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L’empreinte écologique

novembre 2008

Cet indicateur se généralise, permettant une vision plus précise de la surexploitation par le mode de développement actuel des territoires et des ressources naturelles. Il faudrait plus de trois planètes pour continuer à produire et consommer au rythme actuel et avec les technologies actuellement utilsées...



  Sommaire de cet article  

 Repères

Développée par des chercheurs canadiens, l’empreinte écologique calcule la pression qu’exercent les humains sur la nature, mesurant la surface productive nécessaire à une population (pays, ville, région) ou à un individu pour sa consommation de ressources (nourriture, énergie…) et l’absorption des déchets produits. L’empreinte « nourriture, fibres et bois » comprend les surfaces nécessaires à la culture, l’élevage, la pêche, l’exploitation forestière ; l’empreinte « énergie » celles pour la production énergétique et l’absorption du carbone émis par les énergies fossiles ; sont inclus aussi la consommation de terrains construits, l’espace pour éliminer les déchets…

La planète possède 11,4 milliards d’hectares de terres productives et d’espaces marins, ce qui équivaut à une capacité de production moyenne disponible de 1,8 hectares pour chaque humain. Actuellement, l’empreinte écologique moyenne par personne, 2,3 ha, dépasse la capacité biologique de la Terre. Un Européen consomme 5 ha, un Nord–Américain 9,6, un sahélien ou un indien moins de 0,7. Il faudrait donc l’équivalent de 2 à 5 planètes pour généraliser le mode de vie industrialisé.

De la même façon, les émissions de Gaz à effet de serre sont d’1,1 tonne équivalent gaz carbonique pour un Indien, 2,3 pour un Chinois, 6,6 pour un Français, 8,4 en moyenne européenne, 20 pour un Américain. Ces grandes disparités renvoient à la notion de « dette écologique » qui comptabiliserait ce que le Nord doit au Sud en raison d’une exploitation excessive d’espaces et de services environnementaux, de la « biopiraterie », de l’entreposage de déchets toxiques au Sud, du dérèglement climatique.

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Novembre 2008 : le WWF publie le "Rapport planète vivante 2008".

EXTRAITS - L’économie mondiale va mal. Financièrement, nous vivons au-delà de nos moyens. Mais une récession financière n’est rien en comparaison de la menace d’un resserrement du crédit écologique.

Que nous vivions à la lisière de la forêt ou au coeur des villes, nos moyens de subsistance, et donc nos vies, dépendent des services fournis par les systèmes naturels de la Terre. Le Rapport Planète Vivante 2008 nous indique que nous consommons les ressources qui sous-tendent ces services beaucoup trop vite ; plus vite qu’elles ne peuvent être reconstituées. Tout comme des dépenses inconsidérées sont à l’origine de la récession, la consommation inconsidérée épuise le capital naturel mondial à un point tel que nous mettons en danger notre prospérité future.

L’Indice Planète Vivante montre que, au cours des 35 dernières années, les populations d’espèces sauvages de la planète ont régressé d’un tiers. Pourtant, nos demandes ne cessent de s’intensifier, tirées par une croissance incessante de la population humaine et de la consommation individuelle. Notre empreinte écologique mondiale dépasse maintenant la capacité de régénération de la planète d’environ 30 pour cent.

Si nos demandes se maintiennent à la même cadence, nous aurons besoin, vers le milieu des années 2030, de l’équivalent de deux planètes pour maintenir notre mode de vie.

- Télécharger le rapport

 Ressources documentaires

- Notre empreinte écologique, M. Wackernagel et W. Rees : http://www.footprintnetwork.org
- Le répertoire des empreintes écologiques par pays
- Calculez votre empreinte écologique sur le site d’Agir21
ou sur : http://www.wwf.fr/empreinte_ecologique/index.htm
- Le site de l’Institut Bruxellois pour la Gestion de l’Environnement : http://www.ibgebim.be/
- La "Dette écologique", sur le site des Amis de la Terre

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