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Recherche en genre en France

Lundi 9 mars 2009

La recherche française sur les questions de genre, qui était peu avancée par rapport aux autres pays francophones et aux pays anglo-saxons et du Sud, commence à se développer depuis quelques années avec la création de différents organismes de recherche, réseaux universitaires, initiatives citoyennes.


 Equipe Simone SAGESSE

L’équipe d’accueil Simone-SAGESSE (EA 3053) est un groupe de recherche pluridisciplinaire sur le genre et les rapports sociaux de sexe, à l’université de Toulouse-Le Mirail.

- http://w3.simone.univ-tlse2.fr/pages/presentation.php

- Le portail GENRE fédère des informations et ressources documentaires sur les « études genre » et l’égalité entre les femmes et les hommes en France.
http://w3.portail-genre.univ-tlse2.fr/spip.php

 L’Institut Emilie du Châtelet

L’Institut Émilie du Châtelet (IEC) est né en 2006, à l’initiative du Conseil régional d’Île-de-France. Sa création s’inscrit parmi différentes initiatives visant à combler le retard de la France en matière d’études sur les relations hommes-femmes et la contrainte de genre ; des études en plein essor dans la plupart des pays développés, en raison de leur intérêt tant scientifique que sociétal.

L’IEC a pour objectifs la promotion des recherches sur les femmes, le sexe et le genre ; leur intégration au corpus des savoirs communs ; le développement de ces recherches dans toutes les disciplines ; la multiplication des enseignements sur ces savoirs ; la synergie entre le monde de la recherche et les acteurs sociaux, économiques, politiques, associatifs et institutionnels.

L’IEC est une fédération de recherche abritée sur le site Chaillot du Muséum National d’Histoire Naturelle, le Musée de l’Homme. Elle rassemble le Museum National d’Histoire Naturelle, le CNRS département « Homme et Société », l’Institut National d’Études démographiques (INED), le Conservatoire National des Arts & Métiers (CNAM), la Fondation Nationale des Sciences Politiques (FNSP), l’Université Paris 7-Denis Diderot, l’Université Paris X-Nanterre, l’Université Paris-Sud XI, l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) Paris, l’École des Hautes Études Commerciales (HEC) Paris.

- http://www.emilieduchatelet.org/
- L’institut Emilie du Chatelet organise des séminaires et conférences

 Le RING

Le Réseau Inter-universitaire et inter-disciplinaire National sur le Genre (R.I.N.G.) a été créé en 2001, à l’initiative d’un collectif d’universitaires et de différents centres de recherches. Principalement Paris VII (CEDREF, organisateur initial du projet), Paris VIII, Lyon 2 et Toulouse le Mirail), en association avec le Gers (CNRS). Depuis cette date, nombre de chercheurs individuels et de collectifs, appartenant à différentes équipes, ont rejoint le R.I.N.G. (Brest, Tours, Paris IX, Paris X, Paris I, Archives du féminisme, EFIGIES). Ces équipes partagent une même préoccupation scientifique qui repose sur la reconnaissance du caractère sexué de l’organisation des sociétés humaines et sur la prise en compte d’une construction sociale et symbolique des rapports entre les sexes. L’étude de ces rapports de genre traverse tous les domaines : des pratiques politiques aux représentations sociales, de la formation des disciplines à leur institutionnalisation, ce qui justifie pleinement l’approche pluridisciplinaire.

Le R.I.N.G. a pour objectif la coordination des pôles d’enseignement et des équipes de recherche, en associant les enseignant-e-s et les chercheuses ou chercheurs isolé-e-s. Il assure ainsi la diffusion de ces activités d’enseignement et de recherche au niveau non seulement national, mais européen et international, par la constitution de réseaux élargis. Les activités du réseau permettront d’enrichir les problématiques existantes en favorisant les échanges critiques à l’intérieur des disciplines et en confrontant les outils théoriques et méthodologiques en usage dans les différents secteurs de recherches. Il favorise ainsi la promotion des enseignements et recherches sur le Genre, affirmée par la « Convention interministérielle pour la promotion de légalité des chances entre les filles et les garçons, les hommes et les femmes dans le système éducatif » signée en février 2000 et réaffirmée par un accord-cadre signé en mars 2003 avec le C.N.R.S. et dautres Ministères (dont le Ministère de la Recherche et la Mission pour la Parité). Les résultats des activités du Réseau seront le plus largement diffusés : de l’enseignement aux acteurs sociaux et culturels. Pour cela, le RING contribue à l’organisation de cycles de conférences, de séminaires, de colloques et de programmes de publications. Dans le cadre du plan quadriennal (2005-2008), la responsabilité scientifique du R.I.N.G. - domicilié à l’Université ParisVIII (Saint-Denis) à partir du 1er janvier 2005 - est assurée par Danièle Bussy Genevois et Michèle Riot-Sarcey. Conformément aux statuts, Paris 8 prend le relais de Paris 7, jusqu’alors coordinateur du projet, sous la direction de Claude Zaidman, responsable du CEDREF.

- http://www.univ-paris8.fr/RING

 EFIGIES

Association de Jeunes Chercheuses et Chercheurs en Etudes Féministes, Genre et Sexualités

Créée en 2003, EFiGiES est une association qui vise à créer de la solidarité entre étudiant-e-s, doctorant-e-s et jeunes chercheur-e-s en Etudes Féministes, Genre et Sexualités à travers une mise en commun de savoirs et d’informations.

- http://www.efigies.org/

Actualité. Efigies lance un appel "EXIGEONS L’ÉGALITÉ FEMMES/HOMMES DANS LA RECHERCHE ET L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR !" et après avoir rappelé un état des lieux préoccupant au regard des discriminations, propose des revendications pour l’égalité. Consulter en ligne.

 Genre et développement

Réseau Genre et développement : http://www.genreenaction.net/

Institut pour la recherche sur le développement (IRD)

L’Institut de recherche pour le développement est un établissement public de recherche à caractère scientifique et technologique (EPCST) placé sous la double tutelle du ministère chargé de la Recherche et du ministère des Affaires étrangères. Il comprend plus de 2200 agent-es dont près de 800 chercheur-es de toutes disciplines (environ 200 chercheur-es en sciences sociales), travaillant dans 79 unités de recherche propres ou mixtes (Universités et autres EPST). Présent dans plus de 70 pays, il dispose de 30 représentations dans le monde. Les programmes sont structurés en six programmes généraux de recherche interdisciplinaires : risques naturels, climats et ressources non renouvelables ; gestion durable des écosystèmes du Sud ; eaux continentales et côtières : ressources et usages au Sud ; sécurité alimentaire dans le Sud ; sécurité sanitaire, politiques de santé et accès aux soins ; développement et mondialisation : dynamiques socio-économiques, identitaires et spatiales et six priorités scientifiques également interdisciplinaires : politiques publiques de lutte contre la pauvreté, migrations internationales, maladies émergentes infectieuses, changements climatiques et aléas naturels, ressources en eau et accès à l’eau, écosystèmes et ressources naturelles.

Bien que quelques chercheur-es se soient régulièrement spécialisé-es dans des études de genre, cette problématique n’est devenue plus transversale que récemment, commençant à fertiliser les programmes de recherche sur les migrations, l’évolution de la pauvreté ou du marché de l’emploi. Dans le cadre du Centre Population et Développement dont il est membre fondateur, l’IRD anime un champ thématique sur les transformations profondes des structures sociales dans les pays du Sud, avec comme objectif majeur d’explorer les rapports sociaux de sexe à l’œuvre dans les sociétés et les familles, leurs conséquences en termes de vulnérabilité de certains groupes de population, et leurs éventuelles évolutions. En 2005 un rapport, Les études de genre à l’IRD a passé en revue toutes les recherches en sciences sociales et en santé des cinq dernières années qui se référent explicitement ou potentiellement aux questions de genre et en particulier aux grandes questions débattues au niveau international (Conférence de Pékin, OMD) : femmes et pauvreté, éducation et formation des femmes, femmes et économie, femmes et santé… Deux numéros de Sciences au Sud, la revue de l’IRD, ont consacré un dossier aux questions de genre (Afrique : questions de genre, Sciences au Sud n°35 ; Genre et Sida, Sciences au Sud n°38).

Le développement des deux priorités scientifiques sur les politiques publiques de lutte contre la pauvreté et sur les migrations internationales – à travers lesquelles l’Institut va mettre en œuvre la fonction d’agence d’objectifs, de programmation et de moyens qui lui a été confiée par le Comité interministériel pour la coopération internationale et le développement (CICID) du 18 mai 2005 et qui va lui permettre de mobiliser ses partenaires sur ces priorités - vont être l’occasion d’approfondir des problématiques de genre plus spécifiques, telles que féminisation de la pauvreté, genre et sida, production domestique et équité de genre. Le thème « féminisation de la pauvreté » est l’une des composantes de la priorité scientifique « Politiques publiques de lutte contre la pauvreté » inscrite au contrat d’objectifs 2006-2009 de l’IRD et la problématique du genre a été inscrite au schéma stratégique à l’horizon 2020 comme devant être transversale aux divers programmes.

En outre, des chercheur-es de l’Institut participent à des programmes internationaux d’élaboration d’indices de genre et de construction de comptes satellites de la production domestique, avec les Nations unies en particulier.

Enfin, un groupe parité a été mis en place à l’IRD qui vise à identifier les obstacles à l’égalité entre les femmes et les hommes dans des professions où l’expatriation est la règle et a résulté en un faible taux de féminisation et des retards de carrière. L’Institut a calculé un indice de participation des femmes (IPF du rapport mondial du PNUD sur le développement humain) qu’il compte suivre dans le temps et en comparaison avec les autres établissements publics de recherche.

- http://www.ird.fr/
- Télécharger le rapport sur le genre à l’IRD
- Fiche Fiche Economie solidaire, une voie pour réduire les inégalités hommes-femmes ?

Centre Population et Développement (CEPED)

Le Centre population et développement est un Groupement d’intérêt scientifique (GIS) entre l’Institut national d’études démographiques (INED ), l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et les laboratoires de démographie de trois universités de Paris I, Paris V, Paris X. Soutenu par le ministère des Affaires étrangères, il a pour mission de favoriser la collaboration scientifique entre des équipes de recherche du Nord et du Sud dans le domaine de la population et du développement, via l’aide à la valorisation, la formation, l’expertise et la documentation. Le CEPED suscite des groupes de travail, coordonnés par des chercheurs, qui organisent des ateliers, séminaires ou sessions de formation dont sont issus des publications. Au sein du champ thématique « Sociétés, famille et genre », quatre groupes de travail abordent spécifiquement la question des relations entre hommes et femmes et des inégalités entre les sexes :

- Etude des représentations sexuées dans les manuels scolaires en Afrique francophone .
- La discrimination des filles en Asie .
- Violences faites aux femmes et santé de la reproduction dans les pays du sud .
- Le rôle des hommes dans la santé de la reproduction .

Par ailleurs, le CEPED est responsable de la formation à la problématique du genre des professionnels de santé des pays du Sud participant à l’école d’été en Santé de la reproduction de l’université Catholique de Louvain La Neuve, Belgique.

Le groupe Genre et Education a développé une méthodologie qui permet de mieux identifier les « biais » de représentation des rôles sexués à partir de l’analyse des textes et des illustrations présents dans les manuels scolaires africains. En présentant ses résultats aux instances académiques des pays concernés, en collaboration notamment avec l’Unesco, il suggère de modifier les manuels pour une présentation plus équitable des rapports entre les sexes.

- http://www.ceped.org/
- Equipe Santé, génre, mortalité
- Analyser les représentations sexuées dans les manuels scolaires, méthode sur Internet.

Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD)

Plusieurs départements du CIRAD s’efforcent de prendre en compte le genre dans les recherches qu’ils mènent en partenariat avec des institutions et des organisations des pays du Sud. C’est notamment le cas du département TERA (Territoires, Ressources, Acteurs) dans trois domaines principaux :

- Le rôle des réseaux d’acteurs dans la transformation des produits agricoles et leur mise en marché

Les travaux de l’unité de recherche Qualités et territoires du Cirad, composante de l’UMR Innovation (Cirad-Inra-Sup’Agro Montpellier) portent sur les logiques innovantes de mobilisation des ressources localisées, dans le domaine agro-alimentaire. Produire, transformer, échanger, préparer les produits agro-alimentaires : autant d’activités qui s’appuient sur des savoir-faire, des apprentissages et des réseaux sociaux fortement structurés par le genre. Le projet Alimentation et savoir-faire agro-alimentaires africains (Alisa) a analysé ce fonctionnement pour les activités urbaines de transformation et de restauration en Afrique de l’Ouest, débouchant sur des échanges directs d’expériences et de savoir-faire entre artisanes de différents pays. L’objectif de l’équipe est de développer des méthodes d’analyse et d’accompagnement pour ces activités essentielles dans la création et la distribution de revenus et de statut social pour le femmes, tant en milieu urbain que rural.

- La micro-finance

L’unité de recherche Action collective, marchés et politiques publiques travaille sur l’analyse des dynamiques de développement liées au financement rural et notamment à la microfinance. De nombreuses initiatives ciblent la population féminine, d’une part parce que les femmes constituent souvent des catégories particulièrement défavorisées en matière d’accès à de nombreux systèmes de crédit, d’autre part pour des raisons de sécurisation des portefeuilles. Les analyses menées mettent en évidence le fait que l’accès élargi des femmes au microcrédit favorise l’émergence de dynamiques locales et de responsables féminines qui, gagnant de la légitimité au sein de leur communauté, développent des capacités leur permettant d’intervenir dans la vie publique au-delà de la gestion de leurs activités rémunératrices. Force est de constater cependant que, souvent, ces avancées significatives ne s’accompagnent pas d’un débat autour des hiérarchies sociales et des rapports de genre tant en ce qui concerne la division du travail que l’accès aux centres de décision. Il peut en découler un décalage entre les acquis économiques et sociaux liés à l’accès des femmes au microcrédit et la persistance d’asymétries fortes dans les relations de genre. L’outil qu’est le microcrédit voit son efficacité s’accroître quand il s’inscrit dans des politiques publiques qui intègrent le genre et qu’il bénéficie d’accompagnements qui facilitent les apprentissages individuels et collectifs.

- L’action collective et le renforcement des capacités de négociation et d’action des acteurs ruraux

Réunis également au sein de l’unité de Recherche Action collective, marchés et politiques publiques les chercheurs engagés dans cette thématique prennent en compte la dimension de genre dans certains de leurs travaux. Ainsi :

→ L’encadrement d’une thèse sur Les initiatives individuelles et collectives des femmes dans le département de Bignona (Sénégal) a été l’occasion de faire émerger dès 1994, l’approche genre au Cirad et ensuite dans l’étude des organisations paysannes et dans les programmes visant à renforcer leurs capacités.
→ La participation à l’élaboration d’un module de formation sur Gender and extension dans le cadre du programme européen Nectar, mis en œuvre au sein du réseau Natura, des Universités européennes, réalisé en collaboration avec d’autres institutions françaises (IRD, Iram, etc) et européennes, a permis de réunir une importante bibliographie et de construire une démarche pédagogique novatrice. Si la mise en œuvre de ce module est restée très limitée, le travail réalisé a été valorisé dans les interventions des chercheurs dans plusieurs formations destinées à des agents de développement ou à des responsables d’organisations paysannes.
→ Plus généralement, nombre de travaux réalisés s’efforcent de prendre en compte la dimension de genre, qu’il s’agisse de l’accès à l’innovation agricole, aux services d’appuis aux ruraux, etc. Les travaux sur les systèmes d’activités appréhendés à l’échelle de la famille mettent de plus en plus souvent en évidence la nécessité d’approches explicitement centrées sur le genre (Mayotte, Nouvelle-Calédonie).

- http://www.cirad.fr/

 Dossiers en téléchargement

- Les Femmes dans l’enseignement supérieur et la recherche publique
- Premier recensement national des enseignements et des recherches sur le genre en France
- Dossier de "Genre en Actions" : Renforcer le genre dans la recherche
- Enjeux des recherches sur le genre et le sexe

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