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Chiffres et données sur les inégalités femmes-hommesRéactualisé août 2012 2011 Les rapports sociaux entre femmes et hommes sont caractérisés, selon les pays, par des inégalités plus ou moins marquées, notamment en matière de représentation politique et d’accès aux postes de décision, de niveaux de salaires et d’accès à des emplois diversifiés, de partage des fonctions dites "reproductives" (sphère domestique : soins aux enfants, repas, ménage, etc.). D’après les Nations unies, partout dans le monde, les violences à l’égard des femmes constituent une entrave majeure au développement humain et les Etats sont amenés à légiférer sur cette question. |
On compte, "en temps normal" à peu près le même nombre de femmes que d’hommes sur la planète, sachant que les naissances masculines sont un peu plus élevés, mais que les garçons et les hommes ont une espérance de vie à la naissance inférieure de celle des femmes en moyenne de 6 à 8 ans - ainsi, en France : 84,8 ans pour les femmes et 78,2 pour les hommes en 2011 (INED). En France métropolitaine, il y a 51,6% de femmes sur 62,8 millions de personnes ; elles forment 52,7% des 60-74 ans et 63,3% des 75 ans ou plus (janvier 2010).
Dans le monde, comme l’avait noté dès le début des années 1990 le prix Nobel d’économie, Amartya Sen, il « manque » plus de 100 millions de femmes et filles. Cette inégalité démographique est due au fait que des millions de bébés et fœtus de sexe féminin sont supprimés chaque année en raison de leur moindre valeur supposée et de la préférence culturelle et sociale accordée aux fils dans certaines cultures.
Ces facteurs culturels traditionnels entrent en jeu sont aggravés à l’époque contemporaine par la politique de l’enfant unique en Chine depuis 1979, le fardeau de la dot (pourtant interdite en 1961) en Inde qui pèse plus lourd au fur et à mesure du développement économique, et, depuis les années 80, par la diffusion de techniques médicales relativement bon marché comme l’échographie, qui se diffuse notamment dans les classes moyennes. Le lourd déséquilibre démographique en Asie (particulièrement en Inde et en Chine, qui représentent plus du tiers de la population mondiale, ainsi qu’au Pakistan ou en Corée du Sud…) se traduit par une aggravation des trafics, des mariages forcés, de la maltraitance et de l’exploitation des fillettes et des femmes dans la sous-région.
On estime que 100 millions de jeunes filles se marieront avant leur 18e anniversaire au cours des dix prochaines années. Cela représente un tiers des adolescentes des pays en développement (à l’exclusion de la Chine). Environ 14 millions d’adolescentes deviennent mères chaque année (dont plus de 90% dans des pays en développement).(OMS)
La proportion de ménages ayant pour cheffe une femme continue d’augmenter, atteignant près d’un tiers du total des ménages dans certains pays en développement.
Statistiques sur Géopopulation
Ratio de la population femmes-hommes par pays dans le monde
Les droits civils des femmes ne sont pas respectés partout. Des codes de la famille instaurent des discriminations en ce qui concerne l’autorité parentale, le mariage, le divorce, l’héritage... Au moins 25 pays ont des législations qui ne permettent pas aux femmes de transmettre leur nationalité à leurs enfants. La plupart de ces pays sont au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Afrique sub-saharienne, mais l’Asie et l’Amérique sont également concernés.
Six pays n’ont toujours pas ratifié la Convention internationale pour l’élimination de toutes les discriminations envers les femmes.
Au niveau international, on compte en 2011 sur 192 chefs d’Etat et de gouvernement :
10 présidentes : Argentine, Brésil, Costa Rica, Finlande, Inde, Kyrgistan, Khosovo, Liberia, Lithuanie, Suisse
10 cheffes de gouvernement : Allemagne, Australie, Bangladesh, Croatie, Danemark, Islande, Slovaquie, Croatie, Thaïlande, Trinidad et Tobago
3 gouverneures générales : Antigua et Barbuda, Australie, Sainte Lucie
soit 9,5 pays ou territoires dirigés par des femmes.
Les femmes détiennent en moyenne 16 % des portefeuilles ministériels. Ces portefeuilles se diversifient mais concernent toujours en majorité les affaires sociales, l’enfance et la famille, la "condition de la femme" et récemment l’environnement.
En 2011, onze pays n’ont aucune femme dans leur gouvernement (dont la Hongrie et la République Tchèque en Europe). Les pays du Sud de l’Europe, Italie, Espagne, Grèce comportent peu de femmes dans leurs gouvernements.
Quelques pays atteignent la parité : au Cap Vert, en Espagne, en Finlande et en Norvège, les femmes représentent 50 % ou plus du gouvernement. Et la parité est atteinte en France en 2012 !
Site recensant les femmes ayant été cheffes d’Etat depuis 1945
Base de données sur wikipédia en anglais (avec photos...)
Au moment de la conférence internationale de Pékin en 1995, les femmes occupaient 11,3 % des sièges parlementaires. Quinze ans plus tard, on compte en moyenne 19 % de femmes dans les parlements, ce qui constitue une augmentation d’un peu plus de 8 % entre 1998 et 2009. Début 2010, 35 femmes sont présidentes de chambres parlementaires sur 269 postes. En 2009, plusieurs pays comptent pour la première fois une femme à la tête d’une chambre parlementaire : la Bosnie-Herzégovine, le Botswana, la Bulgarie, le Gabon, le Ghana, l’Inde et la Lituanie.
10 femmes sont présidentes de chambres parlementaires en Europe en 2011 : Allemagne, Autriche, Bulgarie, République Tchèque, Estonie, Austria, Lettonie, Lithuanie, Pays-bas, Roumanie, Royaume-Unie.
Au niveau des Etats membres de l’Union européenne, la proportion de femmes parlementaire est de 24% dans les chambres uniques/basses, et de 19 à 21% dans les chambres hautes quand celles-ci existent. Au Parlement européen on compte 31 % de députées en 2009 (16,3 % en 1979).
Statistiques parlementaires détaillées et analyse au niveau international
A ce rythme, la représentation politique des femmes dans les pays en développement - et certains pays développés - n’atteindra pas la parité de 40 % à 60 % avant 2045... [1]
Plus de 20 pays ont encore des lois discriminatoires envers les femmes. Une vingtaine de pays seulement (dont le Rwanda, le Costa Rica ou l’Afrique du Sud…) ont atteint l’objectif de 30 % de femmes élues, proportion considérée par l’ONU comme minimale pour que l’élaboration des politiques reflète les valeurs sociales, économiques et culturelles de l’ensemble de la société. La participation des femmes aux postes de décision économique et politique reste marginale .
Base de données des femmes exerçant des postes de responsabilité poltique sur wikipédia
En politique, en France, le principe de parité inscrit dans la loi en 2000, offre des résultats très contrastés selon les modes de scrutins. En 2007 l’Assemblée nationale compte 18,5 % de femmes députées (12,3 % en 2002).
Pourtant, les femmes constituent 51,4 % de la population française soit 31,1 millions de personnes, 52% de l’électorat et 53% des inscrit-es sur les listes électorales.
Les femmes représentent en France :
26,9 % des députés, soit 155 sur 577 aux dernières élections de 2012 contre 18,5 % en 2007 ; 22,1 % des sénateurs (soit 77 sur 348) en 2011 (contre 16,9% de sénatrices en 2004)
44 % des députés français au Parlement européen (2009).
48 % des conseillers régionaux dont 7,7% des présidentes de conseil régional et 45,5 % des vice-présidentes.
13,9 % de conseillères générales et 5 % de présidentes de Conseil généraux en 2011 (contre 12,3 % des conseillers généraux, et 6,1 % des présidentes de conseils généraux en 2008).
35 % des conseillers municipaux et 13,8 % de l’ensemble des maires (2208).
50 % de femmes dans le nouveau gouvernement (contre 33,3 % dans le précédent), la France occupe maintenant la 2ème place en Europe.
Elections cantonales de 2011 : moins d’un candidat sur quatre était une femme. Elles représentaient 23,2%, contre 20,9% en 2008, et 21,5 en 2004. Ventilation par parti politique : EE les Verts 35,8%, PS 23,1% ; UMP 18,6% ; Radicaux de gauche 12,4%. Résultat des élections : 13,9 % de conseillères générales et 5 % de présidentes de Conseil généraux.
Toujours selon l’Observatoire de la parité, les femmes seront moins de 18 % dans les "conseils territoriaux" créés par la réforme territoriale de 2010, qui entrera en vigueur en 2014 : les élections se feront au suffrage uninominal à deux tours, sans obligation de parité...
C’est au Parlement européen que les femmes sont les plus nombreuses, en raisons notamment du fait que la loi sur la parité s’applique aux élections européennes depuis 2004. Aux élections de 2009, les femmes constituent 44,4 % des élus, faisant de la France le 6ème pays européen le plus représenté par des femmes.
Chiffres et analyse de l’INSEE sur la participation des femmes à la vie politique française
Liste des femmes dirigeantes politiques dans le monde, sur le site www.populationdata.net
Dans le monde, les femmes effectuent les 2/3 du nombre d’heures de travail et produisent plus de la moitié des aliments, mais elles ne gagnent que 10 % du revenu total, possèdent moins de 2 % des terres, reçoivent moins de 5 % des prêts bancaires. Dans les régions les plus pauvres et de forte émigration, jusqu’à 70 % des femmes travaillent dans l’agriculture.
Les femmes effectuent la majeure partie du travail domestique et de soins non comptabilisé dans l’économie. En Afrique subsaharienne, elles passent 40 milliards d’heures par an à l’approvisionnement en eau de la famille, ce qui équivaut à une année entière de travail de toute la population active de la France.
Lors des 30 dernières années 552 millions de femmes sont entrées sur le marché du travail et 4 travailleurs sur 10 sont des femmes mais elles gagnent en moyenne 80 centimes contre 1 euros pour les hommes (Rapport Banque mondiale 2012).
218 millions d’enfants travaillent dans le monde, parmi eux, plus de 100 millions de fillettes. Parmi les enfants de moins de 12 ans qui travaillent, les filles (54 millions, dont 20 millions affectées à des tâches dangereuses) sont plus nombreuses que les garçons (OIT). La situation est en aggravation dans le contexte de la crise économique actuelle.
Les femmes constituent 70 % des 1,2 milliard de personnes vivant avec moins de 1 dollar/jour. L’égalité salariale n’existe dans aucun pays. Ainsi, dans l’Union européenne, les femmes gagnent en moyenne 17 % de moins que les hommes. Partout le chômage, la précarité, le travail non qualifié et à temps partiel touchent en premier lieu les femmes. Dans le secteur formel, en moyenne 1 homme sur 8 occupe un poste de haute direction, pour une femme sur 40.
Le taux de chômage en Europe est de 10 % pour les femmes et 9,7 % pour les hommes en 2011. 31.5% des femmes travaillent à temps partiel dans l’UE contre 8.3% des hommes. Les femmes constituent un "soutien économique secondaire" dans la majorité des foyers européens. Elles sont le soutien économique principal dans 10 à 30 % des foyers. Les femmes continuent à assurer l’essentiel du travail non rémunéré, travail domestique et de care. Plus de 80 % des "familles monoparentales" sont dirigées par des femmes et 34 % de ces familles vivent dans la pauvreté (Commission européenne, Eurostats).
Au niveau européen, selon la commission, "l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes (la différence moyenne de salaire horaire brut des femmes et des hommes, tous secteurs économiques confondus) demeure de 17,8 %, l’Estonie affichant 30,9 %, la République tchèque 26,2 %, l’Autriche 25,5 % et l’Allemagne 23,2 %, contre 4,9 % pour l’Italie, 8,5 % pour la Slovénie et 9 % pour la Belgique et la Roumanie 16.
30% des femmes travaillent à temps partiel contre 5% des hommes. Sur les 4,1 millions d’actifs à temps partiel, 83% sont des femmes. Pour 28% de ces femmes, le temps partiel ne correspond pas à un choix mais est "subi", et elles souhaiteraient pouvoir travailler davantage (Insee).
En France, les femmes n’occupent qu’un quart des postes d’encadrement des entreprises du secteur privé, alors qu’elles représentent près de 46 % de la population active (2004). Parmi les 300 000 dirigeant-es salarié-es d’entreprises, 17% sont des femmes. Elles ne constituent que 7% des cadres dirigeants des 5000 premières entreprises françaises.
Les choix professionnels féminins sont largement influencés par des stéréotypes de genre : 60 % des femmes travaillent dans six groupes de métiers sur 30 groupes répertoriés. Ainsi 80% des métiers d’employé-es sont occupés par des femmes.
Les femmes partent en retraite, en moyenne, à 61,4 ans et les hommes, 59,5 ans. 41% des femmes ont effectué une carrière complète contre 86 % des hommes. Les femmes valident 20 trimestres de moins que les hommes : 137 pour les femmes et 157 pour les hommes. (Source : DREES 2006 / C.O.R. 2008, cité par l’Observatoire de la parité)
Les femmes retraitées ont touché en 2004 une pension moyenne de 1.007 euros bruts par mois, soit 38% de moins que les hommes qui ont perçu 1.622 euros. En droit direct, les femmes touchent 825€ en moyenne contre 1426€ pour les hommes, soit 50 % des retraites des hommes. La différence s’explique notamment par les carrières incomplètes et moins bien rémunérées des femmes.
D’après cette enquête, "après la naissance d’un premier enfant, 17 % des mères passent à temps partiel, 11 % changent de poste, 7% démissionnent et 4% prennent un congé parental à temps complet, quand 91 % des pères ne déclarent aucun changement dans leur situation professionnelle. L’arrivée d’un deuxième enfant renforce ce clivage. La principale explication réside dans le fait que ce sont toujours les femmes qui assument l’essentiel des charges domestiques et que cette « spécialisation vers des rôles conjugaux traditionnels" s’accentue au fur et à mesure que la famille s’agrandit. Cette division des tâches persiste même lorsque la femme a la situation professionnelle la plus avantageuse dans le couple : 25% des femmes qui déclarent gagner au moins autant et travailler au moins autant de temps que leur conjoint assurent tout de même l’essentiel des tâches domestiques".
Faits et chiffres de l’égalité professionnelle sur le site d’Adéquations
Ratios des salaires femmes-hommes dans les différents pays
Part des femmes occupant des postes à responsabilités dans les différents pays
Partout dans le monde, les femmes assument la grande majorité du travail domestique et de "care", qui n’est ni rémunéré ni comptabilisé dans le PIB. Ainsi, "sur les 38 milliards d’heures de travail domestique réalisées par les Français, 77 % sont pris en charge par les femmes, si l’on compte le travail domestique « dur », en dehors de celui qui peut être assimilé à des loisirs. Aux âges médians, elles font environ 35 heures de travail domestique par semaine qui s’ajoutent souvent à un travail -mal- rémunéré". Ce serait l’équivalent d’au moins 17 % du PIB national, 36 % selon d’autres modes de calcul. (Travaux de Delphine Roy, chargée d’étude à l’Insee).
Environ 776 millions d’adultes – soit 16% de la population adulte du monde – ne sont pas alphabétisés. Les deux tiers sont des femmes. La situation ne semble pas s’améliorer depuis quelques années.
En 2008, 70 millions d’enfants, dont 53 % de filles, n’étaient pas scolarisés, dont près de la moitié en Afrique subsaharienne. L’écart se réduit, il était de 57 % de femmes en 1999. 35 millions de filles ne sont donc toujours pas scolarisées.
513 millions d’élèves – soit 58 % de la population d’âge scolaire concernée – étaient scolarisés dans l’enseignement secondaire, soit près de 76 millions de plus qu’en 1999. Malgré les progrès enregistrés, l’accès au secondaire demeure limité pour la plupart des jeunes. En Afrique subsaharienne, 75% des enfants en âge de fréquenter l’école secondaire ne sont pas scolarisés dans ce niveau. En 2006, sur les 176 pays pour lesquels les données étaient disponibles, 59 avaient réalisé la parité entre les sexes dans l’enseignement primaire et secondaire – soit 20 de plus qu’en 1999. Dans le primaire, près des deux tiers des pays avaient réalisé la parité. Cependant, plus de la moitié des pays d’Afrique subsaharienne, d’Asie du Sud et de l’Ouest et des États arabes n’avaient pas atteint l’objectif. Seulement 37% des pays du monde avaient réalisé la parité entre les sexes dans l’enseignement secondaire.
Mais ces objectifs quantitatifs ne tiennent pas compte de la qualité de l’enseignement, de l’attitude souvent différenciée des enseignant-es envers les filles et les garçons, des violences de genre en milieu scolaire et du problème qui persiste des stéréotypes de genre véhiculés dans le matériel pédagogique. Ainsi, d’après des enquêtes dans dix pays pour le rapport de la Campagne mondiale pour l’éducationDiscriminations de genre dans l’éducation : la violation des droits des femmes et des filles, "les filles sont victimes de discriminations sexistes dès l’âge de sept ans : une écolière sur dix (10%) du primaire déclare être « malheureuse d’être une fille », ce chiffre double à l’âge où elle atteint le niveau secondaire (20%). Raisons invoquées : des restrictions dans leur liberté, le manque de possibilités de réussite par rapport aux garçons et un sentiment d’insécurité ou d’être plus exposées au harcèlement que les garçons".
La tendance se confirme à une présence plus élevée de femmes que d’hommes dans les effectifs de l’enseignement supérieur au niveau mondial, en particulier dans les régions les plus développées, les Caraïbes et le Pacifique. En 2009, 51 % des étudiants sont des femmes. Mais dans certains pays, comme l’Iran, un taux très importants de jeunes filles à l’université se débouche pas sur un accès égal aux emplois et aux responsabilités.
Dès qu’on monte dans la hiérarchie dans les milieux universitaires et de la recherche, les femmes sont moins nombreuses. Dans l’Union européenne, seule un professeur d’université sur 10 est une femme. En France, au niveau des postes de direction et de présidence des établissements universitaires, il n’y a que 13% de femmes sur 108 personnes.
D’après l’Organisation mondiale de la santé, le sexe - fait biologique d’être un homme ou une femme - et le genre ont un impact important sur la santé. "Bien que l’espérance de vie des femmes soit supérieure à celle des hommes dans la plupart des pays, un certain nombre de facteurs sanitaires et sociaux font que les femmes ont une moins bonne qualité de vie". "La discrimination en fonction des sexes engendre de nombreux dangers pour la santé des femmes, parmi lesquels la violence physique et sexuelle, le VIH/sida, le paludisme et la pneumopathie chronique obstructive". Cette dernière maladie est notamment causée par le fait de cuisiner sur des feux ouverts ou des réchauds traditionnels, elle cause de 500 000 décès de femmes par an.
Entre 350 et 550 000 femmes meurent chaque année au cours de leur grossesse ou pendant l’accouchement.
Les victimes du VIH/Sida sont pour moitié des femmes. En Afrique subsaharienne, 61 % des adultes vivant avec le VIH-Sida sont des femmes. Leur nombre a doublé entre 1994 et 2004 (de 7 à 13,8 millions de femmes ) et 75% des 15-24 ans nouvellement séropositifs sont des femmes. Dans les Caraïbes, la proportion de femmes vivant avec le virus atteint 43%.
La nécessité de prendre en compte le caractère sexo-spécifique de l’épidémie de Sida a été soulignée lors de la Journée mondiale contre le Sida, le 1er décembre 2007.
Statistiques internationales de la mortalité maternelle et infantile
Selon la Déclaration des Nations unies sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes, la violence faite aux femmes désigne tous actes de violence dirigée contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou la vie privée.
Ainsi, les mutilations sexuelles féminines continuent d’être pratiquées dans plus de trente pays en Afrique et au Moyen Orient, ainsi que dans des régions accueillant des migrant-es originaires de ces pays . Environ 136 millions de femmes et de fillettes sont concernées par cette pratique culturelle qui consiste à supprimer tout ou partie des organes génitaux externes, avec de considérables conséquences psychologiques (traumatismes, dépressions) et physiques (hémorragies, douleurs persistantes, accouchements difficiles…) . Au moins deux millions de fillettes sont encore victimes de mutilations sexuelles chaque année. 500 000 femmes seraient concernées dans l’Union européenne.
Sur les 40 millions de personnes réfugiées à cause d’un conflit armé et de violations des droits humains, 75 % sont des femmes et des enfants. Le Haut Commissariat des Nations unies aux réfugiés insiste pour que soit reconnue la spécificité du statut de femme réfugiée, et notamment que les violences sexuelles soit un motif suffisant pour obtenir le statut de réfugiée .
Chaque année, quatre millions de femmes sont vendues et achetées pour le mariage forcé, l’esclavage, la prostitution. Environ 40 millions de personnes sont prostituées dans le monde, en grande majorité des femmes et des enfants. La prostitution engendrerait un chiffre d’affaire mondial de 60 milliards d’euros ; elle représente jusqu’à 14 % des PIB de pays d’Asie, 5 % du PIB des Pays-Bas (OIT).
Dans le monde, une femme sur trois a été violée, battue, ou victime d’une forme ou d’une autre de mauvais traitements au moins une fois dans sa vie. D’après l’OMS "certaines études révèlent que près d’une femme sur cinq déclare avoir été abusée sexuellement avant l’âge de quinze ans". Dans certains pays, la violence domestique est la cause principale de la mort ou de l’atteinte à la santé des femmes entre 16 et 44 ans .
En France 122 femmes (soit une femme tous les trois jours) sont mortes en 2011 du fait de violences masculines domestiques, sur 146 personnes en tout. On note une baisse de 28 décès par rapport à l’année 2010.
Les actes de violence au sein du couple touchent, selon une enquête nationale publiée en 2003 , près d’une femme sur dix en France. Sur 652 femmes victimes d’homicides entre 1990 et 1999, sur Paris et la proche banlieue, la moitié ont été tuées par leur mari ou leur compagnon.
Un homme meurt tous les treize jours du fait de violences dues à sa conjointe.
Parmi les femmes responsables de morts violentes, une femme sur deux subissait des violences contre un homme sur quinze. Ainsi, sur les 24 femmes auteurs d’homicides en 2011, 12 d’entre elles étaient victimes des violences de la part de leur partenaire.
Le coût économique des violences au sein du couple est évalué à un milliard d’euros par an.
En Europe, 4 millions de femmes sont victimes de violences en privé.
Consulter notre rubrique sur les violences contres les femmes
L’OCDE propose un marqueur d’égalité hommes-femmes pour l’Aide publique au développement (APD) des pays riches. Ainsi, sur les 26,8 milliards de dollars d’APD décaissée et marquée par ce moyen en 2006, 7,2 milliards (environ 27 %) étaient identifiés comme contribuant à l’égalité des sexes, soit une augmentation de 2,5 milliards (environ 17 %) par rapport à 2002. Toutefois, seule la moitié de l’aide de l’OCDE susceptible d’être ainsi marquée pour les questions de genre l’est effectivement. Mais seuls 5 % de l’aide marquée pour le genre vont aux secteurs économiques, alors que la part de l’APD globale destinée à ces secteurs est de 20 %. D’autre part une partie extrêmement négligeable de ces aides vont aux organisations de femmes. (Source Unifem).
Alors que les femmes sont majoritaires dans le domaine de l’agriculture dans les pays les plus pauvres, 5% seulement des services de vulgarisation agricole leur sont destinés. On estime qu’en Afrique, elles ont accès à 10% du montant total des crédits alloués aux petits paysans et 1% du montant total des crédits affectés au secteur agricole.
Voir nos ressources sur Genre et développement
Le "World’s Women 2010 : Trends and Statistics" est la cinquième édition du rapport statistique des Nations unies sur les femmes. Sa parution coïncide avec la première journée internationale des statistiques (20/10/2010). Les informations sont en anglais.
Rapport statistique mondial sur les femmes, ONU 2010
Télécharger le résumé en anglais (pdf, 6 pages)
Population et famille
Santé
Education
Travail
Pouvoir et décision
Violences contre les femmes
Environnement
Pauvreté
La base de données de l’OCDE Égalité homme-femme, Institutions et Développement (EID) OCDE est un instrument pour les chercheurs et responsables politiques pour connaître et analyser les obstacles à la participation des femmes au développement économique. Elle propose de nouveaux indicateurs des obstacles institutionnels à l’égalité homme-femme. (En anglais)
- Base de données de l’OCDE sur l’égalité des genres
- Page de présentation et de téléchargement de la dernière synthèse du "Social Institutions and Gender Index" (SIGI) de l’OCDE, juin 2012, en anglais : >>>>>
Publié par l’UNESCO en mars 2012, L’Atlas mondial de l’égalité des genres dans l’éducation (pdf 94 pages, 6,4 Mo) comprend plus de 120 cartes, graphiques et tableaux présentant un large éventail d’indicateurs ventilés par sexe. Il permet de visualiser les parcours éducatifs des garçons et des filles en termes d’accès, de participation et de progression, de l’enseignement primaire à l’enseignement supérieur.
Données comparatives internationales de l’Observatoire de la parité
Voir les faits et chiffres sur l’emploi et légalité professionnelle
Paru en 2011 : rapport de l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales) réalisé par Brigitte Grésy : L’égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités familiales et professionnelles
Paru en 2012 : Chiffres-clés de l’égalité femmes-hommes en 2011 , Ministère des droits des femmes. (Lecture en ligne ou téléchargement pdf 64 pages, 1,75 Mo)
Paru en 2010 : Chiffres clés 2009 de l’égalité entre les femmes et les hommes , par le Secrétariat d’Etat à la solidarité. (pdf 1,2 Mo).
Paru en 2009 : Chiffres clés 2008 de l’égalité entre les femmes et les hommes , par le Secrétariat d’Etat à la solidarité. (pdf 850 ko).
Données de l’INSEE désagrégées par sexe
Insee, Regards sur la parité, 2008
Données proposées par l’Observatoire des inégalités
Chiffres du Service des Droits des femmes et de l’Egalité
Sur l’égalité scolaire en France
Site pour les professionnels de santé sur les violences conjugales
Loi du 4 avril 2006 renforçant la prévention et la répression des violences au sein du couple ou commises contre les mineurs
Rapport Unifem Genre et redevabilité, d’où sont extraites une partie des données ci-dessous concernant les pays en développement (sur APD, Economie et participation politique). Le résumé, téléchargement pdf 24 pages.
Faits et chiffres de l’OMS sur la santé des femmes
Amnesty international, action concernant les violences faites aux femmes
Télécharger la note du Lobby européen des femmes Les femmes en Europe, chiffres, faits et citations in UE, mars 2012 (pdf, 4 p.)
Télécharger la note du Lobby européen des femmes Women in UE, Facts, Figures & Quotes, mars 2011 (word, 350 ko)
Documents et rapports du Parlement européen
Base de données sur la prise de décision des femmes et des hommes en Europe
Avis du comité consultatif de l’égalité des chances entre les hommes et les femmes
Consulter notre rubrique sur la politique d’égalité au niveau de l’Union européenne
[1] Cheffes d’Etat élues : Argentine : Cristina Elisabet Fernandez de Kirchner (2007) - Brésil : Dilma Rousseff Jean (2010) - Costa Rica : Laura Chinchilla (2010) - Finlande : Tarja Halonen (2000 et 2006) - Inde : Pratibha Patil (2007) - Kirghizistan : Rosa Otounbaieva (2010) - Kosovo : Atifete Jahjaga (2011) - Libéria : Ellen Johnson Sirleaf (2006) - Lituanie : Dalia Grybauskaite (2009) - Suisse : Micheline Calmy-Rey (2011) . Cheffes de gouvernement : Allemagne : Angela Merkel (2005) - Australie : Julia Gillard (2010) - Bangladesh : Sheikh Hasina Wajed (2009) - Croatie : Jadranka Kosor (2009) - Danemark : Helle Thorning-Schmidt (2011) - Islande : Johanna Sigurðardottir (2009) - Slovaquie : Iveta Radicova (2010) - Thailande : Yingluck Shinawatra (2011) - Trinité et Tobago : Kamla Persad-Bissessar (2010)