Site de l’Association Adéquations
Développement humain durable - diversité culturelle - solidarité internationale - égalité femmes/hommes

Mercredi 17 juillet 2019

Intranet

Accueil > Nos projets & actions en cours > Démocratie & veilles citoyennes > Lobbying & conflits d’intérêts : (...) > Veilles citoyennes : derniers prix décernés aux (...)

Enregistrer au format PDF

Veilles citoyennes : derniers prix décernés aux entreprises

février 2011

Les Public Eye Awards 2011 ont été décernés par la Déclaration de Berne le 28 janvier 2011 à deux entreprises pour leur manque de responsabilités sociales et environnementales.
Le Prix du pire lobbying européen avait été accordé le 2 décembre par Corporate Europe Observatory, Amis de la Terre Europe, Spinwatch et Lobby Control, le Prix Pinocchio du développement durable le 9 novembre par les Amis de la Terre. Prix du pire lobbying, prix du "greenwashing", Public Eye Awards... : des organisations de la société civile organisent des remises de prix à des entreprises qu’elles estiment particulièrement peu respectueuses de leur responsabilité sociale et environnementale et/ou très impliquées dans des activités de lobbying.


 Les Public Eye Awards

Avec les Public Eye Awards, la Déclaration de Berne (DB) organise en début de chaque année le contre-sommet du rendez-vous annuel du Forum économique mondial à Davos. L’objectif est de montrer aux acteurs de l’économie mondiale que "les conséquences sociales et environnementales de leurs pratiques commerciales ne touchent pas que les victimes de ces préjudices, mais qu’elles affectent aussi la réputation de leurs entreprises. Les agissements des sociétés les plus irresponsables de l’année sont ainsi sanctionnés, alors qu’une entreprise est récompensée par un prix positif".

Pour l’attribution des prix 2011, la société civile était sollicitée pour soumettre des propositions d’entreprises qui provoquent des dommages sociaux et/ou écologiques concrets et bien documentés. Ont été décernés le 28 janvier 2011 un Global Award (attribué par une commission de spécialistes) et un People’s Award, attribué suite au vote de plus de 53 300 internautes sur www.publiceye.ch

Les lauréats 2011 !

- Public Eye Global Award : "le prix du jury revient à AngloGold/Ashanti qui empoisonne les sols et les habitants du Ghana dans le cadre de son activité minière et se rend coupable de violations des droits humains. Chaque jour, la multinationale sud-africaine produit 30kg d’or. Pour ce faire, elle extrait près de 6000 tonnes de roches qu’elle traite au cyanure. Une fois traité, le minerai est stocké dans des décharges à ciel ouvert, et les produits toxiques ruissèlent dans les cours d’eau, les lacs et les nappes phréatiques, mettant en péril les populations qui en dépendent. De plus, l’entreprise fait un usage inconsidéré de la force contre ses opposants et les personnes qui pénètrent sur ses sites miniers. Attaque de chien de combat, usage d’armes à feu, torture : ceux qui subissent les foudres des services de sécurité de l’entreprise n’en sortent pas toujours vivants".
- Public Eye People’s Award : le prix du public a été attribué à l’entreprise finlandaise Neste oil qui produit des agrocarburants en utilisant de l’huile de palme produite en Asie du Sud-Est. La demande croissante en huile de palme est la principale cause de déforestation et d’expropriations en Indonésie et en Malaisie. Neste Oil est emblématique d’un système absurde. Pour protéger le climat, l’Union Européenne a favorisé l’essor des biocarburants, sans mettre en place les garde-fous nécessaires. Le « Green Diesel » de Neste Oil a un bilan carbone plus élevé que le diesel normal. L’entreprise affirme que l’huile de palme qu’elle utilise est durable, mais n’est pas transparente sur son circuit d’approvisionnement. Elle se réfugie derrière des certifications de durabilité, dont l’indépendance par rapport au secteur privé n’est pas garantie.
- Article d’analyse dans un blog du journal Le Monde
- Présentation des six entreprises nominées

Précédents prix

Le 27 janvier 2010 la Déclaration de Berne, avec Greenpeace avait couronné les sociétés les plus irresponsables de l’année sur le plan écologique et social. L’établissement privé Banque Royale du Canada (Royal Bank of Canada) et le groupe pharmaceutique bâlois Roche ont été lauréats. Au terme d’un coude à coude avec GDF Suez, Roche remportait aussi le prix du public décerné au moyen d’un vote en ligne qui a compté plus de 20 000 participant-es.

Le premier Greenwash Award était quant à lui attribué au CEO Water Mandate, un projet des Nations unies. D’après la DB, « c’est un club qui réunit des agences de l’ONU, des ONG et des entreprises pour lesquelles l’eau représente la principale matière première. Des entreprises comme Nestlé, Coca Cola ou Dow Chemical en font partie et prétendent ainsi lutter contre la crise de l’eau. Elles ne font en réalité, comme le souligne Ricard Girard de l’Institut Polaris au Canada, "que poursuivre sous le logo de l’ONU leur politique de privatisation de l’eau" », sans tenir compte des normes écologiques et sociales contraignantes.

Etaient nominés

- ROCHE
"La Chine annonce avec fierté que quelque 10 000 opérations de transplantation d’organes ont lieu chaque année dans ses cliniques. Néanmoins, pour des raisons culturelles, ce pays ne compte quasiment pas de donneurs volontaires parmi la population. Dans ce cas, d’où proviennent les organes ? »
- GDF SUEZ
"Malgré l’opposition de la population locale et les critiques virulentes de la société civile brésilienne, péruvienne et bolivienne, le groupe énergétique français GDF Suez participe de manière déterminante à la construction du barrage Jirau sur le Rio Madeira. »
- ROYAL BANK OF CANADA
"Royal Bank of Canada finance l’exploitation du pétrole des sables bitumeux dans l’état d’Alberta. Le pétrole le plus sale de la planète est extrait sur une zone aussi grande que la Suisse et l’Autriche".
- FARNER PR
"Lors de la campagne autour de l’initiative suisse « Pour une interdiction de l’exportation de matériel de guerre », l’agence de relations publiques zurichoise Farner a employé des méthodes dignes de la Guerre froide".
- CIO
"Le Comité International Olympique (CIO), dont le siège est à Lausanne, est une association de grande envergure. Organisé en holding, comme les grandes entreprises, il dispose de moyens et d’une influence considérables".
- ARCELOR MITTAL
"Arcelor Mittal est de loin le plus important producteur d’acier au monde. Le géant de la sidérurgie, qui a racheté il y a quelques années le producteur d’acier Iscor en Afrique du Sud, n’assume pas les responsabilités sociales et environnementales qui sont les siennes".

- Plus d’information sur l’activité de ces entreprises

En 2009, les Public Eye Awards élisaient "l’entreprise la plus irresponsable de l’année" : l’entreprise états-unienne de forage minier Newmont Mining et les Forces motrices bernoises (BKW). Newmont Mining avait reçu également le prix du public. Un prix positif avait salué l’engagement et le courage de deux syndicalistes colombiens.

- Public Eye Awards 2009
- Plus d’infos sur les Public Eye Awards 2009 sur le site d’Adéquations

 Worst EU lobbying award

Organisés par Corporate Europe Observatory, Amis de la Terre Europe, Spinwatch et Lobby Control, le prix du pire lobbying dans l’Union européenne a été lancé le 13 octobre. Près de 8000 votants en ligne ont élu les trois entreprises dans la catégorie Climat (soutenue par Climate Action Network-Europe, Oxfam, World Development Movement) et la catégorie Finances (soutenue par : Attac, World Development Movement)

Les lauréats ont été distingués le 2 décembre 2010 à Bruxelles lors d’une cérémonie.

Il s’agit de RWE (npower), de Goldman Sachs et du groupe lobbyiste dérivé ISDA !

Les nominés 2010

- RWE (et sa filiale npower), géant allemand de l’énergie est nominé pour se prétendre "vert" tout en faisant du lobbying pour continuer à exploiter leurs centrales de production électrique à partir de charbon et de pétrole.

- Goldman Sachs et le groupe de lobbying financiers de produits dérivés ISDA, nominé pour leur lobbying agressif pour défendre leur "armes financières de destruction massive".

- Les lobbies financiers de l’industrie des fonds d’investissement et de couverture AIMA and EVCA, nominés pour leur lobbying visant à bloquer la régulation de la spéculation dans le secteur financier.

- BusinessEurope, nominé pour son lobbying agressif pour bloquer l’action climatique de l’Union européenne tout en prétendant soutenir l’initiative pour la protection du climat.

- Royal Bank of Scotland, nominée pour son lobbying secret à Bruxelles et pour exploiter des contacts internes à la Commission européenne, en engageant comme conseiller le précédent commissaire Günter Verheugen.

- ArcelorMittal, nominé pour son lobbying visant à éviter de payer pour des permis d’émissions de C02 dans le cadre du Schema des émissions commerciales (Emissions Trading Scheme) de l’Union européenne.

- Pour plus d’informations sur les nominés et les lauréats

- Photos de la cérémonie

Pour l’édition 2008 des Worst EU lobbying Award, voir article dans notre rubrique Lobbying

 Les prix Pinocchio du développement durable

Dans le cadre de leur campagne sur la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, les prix Pinocchio du développement durable 2010 seront décernés par les Amis de la Terre, en partenariat avec le CRID, lors d’une cérémonie de remise publique le 9 novembre 2010 à Paris

– Un prix Pinocchio "Droits humains", remis à l’entreprise ayant perpétré les violations les plus graves des droits humains (y compris les droits sociaux, salariaux et sociétaux) parmi les nominés ;
– Un prix Pinocchio "Environnement", remis à l’entreprise ayant généré les impacts environnementaux les plus lourds parmi les nominés ; *
– Un prix Pinocchio "Greenwashing", remis à l’entreprise ayant mené la campagne de communication la plus abusive et trompeuse au regard de ses activités réelles parmi les nominés.

Ces prix ont été décernés par les internautes, sur la base de quatre nominés par prix, qui étaient
- Droits humains : Sodexo, JL Vilgrain, Somdiaa - Sosucam,Orange
- Environnement : GDF-Suez, AXA, Total, Eramet, Alstom
- "Greenwashing" : Crédit Agricole, SNCF Zéro Carbone, Aéroport de Beauvais-Tillé, Renault/Dacia

Les lauréats : Crédit Agricole, qui communique sur le développement durable tout en investissant dans le charbon en Afrique du Sud ; Somdiaa, qui produit de la canne à sucre au Cameroun contre les intérêts des communautés paysannes locales ; Eramet, pour le développement d’une mine de nickel en Indonésie.

- Article dans Bastamag
- Informations sur la politique de ces entreprises

- Plus d’infos sur le site www.prix-pinocchio.org/

Prix 2009

En novembre 2009, les lauréats étaient :
- Bolloré dans la catégorie « droits humains »
- Total dans la catégorie « environnement »
- EDF dans la catégorie « greenwashing ».

Douze entreprises avaient été présélectionnées et 7494 personnes avaient participé au vote par internet.

- Lire le communiqué annonçant les prix

 Prix de la Sirène en colère 2009

Dans le cadre des négociations cruciales de l’ONU sur le climat à Copenhague, un grand Prix de la Sirène en colère a été organisé par Attac Danemark, Corporate Europe Observatory, Focus on the Global South, Les Amis de la Terre International, Oilchange International, Spinwatch, pour "pour montrer le rôle pervers des lobbyistes des multinationales et pour mettre en lumière ces groupes d’affaires et entreprises qui ont fait les efforts les plus considérables pour saboter les négociations climatiques, et les autres mesures relatives au climat, tout en promouvant de fausses solutions, bien souvent profitables".

Le vote par internet était ouvert jusqu’au 13 décembre, pour choisir entre les entreprises suivantes : American Coalition for Clean Coal Electricity (ACCCE), American Petroleum Institute (API), European Chemical Industry Council (CEFIC), International Air Transport Association (IATA), International Emissions Trading Association (IETA), Monsanto and the Round Table on Responsible Soy (RTRS), Royal Dutch Shell, Sasol...

L’entreprise gagnante du Grand Prix de la Sirène en Colère été annoncée le mardi 15 décembre à Copenhague : Monsanto.

Résultats en ligne

 Climate Greenwash Awards 2009

Le Copenhagen Climate Council accueillait officiellement le Sommet mondial des entreprises sur le changement climatique. Le Copenhagen Climate Council a été créé spécialement pour la Conférence des parties 15 (organisée par l’ONU dans le cadre du suivi du Protocole de Kyoto sur le climat) et le Sommet des affaires (Business Summit) par le groupe de réflexion Monday Morning.

Le Copenhagen Climate Council regroupe 30 conseillers, principalement du monde des affaires. Leur vision d’un nouvel accord international sur le climat, en faveur d’un marché mondial du carbone et de pression pour les technologies respectueuses de l’entreprise, figurent dans leur Manifeste.

L’Initiative sur les changements climatiques du Forum économique mondial vise à examiner le rôle des entreprises dans le développement économique et le progrès social. En Mars 2009, il a lancé le Groupe de travail sur la prospérité économique à faible intensité carbonique (Task Force on Low-Carbon Economic Prosperity), qui rassemble des entreprises et des personnalités pour faire pression pour "une forte croissance économique à faible émission de carbone". Les membres du groupe de travail comprennent BP, Shell et Vattenfall, aux côtés du Copenhagen Climate Council et des "experts" tels que Henry Derwent, chef de la direction de l’International Emissions Trading Association (IETA) et Björn Stigson, président du World Business Council for Sustainable Development.

D’après les ONG, le monde des affaires a fait, par le passé, la promotion de fausses solutions à la crise du climat. Lors des discussions aux Nations unies sur le climat, les entreprises ont soutenu le marché du carbone et la compensation comme moyens principaux de réduire les émissions de gaz à effet de serre - moyen leur permettant d’échapper à la réalité des réductions d’émissions. Maintenant, les entreprises veulent un marché mondial du carbone, et un soutien financier pour des technologies soi-disant respectueuses du climat - la capture du carbone et stockage (CCS), l’énergie nucléaire et les agrocarburants. Ces fausses solutions retardent la réduction réelle des émissions.

Jusqu’au 22 mai 2009, on pouvait voter pour les "Climate Greenwash Awards" organisés notamment par Corporate Europe Observatory, ATTAC Danemark, Amis de la terre Danemark, à l’occasion d’une réunion du monde des affaires sur le climat, organisée par le think tank Copenhaguen Climate Council.

Les Green Washing Awards distinguent donc une entreprise particulièrement en pointe sur le "verdissement de [sa] communication". Parmi les nominées : Arcelor Mittal, BP, Dong Energy, REPSOL, Shell, Vattenfall. Vattenfall a remporté le Climate Greenwash Award 2009, avec 38.96% des votes. "Vattenfall est distingué pour sa capacité à présenter des problèmes comme des solutions. Compagnie suédoise d’énergie, Vattenfall se dépeint elle-même comme un champion du climat, tandis qu’elle fait du lobbying pour continuer les affaires comme d’habitude, avec le charbon, le nucléaires et de fausses solutions comme les agro-carburants".

- http://www.climategreenwash.org/

JPEG

.

Haut de page
Accueil | Contact | | Mentions légales | Plan du site | Membres et partenaires