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Histoire, textes et concepts fondamentaux

Réactualisé décembre 2010

Mardi 13 janvier 2009

Ce dossier vise à présenter et faire connaître des textes fondamentaux pour la compréhension du concept de développement et de son lien intrinsèque avec la question des relations Nord-Sud et de la solidarité internationale.


Le concept de développement durable a été mis en discussion à partir du rapport des Nations unies Notre avenir à tous dit rapport Brundtland paru en 1987, puis de la Conférence internationale de Rio en 1992 sur l’environnement et le développement, qui a amorcé une large diffusion publique de cette notion.

Traduit en France par durable, sustainable development a, avant tout, le sens de développement soutenable, c’est-à-dire supportable par les équilibres écologiques et sociaux, c’est-à-dire viable pour les sociétés humaines et pour la biosphère.

La dynamique du développement durable ou soutenable prend en compte l’interaction permanente des différentes dimensions du développement humain, aux niveau local et global, à court et à long terme : progrès social, équilibre écologique, diversité culturelle, viabilité économique. Ces articulations peuvent se représenter de différentes façons, permettant une interprétation et une hierarchisation des composantes du développement durable.

D’après le rapport Brundtland, le développement durable est un mode de développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre les capacités des générations futures à répondre aux leurs. Cette définition est couramment citée, en omettant souvent la phrase qui suit sur la priorité accordée aux besoins essentiels des plus démunis.

L’Agenda 21, stratégie de développement durable fondée sur un ensemble de vingt sept principes, sur l’exigence de solidarité des pays riches en matière d’aide et de transferts de technologies adaptées. Les pays industrialisés sont historiquement les premiers responsables de la dégradation de l’environnement global et du déséquilibre climatique dont les conséquences touchent particulièrement les pays les plus défavorisés, qui n’ont pas les moyens de s’y adapter.

Dès la conférence de Stockholm en 1972, la protection des ressources apparaît un impératif pour tous les pays de la planète, mais sa mise en œuvre ne peut se faire au dépens du développement des plus pauvres – dont la pauvreté est de plus liée à un système économique et commercial mondial de plus en plus inéquitable et déséquilibré. Trente ans, après, l’engagement du Millénaire pour le développement vient confirmer que les objectifs sont loin d’être atteints.

Le clivage Nord/Sud apparaît donc comme un élément central du développement durable depuis le début, même si ces notions deviennent floues : le Sud est divers, il est aussi dans le Nord et le Nord dans le Sud et les équilibres écologiques, économiques et sociaux de la planète sont de plus en plus influencés par les grands pays émergents.

Il reste que le Nord comme le « Sud, ou plutôt les Suds, doivent désormais intégrer l’horizon des risques, des crises climatiques, énergétiques, alimentaires … qui requièrent une mutation profonde des modes de production, de consommation et de commercialisation, mais aussi des relations sociales et politiques.

Le développement durable est-il un moyen de régulation pour préserver l’intérêt général et les biens communs mondiaux ou un avatar du capitalisme financier qui cherche à se maintenir face à des crises de plus en plus aigües ?

Le concept de développement durable est mis à toutes les sauces. Concept souple et polysémique, il finit par tout englober et à s’adapter à des intérêts d’acteurs parfois très divergents. Au moins ce caractère foisonnant témoigne-t-il de la capacité de cette approche à susciter la discussion, voire la critique, notamment des penseurs de la décroissance.

Le développement durable a également produit ou permis de vulgariser des notions importantes, comme celle de l’empreinte écologique, de la dette écologique, de la responsabilité sociétale des entreprises… Il a produit des méthodologies et des indicateurs, ainsi que de nombreuses recherches, comme sur le rôle des écosystèmes.

Depuis le Sommet mondial du développement durable en 2002, la reconnaissance de la culture et de la diversité culturelle comme quatrième composante du DD (voir le schéma d’Adéquations), aboutissant à une convention internationale de la diversité culturelle pourrait permettre une nouvelle évolution du concept et des pratiques de développement durable, en particulier du point de vue des pays non occidentaux.

En 2012, la conférence internationale "Rio + 20" devrait marquer une nouvelle étape importante pour évaluer où en sont le concept et les démarches de développement durable, et comment les Nations unies et les acteurs étatiques et de la société civile se situent, vingt ans après le Sommet de la terre, dans un contexte où les négociations climatiques sont devenues l’axe principal des stratégies de développement durable et des relations Nord-Sud.


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Développement durable, solidarité internationale :
histoire, textes et concepts fondamentaux

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