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3èmes Rencontres d’été "Féministes en mouvements", 6 et 7 juillet 2013

Lundi 20 mai 2013

"Liberté, égalité, plus que jamais déterminées !". Les 3èmes rencontres d’été des Féministes en mouvements ont eu lieu les 6 et 7 juillet 2013. Ces deux journées d’échanges, de débats, de formation avaient vocation à tracer des perspectives féministes pour la rentrée 2013 et les mois qui suivront.
Adéquations est intervenue dans la plénière portant sur les enjeux internationaux, sur le thème : "Ecologie, économie : pour un mode de développement fondé sur les droits. La contribution des associations de femmes et féministes à la définition en cours des nouveaux Objectifs du millénaire pour le développement et des Objectifs de développement durable".



 3ème rencontres d’été des 6 et 7 juillet 2013

"Liberté, égalité, plus que jamais déterminées !"

L’avenir est de notre côté !

Quelles exigences les Féministes en Mouvements porteront auprès des institutions et dans la société pour en finir avec le sexisme et atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes ? Autant d’enjeux que nous aborderons ensemble lors de deux journées qui s’annoncent riches de débats et d’échanges.

Après un an de ministère des droits des femmes et dans une situation économique marquée par le chômage et les restrictions budgétaires, les rencontres féministes de juillet 2013 se fixent deux objectifs principaux :

1. Face aux contrecoups, redoubler de mobilisations et réaffirmer les fondamentaux universalistes et féministes de la société que nous voulons (en France, en Europe et à l’international) : l’austérité économique, le regain des conservatismes et la montée des extrêmes font craindre un retour de bâton pour les femmes.

2. Face au bilan en demi-teinte des actions du gouvernement en matière de droits des femmes et d’égalité femmes-hommes, se mobiliser pour exiger davantage.

Si certaines avancées doivent être soulignées, nous axerons notre bilan sur les annonces restées vaines et sur l’absence d’une approche intégrée concrète de l’égalité dans l’ensemble des politiques publiques et définirons nos revendications en vue des élections municipales et européennes de 2014.

- L’analyse des 30 revendications des FEM, un an après le changement de gouvernement. Télécharger pdf 9 pages

- Plus d’informations sur les rencontres 2013
http://feministesenmouvements.wordpress.com

Texte de sortie 7 juillet 2013

Liberté, égalité, laïcité : les féministes mobilisées exigent le changement, maintenant !

A l’occasion des troisièmes rencontres féministes nous étions 700 ! 700 féministes rassemblées les 6 et 7 juillet pour affirmer que le féminisme est politique, pour rappeler que le féminisme n’a pas de frontières !

Nous avons travaillé, débattu, réfléchi, proposé. Nous avons réaffirmé que le féminisme est une façon de penser le monde pour pouvoir le changer : par l’égalité entre les femmes et les hommes, par la liberté de disposer de son propre corps, par l’éradication des violences envers les femmes, par les solidarités internationales, par un autre modèle économique et de développement qui ne soit pas fondé sur la concurrence et l’exploitation.

Le mouvement féministe ne s’est jamais écrit au singulier : il est pluriel et c’est sa force. Nous sommes pour aller plus vite, plus loin, plus fort. Ce rassemblement est d’autant plus urgent que les mouvements réactionnaires s’affirment partout dans le monde. L’égalité, la liberté sont des droits universels, l’émancipation vaut pour toutes, ici et là-bas. Ici en France, mais aussi en Europe et dans le monde. Dans tous les pays, les femmes luttent pour leurs droits.

Depuis un an, une volonté politique de prendre en compte l’égalité entre les femmes et les hommes est affirmée. Affirmer des principes ne suffit pas, il faut qu’ils se traduisent en actes, en lois et en moyens pour les appliquer. En la matière le compte n’y est pas. Les politiques d’austérité mises en œuvre en Europe en France, aggravent la situation des femmes et creusent les inégalités. Nous le constatons chaque jour.

Les Féministes en mouvements rassemblent des associations féministes de plusieurs générations aux expertises multiples présentes sur le terrain partout en France. Dans l’année qui vient, les échéances seront nombreuses dans lesquelles nous porterons la voix des féministes et imposerons des changements réels notamment dans le cadre des débats législatifs.

Au-delà du calendrier législatif, nous ferons de l’égalité femmes-hommes un réflexe de toutes les politiques publiques mises en œuvre par l’ensemble du gouvernement. Nous porterons l’exigence des droits des femmes et de l’égalité lors des échéances électorales municipales et européennes. Dans l’agenda politique et diplomatique international, nous imposerons les droits des femmes.

Liberté, égalité et laïcité, les féministes mobilisées exigent le changement maintenant. Nous non plus nous ne lâcherons rien.

A Nanterre, le 7 juillet 2013

Programme des deux jours

Samedi 6 juillet
- 9h Ouverture
- Accueil par Jean François Balaudé, président de l’université de Paris Ouest Nanterre
- Introduction des rencontres par Marjorie Monni (Osez le féminisme !) et Marie Cervetti (FIT, une femme un toit)
- 9h45 – 10h45 Plénière
"Un an de présidence Hollande : Où en sont les droits des femmes ?" avec Claudie Lesselier (RAJFIRE) et Marie Cervetti (FIT, une femme un toit)
- 11h – 12h Echanges avec la ministre des Droits des Femmes, Najat Vallaud-Belkacem
(horaire sous réserve)
- 12h-13h30 Première séquence d’ateliers ; Thèmes des ateliers
- 13h30-15h Deuxième séquence d’ateliers ; Thèmes des ateliers
- 15h – 15 h30 : Pause, buvette, village associatif, librairie féministe
- 15h30 – 17h 30 : Plénière
"Enjeux internationaux : les droits des femmes sont universels"
Les luttes des femmes ont réussi à faire de l’égalité femmes-hommes et des droits des femmes une question politique et sociétale présente partout, tant sur les scènes nationales qu’internationales, dans tous les pays et continents. En 2014 et 2015, d’importantes conférences internationales vont remettre en discussion les droits des femmes et, face à l’instrumentalisation et aux risques de régression, les mouvements féministes se mobilisent et nouent des alliances pour résister et porter des propositions novatrices.
Avec Monique Dental (réseau féministe « Ruptures », Souad Rejeb (ATFD, association tunisienne des femmes démocrates), Charlotte Soulary (Osez le féminisme !) et Yveline Nicolas (association Adéquations)
- 17h30 – 18h : pause, buvette, village associatif, librairie féministe
- 18h – 20h : apéritif féministe international
Avec Souad Rejeb (ATFD, association tunisienne des femmes démocrates, Tunisie), Maïmouna Dembele (AFLED, association femmes leadership et développement durable, Mali), Natacha Seck (blogueuse, Sénégal), Florence Khaxas (Y Fem, young feminist movement, Namibie), Ibtissame Betty Lachgar (Mouvement alternatif pour les libertés individuelles, Maroc), Maya El Ammar (KAFA « enough » violence et exploitation, Liban), Natalia Broniarczyk (Ponton et ASTRA Youth, Pologne), Montserrat Boix (Mujeres en Red, Espagne), Angelina Cox (Choice, Irlande)

Dimanche 7 juillet

- 9h30 – 10h45 : 3ème séquence d’ateliers. Thèmes
- 11h-12h30 : semi plénière au choix :
- "Municipales 2014 : et si les villes s’engageaient pour l’égalité ?" Avec Hélène Ferkatidji (Osez le féminisme !), Marie-Lou Bret et Mélanie Gratacos (Centre Hubertine Auclert)
- "Femmes retraitées : sois vieille et tais-toi ? Les enjeux pour les femmes de la réforme des retraites" Avec Christiane Marty (Attac, Fondation Copernic), E. Jeffers (Attac, Économistes atterrés), Clémence Helfter (Osez le féminisme !)
- "L’exigence de liberté" Avec Françoise Picq (association 40 ans de mouvement), Chahla Chafiq (écrivaine) et Christine Le Doaré
- « Priorités du combat féministe au niveau européen » Avec Anne-Marie Lizin, présidente honoraire du Sénat Belge, Annie Sugier et Françoise Morvan (Ligue du Droit International des Femmes LDIF)

13h30 – 15h : plénière
- Perspectives et mobilisations

Les propositions des FEM

Les trente propositions des Féministes en mouvements, formulées avant l’élection présidentielle et dont le bilan a été fait aux Rencontres de juillet

Ci-dessous : retour sur l’édition précédente, de juillet 2012

 Rencontres d’été 2012, texte de sortie

La deuxième édition des rencontres d’été "Féministes en mouvements" a réuni 700 personnes à Evry les 7 et 8 juillet 2012, autour du thème « L’égalité femmes-hommes en chantier ! ». L’objectif était de rassembler, échanger, produire des analyses et des propositions pour les élus et les pouvoirs publics, travailler ensemble à faire en sorte que les droits des femmes et l’égalité avancent dans la société. Quatre grandes questions étaient à l’étude : crises, dettes et austérité en Europe ; enjeux internationaux pour l’égalité femmes-hommes ; déconstruction des stéréotypes, construction de l’égalité ; droits des femmes : quels chantiers ?


Nous, Féministes en mouvements réunies à plus de 700 à Evry les 7 et 8 juillet 2012, pour la deuxième édition des rencontres d’été, réaffirmons l’urgence des chantiers pour atteindre l’égalité femmes-hommes.

Depuis plus de 40 ans, les mobilisations féministes ont permis l’avancée des droits des femmes, mais leur application réelle stagne, voire régresse. Les inégalités entre les femmes et les hommes, enracinées dans le système patriarcal, minent notre société et notre démocratie : elles freinent l’émancipation des individus. L’égalité et la laïcité sont des conditions indispensables de la démocratie et du progrès social pour toutes et tous ! La construire, c’est lutter dans tous les domaines contre les stéréotypes et normes sexistes et hétérocentrées. C’est aussi combattre l’oppression, la domination et toutes les formes de discriminations, partout. Les droits des femmes doivent être défendus dans les instances internationales, notamment lors des prochaines conférences mondiales des femmes.

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Le mouvement féministe est bien vivant, il est résolument moderne, nous le constatons tous les jours. Nos récentes mobilisations, notamment pour le maintien du droit effectif à l’avortement, contre la réforme des retraites et contre les violences faites aux femmes, en sont la preuve. Au cours des derniers mois, nous avons largement contribué à mettre à l’agenda politique les questions féministes. Le Président de la République a notamment pris 40 engagements en faveur de l’égalité femmes-hommes.

Si nous nous félicitons de la parité au gouvernement et de la création du Ministère des Droits des Femmes, nous exigeons que ce ministère ait un budget conséquent, une administration dédiée et les moyens pour agir concrètement notamment via le Service des Droits des Femmes sur tout le territoire. De même, la parité doit s’imposer partout, à chaque niveau décisionnel. Nous soutenons l’engagement féministe de la ministre Najat Vallaud-Belkacem sur différents chantiers : égalité professionnelle, lutte contre les violences faites aux femmes, dont le harcèlement sexuel et la prostitution.

Nous restons aussi lucides, car dans un contexte de crise, les politiques de rigueur menées dans plusieurs pays européens relèguent au second plan les mesures pour l’égalité, tandis que la précarité des femmes s’aggrave partout. Nous refusons que le contexte économique serve de prétexte à hiérarchiser les priorités au détriment de l’égalité femmes-hommes : les femmes restent les premières victimes de ce système économique en crise.

Nos analyses, actions de terrain et propositions, font de nous une force politique et un partenaire sociétal, constructif et incontournable, partie prenante d’une politique publique transversale destinée à assurer l’égalité femmes-hommes.

Les 30 revendications de notre manifeste « Mais qu’est-ce qu’elles veulent encore ? » remis à François Hollande le 7 mars dernier sont plus que jamais d’actualité. Au vu des échéances qui s’annoncent, donnons-nous rendez-vous le 8 mars prochain pour mesurer les résultats sur les priorités suivantes :

• Sanctionner les entreprises qui maintiennent les inégalités de salaires et augmenter les cotisations patronales sur les emplois à temps partiel ;
• Mettre en place un observatoire national des violences faites aux femmes et programmer la création de 1000 places d’hébergement pour les femmes victimes de violences ;
• Appliquer la convention interministérielle pour l’égalité fille-garçon dans le système éducatif ;
• Engager la création d’un service public de la petite enfance et de la dépendance.

Les associations féministes œuvrent tous les jours pour construire une société égalitaire ; elles exigent des subventions pérennes et à hauteur de leurs besoins.

Nous continuerons à nous mobiliser sans relâche pour faire connaître ces exigences, les développer et suivre leur mise en œuvre. Nous avons déjà trop attendu. Nous n’attendrons pas plus longtemps : l’égalité, c’est maintenant !

 Conclusion des rencontres, prononcée par Magali De Haas

C’est à moi que revient l’honneur de conclure nos rencontres d’été et je vais tout d’abord adresser quelques remerciements. Merci d’abord à tous nos soutiens et partenaires, sans qui ces rencontres n’auraient pas pu avoir lieu. Merci à toutes les associations qui font partie de cette aventure enthousiasmante et notamment au groupe d’animation du collectif. Un grand merci à toutes et tous les volontaires et au petit groupe d’organisation qui a œuvré pour que tout se passe bien. Merci à Frédérique, Josiane et au Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, qui ont filmé les grands temps de ces rencontres pour que nous puissions en garder trace. Et enfin, un remerciement tout spécial au centre Hubertine Auclert, pour le temps consacré à nous accompagner dans la préparation de cet événement. Nous tenons à ce centre et nous mobiliserons pour le garder.

Cette deuxième édition a rassemblé près de 700 personnes. C’est encore plus que l’an dernier ! Nous ne pouvons que nous en réjouir, car cela signifie que la forte fréquentation de l’an dernier, puis de cette édition, n’était pas un simple concours de circonstances, mais le signe d’un véritable regain d’intérêt pour le féminisme. Le mouvement féministe est bien vivant et il continue de se développer !

A travers les échanges entre différentes générations militantes, entre associations aux thématiques et sensibilités variées, à travers la dynamique qui anime notre collectif depuis 18 mois, nous avons déjà réussi plus d’un exploit ! Mieux nous connaître et apprendre à travailler ensemble d’une part, mais surtout positionner la liberté et l’égalité femmes-hommes dans le débat public. Il y a un an ici-même, en parlant de la scène publique, nous avions justement dit « Nous y sommes et nous y resterons ! » Nous y sommes bien restées et ce week-end a confirmé la persistance de notre détermination.

La situation, quelle est-elle ? Les inégalités persistent, la précarité accable des femmes par milliers, les plans d’austérité ne font qu’aggraver la situation économique et sociale et les régressions se succèdent sur la scène internationale avec un relativisme culturel qui gagne du terrain.

Cela dit, force est de constater qu’en un an, le contexte politique a changé. Depuis quelques mois, la gauche est arrivée au pouvoir. Cela a levé des espoirs importants, d’autant plus que quelques signaux forts nous ont été adressés par le gouvernement. Mais nous avons trop souvent été décu-e-s par le passé. Croire que nous adresserons des chèques en blanc serait bien mal nous connaître. La liberté et l’autonomie ont toujours caractérisé le mouvement féministe : servons-nous des opportunités politiques sans en être dépendantes.

De même, si nous nous sommes félicitées de la création d’un ministère, qui était notre première revendication, nous ne cesserons de nous mobiliser pour que la transversalité soit un maître mot dans les politiques publiques, à tous les niveaux. Et bien-sûr, pour que le Service des Droits des Femmes, administration dédiée, ait les moyens d’assumer ses missions, sur tout le Territoire.

La détermination qui est la nôtre sort encore davantage renforcée après ces rencontres. Cette détermination là n’acceptera aucune excuse et ne se satisfera pas d’annonces ou de symboles. Nous voulons des avancées rapides et conséquentes. Notre manifeste porte 30 revendications, première base pour la construction d’une société égalitaire. Il y a une heure, la Ministre a pris des engagements sur beaucoup de sujets. Mais notons que nous n’avons entendu aucun engagement chiffré et très peu d’engagements quant aux échéances. C’est le signe que si la volonté est là, ce qu’on appelle désormais « la rigueur de gauche » risque, et nous le déplorons, de faire passer à la trappe l’égalité, voire d’aggraver les inégalités. C’est donc aussi contre l’austérité que nous devrons nous mobiliser, car, au delà de la précarité qu’elle engendre pour des milliers de femmes, nous avons là le meilleur exemple que les droits des femmes font de plus en plus consensus à gauche mais moins facilement l’objet de réels moyens.

Les échéances sont nombreuses : conférence sociale dès demain et ses suites à l’automne, refonte de la formation des enseignants ou 2e anniversaire de la loi de 2010 contre les violences. C’est pourquoi notre texte de sortie détermine quatre grandes priorités pour l’année qui vient : l’égalité professionnelle et salariale, la lutte contre les violences, l’éducation et le service public de la petite enfance et de la dépendance.

Pour faire aboutir notre projet féministe, il nous faut poursuivre notre travail de rassemblement. FEM est un outil de réflexion, de proposition et de mobilisation : saisissons-le, animons-le et élargissons-le, pour dynamiser les actions de chacune de nos associations et encourager les initiatives inter-associatives, dans toute la France. Durant cette rencontre, des contacts, des relations se sont nouées entre militantes, d’où peuvent surgir des initiatives locales FEM. A travers ces multiples réalisations, nous saurons nous positionner en véritable force politique et en interlocutrices incontournables. Nous appelons toutes les associations et les féministes qui partagent les mêmes valeurs et objectifs à se joindre à ce mouvement.

Les chantiers de l’égalité femmes-hommes ont besoin de la détermination, de l’enthousiasme et des compétences de chacune et chacun d’entre nous : en route !

 Le communiqué d’annonce des rencontres, 4 juillet 2012

Télécharger le Dossier de presse complet

Conférence sociale : l’égalité professionnelle, c’est maintenant ! Les Féministes en mouvements interpellent le gouvernement et organisent la deuxième édition de leurs Rencontres d’été

Le collectif des « Féministes en mouvements » salue la tenue d’une table ronde sur l’égalité professionnelle lors de la conférence sociale des 9 et 10 juillet prochains. La lutte contre les inégalités de salaire, dans l’emploi et autour de l’emploi, entre les femmes et les hommes est en effet une urgence.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

- L’écart de salaire est encore de 27%.
- Les femmes sont presque deux fois plus nombreuses au SMIC que les hommes.
- Elles occupent 80% des emplois à temps partiel.
- Malgré un niveau de diplôme aujourd’hui plus élevé que celui des hommes, elles restent concentrées dans des emplois sous-valorisés.
- Elles se heurtent, à tous les niveaux de responsabilité, à un plafond de verre.

Les Féministes en mouvements souhaitent rappeler au gouvernement, et tout particulièrement à Najat Vallaud-Belkacem, Ministre des droits des femmes que la table ronde ne doit pas en rester aux constats et aux discours d’intentions. Il y a urgence à agir. Cette table ronde doit déboucher sur des mesures concrètes, instaurant un cadre réglementaire réellement contraignant.

Les Féministes en mouvements revendiquent notamment :

- L’instauration de sanctions financières lourdes pour les entreprises qui ne respectent pas l’égalité salariale.
- La stricte limitation du temps partiel imposé à l’embauche par l’augmentation des cotisations sociales patronales sur les emplois à temps partiel et une compensation salariale.
- La revalorisation des emplois à prédominance féminine.

Le collectif demande à ce que ces mesures ambitieuses pour réduire les inégalités professionnelles soient mises en oeuvre par le gouvernement et les partenaires sociaux en lien avec les associations féministes.

Dans cet objectif, les Féministes en mouvements publient aujourd’hui un appel sur www.lemonde.fr : « L’égalité professionnelle c’est maintenant ». Cet appel, déjà signé par plusieurs personnalités, rappelle que l’égalité professionnelle concerne tous les aspects de l’emploi (rémunération, formation, carrières, recrutement, types de postes, croisement avec d’autres types de discrimination comme le handicap ou l’origine…). Nous exigeons des mesures immédiates pour qu’enfin l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes devienne une réalité. Cet appel peut être signé en ligne par les citoyen-ne-s sur le site du collectif, www.feministesenmouvements.fr.

A la veille de la conférence sociale, le collectif organise la deuxième édition de ses Rencontres d’été les 7 et 8 juillet à Evry. Ayant rassemblé plus de 600 personnes en 2011, ces Rencontres seront l’occasion de dizaines de débats et de formations, de moments festifs et d’échanges.

Le dimanche matin, la Ministre des droits des femmes viendra répondre aux questions des associations et échanger sur leurs priorités. Au-delà des analyses et constats, les Féministes en mouvements proposeront leur feuille de route afin que progressent l’égalité et la liberté.

Le collectif des « Féministes en mouvements »

Le mouvement féministe connaît depuis quelques années un regain dans ses mobilisations et ses formes d’engagement. De nouvelles associations de jeunes féministes voient le jour et les mobilisations en faveur de l’avortement, contre les violences faites aux femmes ou pour l’égalité salariale se multiplient. En avril 2011, 45 associations féministes ont exprimé leur souhait de militer ensemble pour porter une parole féministe plus forte et pour faire la jonction entre les différentes générations de militantes féministes.

Après plus d’un an d’existence, le collectif « Féministes en mouvements » a montré son utilité et son efficacité à porter la parole féministe dans la société.

Le collectif a publié un Manifeste intitulé « Mais qu’est-ce qu’elles veulent (encore) ?! » (Editions Les Liens qui Libèrent), listant 30 mesures pour atteindre l’égalité femmes – hommes. Le mercredi 7 mars 2012, le collectif a organisé à La Cigale (Paris) une grande soirée d’interpellation des candidat-e-s à l’élection présidentielle. En présence de François Hollande, Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou, cette soirée a rassemblé 1300 personnes souhaitant mettre l’égalité femmes-hommes au coeur des débats de l’élection présidentielle.

Les associations féministes membres du collectif

Adéquations, ANEF, Assemblée des femmes, Association 40 ans de mouvement, Association Entraide et Mouvement des Femmes, ATTAC – commission genre, Centre LBGT de Paris Ile de France, Chiennes de Garde, Collectif Féministe Contre le Viol, Coordination française pour le Lobby Européen des Femmes, Du Côté des femmes, Elles aussi, Elu/es Contre les Violences faites aux Femmes, L’Escale, Fédération Nationale Solidarité Femmes, Femix’Sports, Femmes en Résistances, Femmes pour le dire, femmes pour agir, Femmes Solidaires, FIT - Une femme, un toit, GAMS, GRIF, Le Monde à Travers un Regard, Les insoumises, Ligue du Droit International des Femmes, Maison des Femmes de Montreuil, Mémoire traumatique et victimologie, Mix-Cité, Mouvement du Nid, Osez le féminisme !, Planning Familial, Rajfire, Résistances de femmes, Réseau Féministe « Ruptures », SOS Homophobie, SOS Sexisme, Voix de femmes, Zéro macho

 Participation d’Adéquations aux rencontres 2012

Un atelier proposé par le Groupe Genre et développement soutenable : « Féminisme, genre et développement soutenable, repères historiques, enjeux et perspectives »

Le samedi 7 en après-midi
Contacts organisatrices :
Adéquations, Yveline Nicolas
Réseau féministe « Ruptures », Monique Dental

Cet atelier-formation vise à informer et former les participant-es aux enjeux croisés du développement soutenable, du féminisme et de l’approche de genre.

De nombreux actrices et acteurs de la société civile s’accordent sur le constat d’une crise systémique, à la fois financière et économique, écologique, sociale, idéologique, politique. Or l’enjeu de la situation et de l’évolution du genre (rapports sociaux de sexe) reste un point méconnu dans ce constat, alors qu’il est au cœur à la fois des crises et des solutions.

La crise actuelle et les controverses sur les modalités de la « transition écologique » et de « l’économie verte » doivent prendre en compte l’apport du féminisme à l’analyse des modèles économiques et sociaux et des modes de développement.

L’évolution des rapports sociaux entre femmes et hommes se situe au cœur à la fois des crises et des solutions pour les résoudre. En effet, les femmes subissent particulièrement les répercussions négatives de modes de développement non durable car elles sont contraintes de cumuler des responsabilités imposées socialement (tâches domestiques, soin aux enfants et aux personnes âgées) tout en affrontant une précarisation croissante et le démantèlement des services publics. Le développement centré sur la compétition et la spéculation financière aggrave les inégalités entre femmes et hommes et la précarisation de toutes et tous. Intégrer l’objectif de l’égalité femmes - hommes constituerait un pivot stratégique de la transition vers un mode de développement durable.

Dans la continuité de leur participation au Sommet de la Terre à Rio en 92, puis au sommet mondial du développement durable à Johannesburg en 2002, des associations féministes françaises se sont mobilisées au sein du Groupe genre et développement soutenable pour réfléchir à ces questions et participer au processus de la conférence Rio + 20 sur le développement durable, en élaborant un plaidoyer et des propositions, en articulation avec des réseaux internationaux.

L’atelier abordera les enjeux suivants :

• Rétrospective historique des positions et contributions des associations de femmes et féministes à la mise en question du modèle de développement depuis la Conférence internationale de Rio sur l’environnement et le développement en 1992 jusqu’à la conférence internationale « Rio + 20 » de juin 2012 sur le développement durable

• Analyse féministe et de genre des enjeux et questionnements actuels suite à « Rio + 20 », notamment « l’économie verte », le changement climatique, l’approche par les droits, la participation des femmes à la gouvernance du développement durable. Le film « La mondialisation, quelques mots que je sais d’elles » sera projeté.

• Positions du groupe Genre et développement soutenable et perspectives de concertation et de suivi de ces enjeux par les associations françaises

Intervenantes : membres du groupe d’associations françaises « Genre et développement soutenable »

• Yveline Nicolas, coordinatrice d’Adéquations
• Monique Dental, présidente du Réseau féministe « Ruptures »
• Françoise Kiéfé, Marche Mondiale des Femmes

Pour plus d’infos...

Synthèse de la position du groupe Genre et développement soutenable
Dossier sur Femmes, genre et développement durable
• Bulletin n° 335-Juin 2012 du Réseau Féministe « Ruptures » : contacter Monique Dental




→ L’ouvrage "Mais qu’est-ce qu’elles veulent (encore !), le Manifeste des Féministes en Mouvements" paru en mars 2012 présente de manière détaillée les analyses et revendications du collectif.
→ Les actions précédentes : voir le
discours de conclusion et la déclaration finale des premières rencontres "Féministes en mouvements" de juillet 2011, et une action du 7 mars 2012 : "Féministes en mouvements" interpelle les candidat-es aux présidentielles.
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