation sociale du médicament", signé par 160 organisations, défendant l’appropriation citoyenne active et solidaire de la santé, contre la financiarisation et la marchandisation croissante de la santé en France, en Europe et dans le monde. Informations. Plus d’informations prochainement, cf. ci-dessous.

21 heures d’émissions radiophoniques tirées des sessions de l’Université entre octobre 2017 et novembre 2019 peuvent maintenant être écoutées ici.

 Rencontre du 15 octobre 2020, 18h

La rencontre exceptionnelle du 15 octobre 2020 (lieu à préciser) portera sur la présentation, en France, de l’initiative citoyenne internationale visant à faire reconnaître le futur et éventuel vaccin anti-covid comme « Bien commun public mondial ». Cette initiative, lancée par l’Agora des Habitants de la Terre et soutenue par l’Université du Bien Commun, s’inscrit dans la campagne mondiale pour un système global, commun et public de la santé et de la sécurité de la vie, libre de brevets et hors marché.

A cette occasion, Riccardo Petrella, économiste, altermondialiste, cofondateur de l’UBC et initiateur de la campagne, présentera l’état d’avancement des propositions des institutions mondiales et des mobilisations citoyennes pour que le bénéfice pour tous du vaccin anti-covid, en tant que Bien Commun, soit concrètement extrait des lois du marché.

Cette rencontre nous permettra également de préciser le statut juridique et politique d’un bien commun public mondial, non-appropriable, ni par l’Etat, ni par un sujet économique. Dans le cas du vaccin (quel qu’il soit), ce statut a pour objectif de garantir sa gratuité pour tous et de prévenir toute instrumentalisation commerciale profitant du dénuement humain.

L’enjeu de cette réflexion se situe au-delà du débat récurrent entre « pro » et « anti » sur la pertinence ou non d’un vaccin. La garantie de la transparence et de la qualité des tests, la démonstration de l’efficacité et de l’innocuité d’un vaccin constituent des facteurs majeurs de prévention de santé publique. A ce sujet, seront évoqués les antécédents historiques des vaccins non-brevetés, depuis Louis Pasteur notamment, et les conditions nécessaires aux garanties d’innocuité.

 Session reportée 28 mars : Le Nouvel Age des Communs

REPORTE

à la Maison du Libre et des Communs – Paris
226 rue Saint-Denis, 75002 Paris (M° Strasbourg Saint Denis)
15 h à 18 h 30 - accueil dès 14 h 30
Inscription

L’Université du Bien Commun donne carte blanche à EnCommuns

Séminaire « Le Nouvel Age des Communs »

Avec Benjamin Coriat (Professeur des Universités - Faculté des Sciences économiques, Université Paris 13) et des membres du groupe international de chercheur-e-s du Séminaire International d’Entreprendre EnCommuns. Un programme plus détaillé vous parviendra ultérieurement.

Hier encore sujet pour spécialistes activistes réunis en petits comités, les Communs – on dit aussi quelquefois le Commun – sont devenus une sorte de mot code. Des jardins partagés aux logiciels libres, des encyclopédies aux » tiers lieux » installées dans les quartiers des villes ou dans les campagnes, les « communs » semblent partout fleurir.

Pourquoi ce succès ? Comment expliquer cette floraison ? Et sous le nom générique de commun désigne-t-on bien ici et là des réalités comparables ? Le caractère polysémique de la notion ne conduit-il pas à accroitre la confusion, là où justement de la clarté est plus que jamais nécessaire ?

Préciser ce qui relève du commun – et ce qui n’en relève pas établir des définitions et des critères de distinction, aider à mieux comprendre ce qu’est un commun comme la ou les communautés qu’il sert et dont il se nourrit, tel est le premier des objectifs que se fixe ce séminaire

Au delà il s’agira à partir d’une série d’exposés et d’étude de cas de montrer comment « l’entreprendre en commun(s) » peut revêtir des formes multiples et contrastées, tout en cherchant à établir à travers des modèle économiques soutenable les conditions de sa pérennité.

Car après la première efflorescence voici venu le nouvel âge des communs, celui de leur installation durable.

 Dates des prochaines rencontres

- 25 avril : l’Etat, le contrat social

 29 février : Le travail gratuit, invisible des communs

à la Maison du Libre et des Communs – Paris
226 rue Saint-Denis, 75002 Paris (M° Strasbourg Saint Denis)
15 h à 18 h 30 - accueil dès 14 h 30

Session organisée et animée par Réseau Roosevelt Paris – Ile de France (Annie Flexer et Bruno Lamour) avec
- Patrick Viveret, philosophe et auteur du rapport "Reconsidérer la richesse" (2002) – Les comptes et les contes : l’exemple du bénévolat
- Lionel Maurel, Juriste et bibliothécaire, co-fondateur du collectif SavoirsCom1 – Travail gratuit et travail invisible dans les communs de la connaissance
- Christine Castejon, analyste du travail et philosophe – L’activité invisible des retraité.e.s

En tous temps et en tous lieux, les communs naissent et vivent essentiellement grâce au travail gratuit, le plus souvent invisible, de communautés, formelles ou non – depuis le bénévolat "traditionnel" jusqu’au développement de logiciels libres, de plateformes numériques à but non lucratif ou encore la constitution de communs de la connaissance et des savoirs. Quelle est la place de ce "travail" dans les parcours individuels et dans la tension collective vers le bien commun ? Quelle en est la rétribution – symbolique ou triviale – individuelle et collective ? En quoi participe-t-il à l’émancipation des personnes ? A l’évolution de la société ? Comment le comptabiliser par rapport au travail dit "alimentaire" ?

Dans la suite de notre session de 2019 : "Travail et commun : repenser les fondations du concept de travail au XXIe siècle, au prisme du commun", nous proposons, dans ce deuxième volet, de débattre sur le sens et la place de ce travail gratuit aujourd’hui, face à la résurgence des communs, et d’ouvrir la réflexion sur les possibles transformations de la place du travail et des autres activités, à l’échelle d’une vie, dans le contexte socio-économique du XXIe siècle.

Pour s’inscrire

Vous pouvez retrouver la captation sonore de la première session "Travail et commun » du 23 mars 2019 – ainsi que de toutes les autres sessions de l’UBC – ici

 8 février : Tiers espaces et communs urbains

La Paillasse (Maison du Libre et des Communs – Paris) 226 rue Saint-Denis, 75002 Paris (M° Strasbourg Saint Denis)

De 15 h à 18 h 30 - accueil dès 14 h 30

Entrée libre (dans la limite des places disponibles) - Participation aux frais à partir de 3 €

Inscriptions

Présentation

Aujourd’hui, la plupart des biens collectifs sont gérés, soit par l’Etat, soit par le privé … avec en creux le message à l’adresse du citoyen que tout est fait pour répondre à ses besoins.

Une voie alternative à cette prise en charge passive du citoyen est celle des communs qui repose sur une communauté et un mode de gouvernance aptes à partager de façon créative et démocratique des Biens Communs. Communs, communs urbains, tiers espaces renvoient à une grande diversité de lieux appropriables collectivement : espaces naturels, délaissés urbains, lieux en transition, jardins collectifs, bâtiments municipaux vacants, infrastructures sportives en libre usage, ZAD et autres expérimentations éco-politiques. Ils ont aussi partie liée avec la mobilité (co-voiturage et mobilités douces), l’autonomie alimentaire ou le financement participatif.

Ces zones de transition, de métamorphose ou d’effondrement témoignent d’une reconfiguration des rapports sociaux, des modèles socio-économiques et de leurs traductions sur les territoires.

Les tiers espaces communs invitent à repenser nos modes d’organisation socio-économiques. Ils peuvent s’investir de façon spontanée, éphémère, organisée ou pérenne ou bien encore à partir d’une intention collective tournée vers le bien commun. On y fabrique, des rêves, des outils, des concepts qui participent de la diversité dont nos sociétés ont besoin pour se renouveler et surtout répondre aux défis de la crise systémique. Le principe de laboratoire social permet d’évaluer comment des tiers espaces contribuent à un imaginaire instituant de la société en alliant justice sociale et validation d’une production plurielle des savoirs (expérimentations sociales, espaces intermédiaires de l’existence, centralités populaires).

Dans un espace urbain, on parle de communs urbains pour qualifier les tiers espaces où les citoyens sont amenés, par une appropriation collective, à s’autonomiser, à s’auto-organiser et à contribuer à la transformation de nos modes traditionnels de fabrique et de gestion des villes. Les communs urbains situent cet engagement dans la cité sous l’angle de la démocratie d’initiative partagée (contributive) portée par une pluralité d’acteurs.

Les initiatives portées par des logiques citoyennes dans les tiers espaces et les communs urbains sont très diversifiées et elles entretiennent un fort lien de perméabilité. Elles font l’objet de classifications parfois contradictoires qui demandent à être revisitées avec précision, afin que ces expériences ne soient pas détournées de leurs objectifs initiaux au profit des logiques économiques prédatrices qu’elles pensaient combattre. On peut toutefois s’appuyer sur nombre d’écrits scientifiques, de wikis communautaires, ou d’autres médias, pour noter que les communs construisent un espace politique par la production sémantique et documentaire, reliant les initiatives locales et disséminant le commoning à tous les aspects de la vie sociale. Cette session de l’Université du Bien Commun propose un protocole d’atelier participatif visant à aborder ensemble les modalités d’émergence et les incidences de ces laboratoires vivants.

Le public participant à la session est invité à apporter des documents et à livrer des récits relatifs à ce type d’expérimentation afin de constituer un corpus commun que les intervenants invités vont enrichir de leurs outils spécifiques et de leurs pratiques sur les terrains. Parmi celles-ci, sont prévus un film et un témoignage sur la vie à la ZAD de Notre-Dame des Landes (spécificité d’une lutte qui a su mélanger résistance et alternative à l’aéroport au profit de l’expérience d’un paysage en commun), un documentaire de WOS/agence des hypothèses sur des Zones de Gratuité, ainsi que des ouvrages relatifs aux tiers espaces et aux communs urbains.

La session compte se structurer autour de ces quatre questions :

- Quel corpus théorique pour construire de nouveaux référentiels communs ?
- Comment faire de ces expériences des fers de lance de la transition vers d’autres formes socio-économiques ?
- Comment valider ces acquis d’expériences et cette production de savoirs et en faire de véritables leviers de transformation ?
- Comment ces référentiels peuvent investir le champ politique afin d’orienter les politiques publiques ?

Cette session-atelier se terminera par un moment récapitulatif du corpus élaboré ensemble puisqu’elle est une étape de recherche destinée à poser les bases de réflexion en vue de la journée-forum que l’UBC organisera en octobre 2020 et qui sera dédiée à ces espaces autonomes de la pensée et de l’action.

Les intervenant-es :

Hugues Bazin est chercheur indépendant en sciences sociales. Il est animateur du Laboratoire d’Innovation Sociale par la Recherche-Action (LISRA), chercheur associé à la Maison des Sciences de l’Homme Paris-Nord. Il développe une démarche autour de tiers espaces permettant de prendre en compte des populations et des problématiques qui restent bien souvent dans l’angle mort de la connaissance.

Claire Dehove est artiste chercheuse et scénographe. Elle a initié WOS/agence des hypothèses qui a généré des dispositifs collaboratifs tels que le Hall de Gratuité à Bobigny, Libre Ambulantage à Dakar, les Anarchives de la Révolte, les Anarchives de la Migration, le Ministère MAPHAVE à Montréal, l’Ambassade des Communs à Bordeaux et l’Ambassade de la MétaNation (avec Quebracho Théâtre).

Jean Pascal Derumier est spécialiste du management des organisations et de l’innovation. Après avoir été consultant puis à la direction I&R de la SNCF, il crée son entreprise de conseil spécialisée dans l’accompagnement des territoires en transition. Il est fondateur de l’association Innovation Citoyenne et Développement Durable (ICDD). Suite à trois livres sur cette problématique, sa dernière publication porte sur la transition territoriale.

Sylvia Fredriksson est designer et chercheuse. Elle a été commissaire scientifique de l’exposition L’Expérience des tiers lieux à la Biennale Internationale du design de Saint-Étienne 2017. Elle est contributrice du collectif interculturel Remix the Commons et de la Myne/ Manufacture des Idées et Nouvelles Expérimentations à Villeurbanne. Elle est coordonnatrice avec Nicolas Sauret du Dossier Ecrire les Communs publié en 2019 par la revue Sens Public.

Tibo Labat est architecte et activiste. Membre fondateur du collectif Fertile qui s’attache à faire vivre les friches et interstices des métropoles. Il a coordonné avec l’artiste Stefan Shankland, Tuvalu, une exploration relative au métabolisme urbain, aux flux globaux de matériaux et de la régénération des sols. Il participe activement à L’habiter en Lutte du territoire de la ZAD à Notre-Dame-des-Landes.

 18 janvier : Le Pacte pour la transition

Rencontre-débat proposée et animée par le Collectif local du Pacte pour la Transition, Paris

Le Collectif pour une Transition Citoyenne (CTC), indépendant, non partisan et laïque, est un réseau de 27 mouvements engagés dans la transition écologique, sociale et humaine, œuvrant à coordonner les actions de ses membres afin de faire davantage résonner la transition citoyenne. Le Pacte pour la Transition est un outil mis au point par le CTC visant à favoriser et organiser la participation citoyenne au changement dans toutes les communes, en encourageant un dialogue entre citoyen.ne.s et élu.e.s dans le cadre des campagnes pour les élections Municipales 2020, basé sur 32 propositions de mesures concrètes à mettre en œuvre par et avec les municipalités.

https://transition-citoyenne.org/pacte/

15 h – 15 h 20 : Introduction
Maximilien Ripoche (Collectif Pacte Paris) : présentation du Pacte pour la Transition
Yovan Gilles (UBC) : de l’importance des communs dans le contexte du Pacte

15 h 20 – 16 h 10 : Table ronde 1 – les associations partenaires du Pacte présentent les mesures qu’elles défendent
Mariana Mirabile (Alternatiba) : les transports
(Emmaüs – Intervenant à préciser) : l’habitat et le logement
Christine Nédelec (France Nature Environnement) et Dominique Jaulmes (Collectif d’Associations citoyennes) : l’urbanisation

16 h 10 – 16 h 30 : Pause, collecte des questions écrites du public

16 h 30 – 18 h 15 : Table ronde 2 – le débat
réponses des intervenant.e.s aux questions écrites ; débat avec le public ; la parole aux associations partenaires

18 h 15 – 18 h 30 : Synthèse et conclusion par Yovan Gilles

Le débat se poursuivra informellement autour d’un verre.

Entrée libre (dans la limite des places disponibles) - Participation aux frais à partir de 3 €

Inscription (recommandée)

 Archives des rencontres 2019

Samedi 7 décembre

Marchandisation et privatisation du vivant : appropriation des communs naturels et des savoirs associés

à la Maison du Libre et des Communs – Paris
226 rue Saint-Denis, 75002 Paris (M° Strasbourg Saint Denis)
15 h à 18 h 30 - accueil dès 14 h 30
Participation aux frais à partir de 3 € (réservations dans la limite des places disponibles)

Session proposée par la Fondation Danielle Mitterrand-France Libertés (Marion Veber, responsable des programmes) et animée par Yovan Gilles (Les périphériques vous parlent)

La biopiraterie fait référence à la privatisation du vivant et des savoirs traditionnels sur la biodiversité, notamment par le biais de brevets. Les biopirates sont les entreprises, en particulier pharmaceutiques, cosmétiques ou agroalimentaires, ainsi que les instituts de recherche qui s’approprient des plantes ou semences ainsi que les connaissances et savoir-faire sur ces ressources à travers la propriété intellectuelle.

Les communautés locales, rurales et autochtones, qui vivent particulièrement proches de leur environnement, ont en effet développé des connaissances très fines sur la biodiversité qui les entoure et qui sont fortement recherchées par le monde de la recherche ou économique pour les valoriser. On parle de biopiraterie quand ces acteurs s’approprient ces savoirs, sans le consentement des communautés et sans partage des bénéfices réalisés grâce leur utilisation. A travers les droits de propriété intellectuelle utilisés par les biopirates, le vivant se retrouve ainsi privatisé et des savoirs traditionnels copiés.

Cela pose la question des communs naturels et leur appropriation et privatisation. Il semble essentiel d’entamer une réflexion sur le système mondial capitaliste qui considère la nature comme un ensemble de ressources marchandisables et privatisables. La biopiraterie invite aussi à réfléchir à la reconnaissance et valorisation des savoirs des peuples et à repenser les rapports entre ces populations et le monde de l’entreprise et de la recherche pour qu’ils soient moins marqués par la violence, l’exploitation abusive et l’injustice. « Lors de la première colonisation, les peuples autochtones se sont fait voler leurs terres. Au moyen des droits de propriété intellectuelle et des brevets, on se trouve à piller l’esprit et le corps des peuples autochtones ; la vie elle-même se fait coloniser » - Vandana Shiva, grande militante indienne engagée dans la lutte contre la biopiraterie.

14h30 Accueil

15h précises - 15h10 Ouverture et présentation.

15h10-15h30 La biopiraterie : nouvelle forme de privatisation du vivant et des savoirs sur le vivant, par Marion Veber, responsable des Programmes à la Fondation Danielle Mitterrand

15h30-15h50 Biopiraterie en Outre Mer. En finir avec l’impunité, par Thomas Burelli, professeur de droit au Canada et membre du comité scientifique de la Fondation Danielle Mitterrand. Projection d’une vidéo.

15h50-16h10 Privatisation de la nature et biopiraterie : le regard de la jeunesse autochtone de Guyane (JAG) par Ludovic Pierre, membre de la Jeunesse Autochtone de Guyane.

16h10-16h30 AÏNY, une marque de cosmétique bio engagée contre la biopiraterie, par Daniel Joutard, entrepreneur et membre du comité scientifique de la Fondation Danielle Mitterrand.

16h30-17h Réactions, commentaires et questions du public.

Pause

17h15 - 18h15 Réponses et compléments par les intervenants / Echanges avec la salle.

18h 15 -18h30 Conclusions et propositions d’actions par Marion Veber.

18h30 Verre convivial

23/11 Autosuffisance alimentaire : les défis de l’agriculture et de l’agro-écologie urbaine et rurale au devant des risques climatiques

Session proposée et animée par Yovan Gilles et Les périphériques vous parlent

Selon le GIEC (septembre 2019), près de 50 % des zones humides côtières ont été perdues au cours des 100 dernières années avec la montée des océans. L’élévation du niveau des eaux saumâtres sur la planète, corrélé au réchauffement climatique entraînant la perte de surfaces cultivables, cumulé à la démographie et à l’artificialisation progressive des terres, menace aujourd’hui l’agriculture et, en conséquence, l’autosuffisance et la sécurité alimentaire des villes et des territoires. Un défi de taille s’impose à l’agriculture : la généralisation de pratiques culturales et d’élevage en symbiose avec le vivant, la biodiversité, les écosystèmes locaux, les forêts (redéploiement de l’agroforesterie) et la reconquête de surfaces arables dans les grandes agglomérations urbaines.

Par ailleurs, et outre de rares exceptions, aucune ville ou territoire urbain dans le monde n’est capable de produire son alimentation et de garantir son autosuffisance alimentaire ; ces dernières décennies la mondialisation a d’ailleurs accru leur dépendance aux circuits longs de production et de distribution. Ainsi une reconnexion ré-équilibrante de l’agriculture locale et des maraichages urbains aux territoires communaux et intercommunaux de distribution et de vente dans le cadre de circuits courts coopératifs et en communs, apparaît autant souhaitable que nécessaire ; cela dans la perspective d’une alimentation elle-même plus saine, moins carbonée et qui soit une réponse à la crise climatique.

Avancer aujourd’hui la notion de commun par rapport au lien entre agriculture et autosuffisance alimentaire est certes indispensable, mais en tenant compte de certaines limites et réalités. En effet, « considérer la terre comme un bien commun relève encore de l’utopie et suppose d’aborder la grande et grave question de l’enclosure du foncier agricole, donc des droits de propriété et d’usage (…) Si l’on admet, non seulement comme hypothèse mais comme réalité, que l’alimentation relève de l’intérêt général dans sa définition et dans sa réalisation, on ne peut qu’envisager à terme une approche beaucoup plus « en communs » de la gouvernance étroitement liée de l’agriculture et de l’alimentation » écrit Pierre Thomé dans son article : Vers une nouvelle révolution agricole ?

Programme

14h30 Ouverture et Accueil

15h précises Université du Bien Commun. Ouverture aux préoccupations du public.

1ère partie

15h15/15h45 Intervention de Pierre Thomé en deux parties (chercheur indépendant en matière d’agriculture et d’alimentation et dans l’exploration d’idées en relation avec des pratiques : utopies, biens communs...).

1) L’ONU relie autosuffisance* et sécurité alimentaires avec comme définition : “la satisfaction de tous les besoins alimentaires d’un pays par la production nationale” (FAO “Eau et agriculture, produire avec moins d’eau”, Rome, 2002). Cette définition fait référence à des pays nationaux, mais est-il possible de l’utiliser pour des territoires de moindre importance, par exemple une région, une commune… afin de réduire les importations de denrées alimentaires et donc les transports, de favoriser le rapprochement producteurs-consommateurs, de rechercher une alimentation respectueuse de l’environnement ?

2) Pour l’alimentation équilibrée d’une personne, quelle serait aujourd’hui la surface en terre cultivable nécessaire pour une production alimentaire bio en pleine terre pendant un an, à raison d’une moyenne d’une consommation d’un kilo par jour de nourriture ? Présentation d’une grille d’estimation des produits alimentaires d’origine végétale et animale et estimation moyenne de la surface agricole indispensable pour l’alimentation de la population de Paris intra muros.

15h45 - 16h15 Intervention de Stéphane Linou (Ancien conseiller général de l’Aude, conseiller en développement local, pionnier du mouvement « Locavore » en France)

Résilience alimentaire et sécurité nationale. La déterritorialisation des lieux de production et de consommation expose les agglomérations urbaines à des pénuries alimentaires potentielles, qui mettraient leur sécurité alimentaire immédiatement en péril dès lors que seraient immobilisés par des circonstances diverses leurs flux d’approvisionnement. Comment mettre en place des stratégies de résilience locavore en rééquilibrant et en renforçant notre alimentation en faveur des circuits courts, contre l’appauvrissement des sols et la perte de contrôle sur notre nourriture ? D’autant plus, quand l’on sait que l’autonomie alimentaire des agglomérations urbaines n’est que de quelques jours seulement et qu’une ville comme Toulouse, par exemple, ne produit que 2% de ses ressources alimentaires ? Propositions (de loi), initiatives et perspectives.

16h15 - 16h40 Réactions, commentaires et questions du public.

Pause

2ème partie 17h - 18h Réponses et compléments avec Pierre Thomé et Stéphane Linou.

18h - 18h 15 Conclusion et pertinence du lien entre biens communs, agriculture et autosuffisance alimentaire dans la perspective du défi climatique, par Yovan Gilles et les deux intervenants.

18h 30 Verre convivial

*« L’autosuffisance alimentaire, quelle que soit la dimension du territoire envisagée, suppose : des terres cultivables, de l’eau, des semences, des agriculteurs, un climat ni trop sec ni trop froid, une organisation (en communs ?) et, de toute évidence, des choix politiques, ce qui ne semble pas toujours le cas quand, par exemple, polyculture vient s’opposer à monoculture. Comment les grandes métropoles, avec très peu de surfaces cultivables dans leurs limites territoriales, pourraient-elles envisager de tendre vers l’autosuffisance alimentaire, en intra muros et à leur périphérie, avec différents partenaires dans une démarche pourquoi pas de mise en communs ? » (Pierre Thomé)

12/10/2019 Les forêts : un bien commun à protéger

Histoire, actualités et perspectives

Maison du Libre et des Communs
226 rue Saint-Denis, 75002 Paris (M° Strasbourg Saint Denis)
de 15 h à 18 h 30 - accueil à partir de 14 h 30
Participation aux frais à partir de 3 € (réservations dans la limite des places disponibles)

Inscriptions : https://framaforms.org/universite-d...

Les forêts doivent-elles devenir des biens communs mondiaux ?

Bien que de nombreuses forets sur la planète soient déclarées patrimoine mondial de l’Humanité par l’ONU, cela ne va pas de pair avec une reconnaissance juridique contraignante concernant leur protection. Comme l’affirme la juriste Marta Torre-Schaub : « Une idée serait de considérer les forêts mondiales comme des biens communs mondiaux, susceptibles d’avoir un statut juridique en tant que tels de sorte qu’ils soient gérés par la communauté internationale de manière exclusive ou conjointement avec plusieurs États en coalition. »

Les arbres : quand les spécialistes en parlent, ils les nomment « les sujets ». Sujets de quoi ? Sujets à qui ? La nature et ses forets sont plus importantes que n’importe laquelle de nos technologies. Vous penseriez être perdu sans votre smartphone ? Imaginez donc un monde sans forets, minéral comme dans les films de science-fiction. Production d’oxygène, séquestration du carbone, régulation du climat, pluie, bois, fibres, nourriture, médicaments... aucune technologie actuelle ne peut prétendre à cela !

Des projections font état d’un triplement de la demande en « ressources bois » d’ici 2050 et une production croissante de denrées comme le caoutchouc, le soja, l’huile de palme, le bœuf et le sucre, qui sont toutes des causes importantes de déforestation, La déforestation s’intensifie, principalement dans les régions tropicales. Même si une partie de l’industrie a engagé des efforts conséquents vers la durabilité de la couverture forestière, ces changements sont encore trop lents et localisés pour permettre de répondre à la pression sans précèdent que les forets subissent. « Il existe trop de divergences entre les engagements des Etats et des entreprises et la réalité de terrain. » (Marco Lambertini, DG WWF International). Et l’actualité a tristement rappelé la fragilité des écosystèmes forestiers : les feux difficiles à maîtriser en France, USA, Indonésie, l’Amazonie en proie aux flammes…

A noter : Au vu de l’ampleur du sujet, deux sessions seront dédiées aux forets. Cette première propose un regard historique sur les forets comme communs et leur importance actuelle dans les écosystèmes. La deuxième approfondira l’état des lieux des forêts en tant que « biens communs » et les aspects plus juridiques de leur protection.

Session proposée par Indira Bonvini

14h30 Accueil

15h - Université du Bien Commun, présentation du 3° cycle et de la session. Questions sur les attentes du public.

1ère partie

- 15h20 - 15h50 L’histoire des communs. Les biens communaux et droits d’usage en forêt en France et en Europe à travers les siècles. Intervention de Jérôme Buridant (Professeur de géographie historique à l’Université de Picardie, Jules Verne).

- 15h50 - 16h10 Les forêts et les sols forestiers assurent des fonctions capitales, complexes et interactives au sein de l’environnement, par rapport à l’air, à l’eau, au sol, à la biodiversité. Faut-il associer dégradation de l’environnement et déforestation ? Intervention d’Emmanuelle Neyroumande (Elle a travaillé 10 ans au sein du pôle Forêts du WWF France, puis 5 ans sur les enjeux mondiaux liés à la production et la consommation de pâte à papier au sein de WWW International).

- 16h20 - 16h40 Elaboration en petits groupes des questionnements pour le débat.

2ème partie

- 17h - 17h40 Questions et réactions du public, échanges avec Jérôme Buridant et Emmanuelle Neyroumande

- 17h40 - 17h55 Comment et pourquoi les forêts doivent-elles devenir des biens communs mondiaux ? La reforestation en débat. Intervention de Yovan Gilles (œuvrier - Les périphériques vous parlent).

- 17h55 - 18h15 Débat avec les trois intervenants

- 18h15 Clôture et perspectives
- 18h 30 Verre convivial

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